Articles

Le club des inadapté.e.s

Image
Il y a tout juste 10 ans, je chroniquais sur ce blog (et oui !) le roman de Martin Page : Le club des inadaptés . J'avais été alors très sensible à ce groupe d'ados, évoluant en marge au collège, car différents. Tout change quand l'un du groupe se fait tabasser :  "Ce qu'avait subi Erwan nous renvoyait à notre différence. Ces coups reçus, je les voyais comme un rappel à l'ordre qui nous intimait de cesser d'être différents. Mais paradoxalement, cela nous a donné encore moins envie de faire des efforts pour nous mêler aux autres. Nous sommes devenus encore plus distants. Cela renforcerait sans doute les brimades et les moqueries. Bienvenue dans le cercle vicieux de la vie."(p.22)...."Il semblait que la vie serait toujours difficile. Comme si notre sensibilité et notre fragilité induisaient que nous devions recevoir plus de blessures que les autres" (p. 32). 10 ans plus tard, je découvre la Bande dessinée de Cati Baur , d'après ce roman av...

La bibliothèque de la forêt

Image
Un mois tout juste que la rentrée scolaire a eu lieu mais c'est aussi l'occasion de renouer avec les bonnes habitudes et de reprendre le chemin de la bibliothèque ! J'ai adoré cet album dès sa couverture : La bibliothèque de la forêt est une petite merveille de douceur !  Très peu de texte, juste l'essentiel, tout est dit dans ces illustrations pleine page : un chemin dans une forêt qui mène aux livres....Quel beau symbole !  Et en effet, il y en a dans le creux des troncs d'arbres comme des étagères naturelles, et à chacun des petits animaux d'adopter la posture qui lui convient : en hauteur dans la ramure des arbres, ou dans un hamac, ou sous une tente pour écouter une lecture à haute voix. Tandis que d'autres choisissent l'activité dessin ou le spectacle de marionnettes ! Le tout se finit par la construction d'une cabane de livres. C'est certain, on reviendra demain ! Qu'il est chouette cet album !  Sa simplicité et sa justesse ont touch...

Parallèle : Un simple soupçon / Eden fille de personne

Image
Retour de la chronique Parallèle mais cette fois, non pas entre un roman adulte et un roman ado, mais entre deux romans ados. En effet, tous deux abordent des thématiques sociales contemporaines assez mal connues : le premier,  le placement d'enfants en famille d'accueil du fait de leur surpoids et le second, le marché de la réadoption aux Etats-Unis. Dans l'un et l'autre, ça fait froid dans le dos... Dans un Simple soupçon , Sandrine Beau fait vivre au lecteur la spirale dans laquelle tombe la famille de Jacob. Convoquée par la SCAS (Section du Centre d'Action Sanitaire), elle ne comprend pas. Pas d'excès à la maison mais un suivi médical déjà mis en place car plusieurs enfants sont en surpoids alors qu'une autre a du mal à grossir. La famille va être mise à l'écart de la société, dans une maison spécialement élaborée, leur permettant de reprendre en main la santé de leurs quatre enfants : programme de sport, courses déjà faites, placards qui s'ou...

La-gueule-du-loup

Image
Je ne savais pas à quoi m'attendre en entamant la lecture de ce roman d' Eric Pessan : un thriller ? Une enquête ? Des revenants ? Très vite, l'atmosphère qui s'en dégage m'a un peu angoissée. Comment une maison peut-elle sembler aussi hostile ? Et surtout pourquoi ? Est-ce uniquement l'influence du nom du lieu ? Ou les circonstances qui amplifient tout ? Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur sème le trouble dans l'esprit du lecteur, le perd, et ... Car ce roman est bluffant : sous ses airs d'histoire de forêt sombre, de bruits bizarres, de mystères enfouis,  le sujet est en effet tout autre. Jo, son frère et sa mère s'exilent dans la maison des grands-parents maternels, décédés un an auparavant, sur fond d'héritage mal négocié entre frère et sœur. Début du confinement de mi-mars 2020. Un papa infirmier aux urgences et une peur légitime de transmettre ce virus encore bien inconnu. La route (longue), l'installation (ére...

