Articles

Méli-Noël #1 : Compter, couleurs, contraires, formes et moi !

Image
  Voici un imagier à la richesse graphique joyeuse qui en met plein les yeux ! Je suis le travail de Ingela P. Arrhenius depuis longtemps et j'aime toujours autant ses propositions à la fois modernes et intemporelles ! De quoi réunir les générations... Il s'agit ici d'un imagier qui aborde les chiffres, les couleurs, les contraires, les formes, le corps pour représenter le petit lecteur. Les imagiers ont toujours le vent en poupe !  Ils permettent à l'enfant d’observer le monde qui l'entoure, d'acquérir du vocabulaire tout en s'amusant ! C'est largement le cas ici puisque, outre les couleurs toniques, l'album est conçu avec un pop-up au centre de chaque page et des flaps à ouvrir pour découvrir des notions cachées.  Il est donc beaucoup plus riche que ce qu'il laisse entrevoir à première vue. Très bien conçu, avec un aspect visuel enchanteur, voici un cadeau idéal à glisser sous le sapin pour les petites mains avides de découvertes mais aussi pou

Droits de l'enfant#7 : #boucledor- S'unir c'est se mélanger-Le petit chaperon voit rouge

Image
 "J'ai le droit à la protection de ma vie privée." "J'ai le droit d'avoir mon avis et de l'exprimer."   Une petit pirouette pour illustrer le droit à la vie privée puisque c'est carrément un enfant qui ne l'exerce pas,  et qui va en être sensibilisé à travers cette adaptation du conte de Boucle d'or à la mode #numérique. De son portable, une petite fille s'amuse à poster tout et n'importe quoi sur les réseaux sociaux  et c'est la course effrénée aux likes et au buzz ! Pour ce faire, elle va se mettre en situation "en live" dans la maison des 3 ours qui ne sont pas contents du tout, mais alors pas du tout de tout le bazar qu'elle a pu faire ! Pour réparer, elle est punie.... La morale de l'histoire : " Avant de poster un message, réfléchis !" Je trouve que le fait que ce soit un enfant qui est pris à ce piège multiplie davantage l'effet du message !  Les illustrations de Tony Ross sont décoiffant

Droits de l'enfant #6 : Tous les enfants ont droit à la culture

Image
  "J'ai le droit à l'éducation." "J'ai le droit aux loisirs". Cet album magnifique, paru aux éditions Rue du Monde en 2019, est parfait pour aborder ces deux droits de l'enfant.   Il part de la naissance du tout-petit s'imprégnant des émotions liées à son lieu de naissance, à sa culture. mais en grandissant vient l'envie d'élargir son horizon en se nourrissant des autres cultures, de l'histoire du monde, des arts au sens large : peinture, musique, danse, théâtre, lecture,...  Car sans ces nourritures culturelles, pas de partage, pas de joie, pas de découvertes, pas de sentiment d'appartenir au monde. Le mot "culture" ici est splendide : une ronde joyeuse l'entoure de mille facettes, toutes aussi nourrissantes que celles dont nous avons besoin physiologiquement.  Le texte d' Alain Serres est d'une poésie rassurante et les illustrations d' Aurélia Fronty sont colorées et vives.  On s'y sent bien dans

Droits de l'enfant #5 : Déclaration universelle des droits de l'enfant illustrée

Image
Ce 20 novembre célèbre le 31ème anniversaire de la Convention Internationale des droits de l'enfant.   Et quoi de mieux que  ce magnifique album illustré par un collectif de 30 artistes pour la présenter ? Trois parties dans cet album : 1. Les 42 articles de la Convention sont énoncés page de gauche, dans un texte adapté pour les enfants à partir de 10 ans,  et illustrés page de droite. A chaque fois, l'illustration invite à se plonger dans un univers différent, ce qui donne une force extraordinaire au texte.   2. Le texte intégral de la Convention est donné à lire en "brut".   3. Une biographie de chaque artiste est présentée, ce qui donne corps d'humanité à leur travail artistique (et j'en ai découvert une bonne partie).    L'illustration de couverture est de Rebecca Dautremer et la quatrième d'Amandine Piu.   Un texte si méconnu ! Cet album va permettre aux adultes et aux enfants de mieux connaitre leurs droits et ainsi de mieux les respecter.

Droits de l'enfant #4 : La petite casserole d'Anatole

Image
"J'ai le droit d'être protégé de la discrimination." Pour illustrer ce droit capital des enfants, cet album m'est de suite venue à l'idée. Car je n'ai jamais rien lu d'aussi juste et d'aussi bien amené sur la question du handicap (au sens large) et de la discrimination qui en découle. Publié en 2009, il relate donc l'histoire d'Anatole, encombré de sa petite casserole qu'il traine partout comme un boulet et l'empêche de vivre pleinement. Il se démène pour surmonter les difficultés mais se décourage face au peu de résultats qu'il obtient mais surtout face à l'exclusion dans lequel ce handicap le jette. L'espoir arrive avec l'aide d'une dame qui va lui montrer comment faire avec sa petite casserole, mais surtout cette bienveillance va lui permettre de changer le regard des autres. La symbolique du petit sac en bandoulière qu'elle lui offre pour y mettre sa casserole est magnifique d'autonomie acquise. Anato

Droits de l'enfant #3 : Touche pas à mon corps, Tatie Jacotte !

Image
  "J'ai le droit d'être protégé de la violence." Publié pour la première fois en 1999, je me réjouis que cet album soit réédité en 2020 !  "Ce matin, une dame est venue à l'école pour nous apprendre une chose importante.  Elle nous a appris que mon corps est mon corps..." S'il y a bien une violence intolérable, c'est bien celle qui touche à l'intégrité physique des enfants. La petite fille de cette histoire ne cache pas son aversion pour Tatie Jacotte. Elle ne l'embrasse pas, elle lui mord le cou. Et ça la dégoûte. Encore plus ce chantage à l'héritage de la maison et à l'argent donné à chaque visite. Mais la petite fille applique à la lettre et avec une détermination désarmante cette phrase : Mon corps est mon corps. Quitte à provoquer la colère de sa maman mais qui va bien finir par se rendre compte, avec l'aide du papa, que le corps d'un enfant lui appartient. Effectivement. Les illustrations de Stéphane Poulin sont pa

Portrait de bibliothécaire

Image
  Il y a des rencontres dans sa vie professionnelle qui arrive à point nommé : celle avec Marie de l'agence COMJ (Agence spécialisée en édition jeunesse) est de celle-là. Elle m'a proposé il y a peu de participer à leur série de Portraits de métiers du livre (libraires et bibliothécaires). En ces temps difficiles, c'est un vrai soutien, une reconnaissance de nos métiers "de petites fourmis qui ne passent pas leur temps à lire" en plus des ressources mises à disposition par l’agence par le biais de partenariats avec les éditeurs.  Le voici ! Et ma chronique du roman N.E.O de Michel Bussi. Mille mercis Marie et à tes collègues de l'agence ! Ce fut un grand plaisir que de répondre aux questions, un vrai recul sur sa pratique après un an de mise en route d'une nouvelle structure en milieu rural.