Dans mon nid !

Image
La lecture du dernier album d' Emile Jadoul est pleine de joie de vivre et de douceur : y  pas à dire ! Il sait vraiment y faire avec le tout-petit ! Dans cette histoire, un petit lapin, en s'étirant, tombe de sa branche au petit matin dans un ...nid occupé par un oiseau, évidemment ! Mais un oiseau un brin possessif et plein d'envies.  Néanmoins, il accepte de partager son cocon douillet contre une partie de foot, de musique,....pas moyen de faire la sieste pour le petit lapin dans ce nid douillet ! L'aventure ne s'arrête pas là puisque ce nid se met à bouger. Je ne dévoilerais pas la fin mais elle est est vraiment épatante ! Les petits lecteurs vont l'adorer et les grands vont adorer la leur faire découvrir. Il y a l'enfance dans cet album : avec ses jeux, ses petits compromis, le partage aussi pas toujours facile à accepter. Et puis cette douceur infinie... Le jeu sur la page fonctionne à plein, les onomatopées aussi, la vivacité des dialogues, les couleu...

J'aurais voulu

Image
Après C'est mon arbre (sur la possession) et Un peu beaucoup (sur l'accumulation), Olivier Tallec étoffe sa série avec ce troisième opus pour notre plus grand plaisir : J'aurais voulu (sur la recherche d'identité). Et franchement quelle tranche de rigolade ! J'ai a-do-ré ! On retrouve cet écureuil toujours en mouvement qui cette fois voudrait être quelqu'un d'autre. Parce que : être un écureuil, c'est vraiment pas le pied ! Il endosse alors tour à tour les attributs des animaux qu'il rencontre dans la forêt avec cette auto-justification qui frise la mauvaise foi et la naïveté cumulées. Ce comique de répétition fait notre bonheur parce qu' on s'y voit en tant qu'humain ! Qui n'a jamais voulu être quelqu'un d'autre ? Avoir la belle couleur de cheveux de son voisin, la prestance de l'autre, et que sais-je encore ? Sauf que souvent la réalité de l'autre est toute autre justement... Les grands yeux de cet écureuil le rende...

La vie en rose de Wil

Image
Lire un roman de Susin Nielsen , c'est toujours se plonger dans une réalité sociale douloureuse vue à travers le regard d'un.e adolescente mais en même temps y trouver une forme d'empathie rare. La vie en rose de Wil n'y échappe pas mais comme toujours, j'ai eu une sorte de pincement au cœur en découvrant cette histoire, teintée d'une sorte de tristesse difficile à évacuer car malgré le positif qui en émane, un fort sentiment de solitude persiste. Wil, 14 ans, est un garçon extrêmement attachant mais si réservé que personne ne le connait vraiment sauf ses deux mamans, Sal, son voisin âgé de 80 ans et Alex, son meilleur ami. Au lycée, il est martyrisé par Tyler et sa bande. Alors quand un séjour linguistique est organisé avec la France, c'est un autre Wil qui va naître, au contact de Charlie, non pas un garçon comme le prénom pourrait l'indiquer, mais le diminutif de Charlotte, une jeune fille parisienne irrésistible d'originalité et dont il va tomber...

Je serai vivante

Image
Lu en juin à sa sortie, j'ai retardé l'écriture de cette chronique. Car ce roman est une déflagration. Il faut à nouveau se rassembler pour y mettre ses mots. C’est aussi un monologue et un dialogue de sourds. Sur une réalité sordide. La jeune fille de ce roman a subi un viol. Elle pensait avoir rendez-vous avec ce garçon qui lui plaisait. A sa surprise, il l’avait invitée. Mais cela s’est terminé au pied du cerisier sous un ciel d'avril dans une violence inouïe et sans cri. Quelque temps plus tard, une autre réalité pas moins sordide : en allant au commissariat porter plainte, elle ne trouve que mépris, préjugés et une autre forme de viol(ence) en face d’elle. Ce qui la déstabilise, la fait bafouiller, lui fait perdre pied, la dédouble une fois encore en revisitant ses flashs. Car les questions de l'officier en face d'elle sont si orientées, si dénuées de toute empathie, si narquoises, si terrifiantes elles aussi. Le lecteur suit donc impuissant à la fois le récit ...

Même pas en rêve !

Image
Pour Pascaline, la petite chauve-souris de cette histoire, il est l'heure de se confronter pour la première fois à l'école....mais ça, elle ne l'envisage pas du tout au contraire de la cohorte d’animaux qui y file bien sagement. Le pouvoir de persuasion de ses parents trouve vite ses limites. Pascaline se fâche et lance ce cri tonitruant : " MÊME PAS EN RÊVE ! ", si tonitruant que ses parents, étant sous sa trajectoire, en rapetissent ! C'est le déclencheur : ni une ni deux, elle prend ses parents minuscules sous ses deux ailes et en route pour l'école ! Suivent des scènes de découvertes des moments de l'école : le chant, l'heure de vol (!), la cantine, la sieste, l'heure des parents....sans parents pour Pascaline, évidemment ! Cette journée fût si réussie que ses parents expriment le souhait d'y retourner le lendemain et devinez quoi ? "Même pas en rêve ! "(mais moins tonitruant) leur dit leur fille car c'est décidé, elle y r...

Merveilleux

Image
En cette rentrée scolaire, pas de chronique d'un livre sur le sujet ici mais plutôt un bien joli album sur l'estime de soi, et ce, dès le plus jeune âge. Cela fait longtemps que je suis le travail de Gay Wegerif car j'aime son approche minimaliste mais si parlante. Je lis très souvent ses albums aux tout-petits et celui-ci n'a pas fait exception. Il a remporté un vif succès auprès des enfants mais aussi des adultes présents. Et ça, c'est le signe qu'il sait s'adresser à tous ! Dans " m e r v e i l l e u x ", il s'agit de formes peintes d'un coup de pinceau sur la page mais elles prennent vie sur la page suivante de façon très figurative : un cheval, un poisson, un lapin, un oiseau, un papillon, autant d'individualités qui prennent corps dans des tons très colorés et un enthousiasme communicatif au son du mot merveilleux. Car tous le sont !  C'est un album qui reconnait chacun dans sa singularité mais aussi au sein du groupe. Plein d...

Lecture d'été #10 : Un thé avec Grace Kelly-Série Broadway Limited

Image
Quel délice que de retrouver les pensionnaires de la pension Giboulée !  La pension Giboulée est tenue par Artemisia Merle et sa sœur Céleste, dans laquelle déboule un jeune boursier français Jocelyn Brouillard. La pension n'accueille que des jeunes filles mais il y a eu malentendu avec son prénom, pris pour celui d'une fille.  Heureusement il joue bien du piano et il va être accepté dans le petit studio situé au sous-sol de la pension. Il va alors découvrir l'american way of life à travers les 6 jeunes filles venant de toute l'Amérique pour faire fortune dans le show-biz et occupant la pension : partage de salle de bains, courir après les cachets, surmonter les déceptions amoureuses, jouer au poker, arrondir les fins de mois avec des petits boulots, voici pour planter le décor. J'avoue avoir eu un peu de mal au début  à me remémorer où en étaient les personnages par rapport aux deux tomes précédents, mais j'ai raccroché le wagon de la vie plutôt virevoltante e...

Lecture d'été #9 : Sous ta peau, le feu

Image
Le dernier roman de Séverine Vidal nous transporte en 1764, en pleine épidémie de variole : le masque, lavage des mains et distanciation sont déjà de rigueur pour se protéger. Ange accompagne son père médecin au chevet des malades, même si c'est interdit. Un secret bien gardé. C'est ainsi qu'ils vont être appelés par la comtesse Isabeau de Montagu, qui a perdu son mari et tous ses enfants, sauf sa fille Esmée. Elle n'a qu'une idée en tête : lui faire inoculer la maladie pour la sauver. Mais convaincre le médecin ne va pas être si facile. Entre Ange et Esmée, c'est le coup de foudre. Le feu n'est peut-être pas celui qu'on croit dans cette histoire... Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne lâche pas ce roman ! Le lecteur apprend déjà une foule de choses sur cette maladie et cela permet un parallèle intéressant avec la crise sanitaire actuelle. C'est aussi une histoire sur la tolérance et l’obscurantisme de l'époque, dont la coexiste...

Lecture d'été #8 : Ma PAL de vacances

Image
    Des livres achetés/reçus/empruntés-Certains déjà lus/ D'autres à lire sur mon lieu de vacances pour les 15 jours à venir   Ogresse : pas tellement aimé...(J'ai pas bien compris...). Jeanne Dieu, le diable et les autres : adoré ! (Quel rythme !). Signé poète X : vraiment fort bien (On entre direct dedans).   J'emporte les autres...Des avis à mon retour...ou pas...selon l'envie du moment !   *BLOG EN VACANCES !*

Lecture d'été #7 : Les romans à gratter !

Image
Comment occuper les enfants en vacances ? Qu'il fasse chaud, qu'il vente, qu'il pleuve, les livres sont de merveilleux compagnons ! Et voici un nouveau concept développé par les Editions Magnard jeunesse : LES ROMANS A GRATTER ! Il fallait y penser d'allier lecture et jeu dans un format hyper agréable à lire, avec des illustrations colorées en bi-chromie et hyper-dynamiques, qui apostrophent aussi le jeune lecteur. Des auteurs.trices connu.e.s ont prêté leur plume pour ces deux premières aventures pleines de rebondissements : le grattage est drôlement facile, on en met pas plein partout et on peut aussi s'amuser à deviner la suite de l'histoire. Des textes courts et haletants,  tout pour amener le plus réfractaire des lecteurs à aller au bout ! Ciblée pour les 7-9 ans, cette collection se veut une passerelle entre la première lecture et le roman. A la fin, 10 pages de jeux complètent le dispositif. Un sacré bonus ! Entre S uper détectives et Les jumeaux d’Égypt...

Lectures d'été #6: Anne de Green Gables-Anne d'Avonléa

Image
Quelles pépites ! Deux premiers tomes édités en France, grâce au travail remarquable des Éditions Monsieur Toussaint Louverture : grain du papier, reliure, brillance et beauté des couvertures, le lecteur tient en ses mains de très beaux objets qu'il est vraiment agréable de soupeser. Comme de belles promesses. Et c'est largement le cas. J'ai adoré rencontrer cette héroïne Anne, dont le patronyme est celui de lieu où elle grandit, cette province sauvage de Nouvelle Écosse, dans le village d'Avonléa, dans la ferme de Green Gables, adoptée à l'âge de 12 ans par un couple de frère et sœur, fermiers, au cœur grand comme le monde. Le lecteur suit donc Anne au fil des années, dans son éducation stricte mais aussi pleine de bon sens, dans ses interactions avec les autres habitants, dans sa faculté à embellir tout ce qu'elle touche grâce à une imagination plus que débordante et l'amour des mots. C'est aussi la chronique d'une communauté vivant dans une nature...

Lecture d'été #5 : Un été avec Albert

Image
Un nouveau roman de Marie Pavlenko ? Non, ça ne se refuse pas. Je pense les avoir tous lus et elle arrive à la fois à rester fidèle à ses thèmes de prédilection et à se renouveler. Dans "Un été avec Albert", seulement 211 pages mais un concentré de suspense qui relève à la fois du fantastique et du thriller. Carrément. Le bac en poche, Soledad rêvait de vacances d'été entre potes. Sauf que la séparation de ses parents va tout bousculer. Son père l'envoie chez sa grand-mère dans les Pyrénées, dans un trou perdu. Elle va pourtant savourer peu à peu ce retour aux sources, prendre conscience de l'immense solitude de cette grand-mère dont elle s'est éloignée à l'adolescence. Des évènements plutôt terrifiants vont survenir au cœur de cet été qui vont mettre à mal la tranquillité du lieu. Et surtout il y a Albert. Je ne dirais pas qui il est. Surtout pas.  Cette dimension fantastique donnée au récit m'a vraiment emballée. La confiance de la grand-mère en Al...

Lecture d'été #4 : Comment mettre une baleine dans une valise ?

Image
Mais oui, tiens donc, quelle excellente question :  comment donc faire entrer une baleine dans une valise ? On pourrait penser à nos valises de vacanciers rencontrant ce souci hautement métaphysique à chaque départ. Sauf que Guridi , fidèle à son approche, propose ici un album bien plus subtil avec une métaphore qui au fur et à mesure que vous avancez dans la lecture, vous ouvre les yeux sur une réalité qui n'est pas celle de vacances choisies mais celle d'un long voyage sans retour. Celle de l'exode. Celle des migrants.  La "pirouette" utilisée est d'une force incroyable : c'est immense une baleine et c'est toujours trop petit une valise pour un voyage dont on ne reviendra pas. Il faut tout emporter. Toute sa vie. Ne pas y renoncer. Car c'est tout ce qu'il vous reste. Comme la baleine, le lecteur retient son souffle quand il comprend l'enjeu. Mais le plus fort, vraiment plus fort que Guridi arrive ici à faire passer, c'est la multiplic...

Lecture d'été #3 : Océano

Image
Alors que Partir en livre 2021 bat son plein sur la thématique de "Mer et merveilles" du 30 juin au 25 juillet, voici un livre pop-up qui célèbre la mer dans une conception fort originale. Anouck Boisrobert et Louis Rigaud ont vraiment un savoir-faire incontestable en la matière ! Ici le bateau Océano part pour une grande expédition autour du monde : l'occasion de découvrir la mer dans tous ses paysages. Le bleu infini de son horizon, la blanche banquise, la noirceur de la tempête, la beauté préservée des coraux des mers chaudes. Le plus de cet album est sa conception puisque le lecteur est à la fois spectateur du dessus et du dessous dans un savant montage de pliages et de reliefs. Et c'est absolument magique cette immersion ! Des couleurs et des mouvements qui nous disent l'infinie richesse et la beauté fragile de la mer. Une multitude de détails sont à observer au fil de l'histoire et cela passionne les enfants auxquels j'ai eu l'occasion  de le ...

Lecture d'été #2 : Esther Andersen

Image
Il est un pays dont il semblerait que Timothée de Fombelle ne soit pas revenu et tant mieux pour ses lecteurs auxquels il permet de replonger dans la pureté cristalline du pays de l'enfance. En particulier dans des souvenirs d'enfance de vacances. Les meilleurs.  Prendre le train et aller chez l'oncle Angelo. Retrouver les habitudes faites de ces petits riens enchanteurs et dont le caractère immuable revêt presque le domaine du sacré.  Chaque année apporte son lot de retrouvailles pour ce jeune garçon mais ce qu'il ne perçoit pas encore, c'est qu'il grandit et ouvre le spectre de ses découvertes. Jusqu'à rencontrer la mer. Et aussi la jeune fille qui donne le titre à cet album. Un nom aux sonorités de pas d'ici. D'un ailleurs. Ou de plusieurs même. Il ne sait plus très bien mais ce n'est pas grave puisqu'elle est là. Comme un trésor fragile. Son trésor. Sans doute le vrai premier véritable trésor. Mais aussi son secret. Un secret que l'on...

Lecture d'été #1 : idylle

Image
Voici un objet livresque d'une beauté sonore et d'une pureté graphique qui touchent en plein cœur !  Un titre aux sens multiples, fort bien définis en page d'exergue,  avec ce mot idylle qui chante aux oreilles,  et un écrin de papier relié d'un fil rouge pour ces aquarelles incroyablement champêtres et ces mots d'une poésie si douce. Il et Elle.  Tout les sépare et pourtant... L'une a des ailes et l'autre vit dans l'eau. Sous la lune, autour d'une tasse de thé, ils scellent cet amour d'île et d'ailes.  A la fois tendre, précieux, virevoltant, bucolique, cet objet- et je ne veux pas dire livre tant il se range pour moi du côté de l'artistique-chante, plonge, enchante et ouvre des perspectives à la fois secrètes et universelles.  Chaque lecture renouvelle cette émotion de légèreté, de profondeur et de fraicheur mêlées : le lire à haute voix lui donne une dimension musicale certaine. La voix silencieuse lui confère une dimension intérioris...