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Le goût du baiser

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C'est une collection que j'avais envie de découvrir depuis longtemps et ce roman est arrivé dans ma boîte aux lettres grâce au Green Swap organisé par le blog collectif A l'Ombre du Grand Arbre dont je fais partie, et ce par l'entremise d'une nouvelle recrue : LIRALOIN. C'est un véritable Hot Swap que j'ai reçu !
Une collection "L'Ardeur" qui ose aborder la sexualité, le désir et le fantasme à une période où le corps adolescent se métamorphose et s'ouvre aux sens.
Dans le Goût du baiser, Camille Emmanuelle a réussi un double objectif : celui de parler des sens en l'absence de deux d'entre eux et l'éveil à la sensualité et à l'acte sexuel.
Aurore, en première, a perdu le goût et l'odorat à la suite d'un bête accident de vélo. Elle cache ce handicap invisible mais sent bien qu'il va lui pourrir la vie, surtout quand Antoine, un garçon sur lequel elle fantasme, s’intéresse enfin à elle. Mais il y a des rencontres qu&#…

Deux fleurs en hiver

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Il y a des rencontres qui sont comme des évidences. D'un côté Capucine qui a décidé de faire son stage d'aide-soignante en Ehpad. Elle espère y confirmer sa vocation...ou pas. Signe particulier de  Capucine : elle change de couleur de perruque selon son humeur et elle assume. Y aurait-il un secret derrière ? Et de l'autre Violette, qui arrive à l'Ehpad, déboussolée dans ses habitudes, sans son chat, avec l'impression que son fils la case là pour être tranquille, même si elle comprend qu'il se fait du souci pour elle.
Leur rencontre, au fil des jours, va sceller un lien humain puissant entre elles, que les années séparent pourtant mais que la sensibilité rejoint. Elles vont s'épauler, se confier, se faire grandir. Et emmener les autres dans leur ronde.
Un roman splendide ! 
Delphine Pessin a su y insuffler un véritable vent d'humanité sans pour autant occulter les soucis des uns et des autres : le handicap, la maladie, la vieillesse, la peur de la solitude, le…

Il est encore temps !

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Dans ce roman, Jean-Philippe Blondel s'empare d'un sujet d'actualité : celui du changement climatique. Mais il le fait à travers un récit engagé et d'une prise de conscience de la jeunesse.
Son héroïne, Lou, lycéenne sans histoires, plutôt discrète.  C'est à la fin de son année de troisième que ça a commencé.  Un malaise diffus qui s'est transformé en une véritable angoisse.
"A quoi bon ?" Ces trois mots. Oui, à quoi bon poursuivre ses études si c'est pour vivre dans un monde étouffant, où l'être humain va griller sur ses deux jambes et disparaître. Carrément ! Lou a cette conscience-là, très vive et ça s'appelle la peur de l'avenir. Et puis dans sa petite ville de Province, c'est mort déjà.
C'est sa rencontre avec une vidéo de Greta Thunberg au lycée qui va tout déclencher. Elle s'aperçoit qu'elle n'est plus seule. Que d'autres jeunes dans le monde agissent. Elle va se mettre en tête avec deux camarades d'organis…

Allers-Retours

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Voici un album sans texte d'une force incroyable : la migration vue de celui qui fait le trajet, se faisant tout petit, portant le strict minimum avec lui, le peu qui lui reste de sa vie. Un chemin labyrinthique l'attend, une longue marche faite de portes fermées, dérobées, mais surtout d'indifférence absolue et de déni de son humanité.
Ce chemin-là est très bien rendu dans la succession d'images  : le lecteur y étouffe lui aussi, n'en voit pas la sortie mais en fait, il n'y en a pas. C'est un éternel recommencement. Le refoulement et la conduite au point de départ et toujours reprendre la route.

Il s'agit du premier album de Nina le Comte et franchement, quelle réussite dans cette narration ! La douceur et la profondeur des coloris tranchent avec la ténacité et le désespoir de cette marche sans fin et sans issue. Le titre au pluriel dit bien ce qui se joue.
Trouver une terre d'accueil est un parcours du combattant. Pourquoi rendons-nous cela encore po…

Le grand lit de Léon

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C'est toujours une étape importante dans la vie d'un petit que de troquer son petit lit pour un grand ! Quelle fête pour Léon !
Mais ça se complique un peu quand ça se passe dans une fratrie : le petit frère Marcel hérite lui du petit lit de Léon et la jalousie n'est pas loin de montrer le bout de son nez....Quand on trouve que grandir, ça ne va pas assez vite, c'est dur !
Sauf que l'arrivée de la nuit va quelque peu changer la donne : c'est grand un grand lit et c'est trop petit un petit lit ! Les deux frères vont alors trouver une solution qui va très  bien leur convenir....
J'aime le regard toujours juste d'Emile Jadoul sur le quotidien des petits.  
C'est tendre et doux, y compris dans les coloris et les illustrations : il arrive à mettre du relief sur des dessins à plat. Comme c'est ingénieux ce procédé de montrer les deux chambres des deux pingouins en vis-à-vis sur chaque page ! Le va-et-vient des yeux sur ce qui s'y joue donne parfait…

A coeur ouvert

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Avisez cette magnifique couverture signée Germain Barthélémy !
Quelques indices : un corbeau, une caravane, des flots tempétueux, un vieil homme et un enfant....
Quand on entre dans cette lecture, on découvre un roman d'aventures à plusieurs voix et quatre mains pour l'écrire : Marie-France Zérolo et Elisabeth Benoit-Morelli (il se trouve que je la connais, elle a fait partie du blog collectif A l'Ombre du Grand Arbre, elle a une plume épatante sur son blog Le Cabas de Za, alors, c'est avec émotion que j'ai abordé cette lecture !).
J'aime assez ce procédé de construction : l'histoire se monte peu à peu avec les personnages, le lecteur a alors une place privilégiée, presque le don d'ubiquité.
Dans cette histoire, c'est un corbeau un peu bavard qui fait le lien : car oui, il parle ! 
Il y a Boris, le vieux monsieur qui en pince pour sa voisine Jeanne, Chilpéric un jeune garçon bavard lui aussi et un peu aventureux et les habitants de la caravane, assez éni…

Le chant du phare

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Mais que pouvait bien attendre ce gardien de phare quelque peu farfelu ? Un phare sans mer, construit en pleine lande dans la Creuse, par son gardien imperturbable.
Les commérages des villageois le taxant de fou et de dérangé. A vrai dire, le lecteur s'interroge aussi mais il perçoit autre chose entre les lignes...
Mais il est des souffrances qu'il faut affronter de plein fouet, comme une tempête. 

Car un phare donne le cap, éclaire dans la nuit les naufragés. 

Mais il est des naufragés qui s'y réfugient pour se donner leur propre cap.
Voici un album d'Alizée Montois qui aborde le deuil d'une façon pour le moins inattendue. 
Mais belle et aussi triste.
Les coloris employés, du noir, du gris, du vert olive et une touche de bleu apportent une réelle unité. Du symbolisme aussi à décrypter.
La fin m'a cueillie, y compris lors de mes lectures suivantes. Je ne la dévoilerai pas ici. Car il est des souffrances qui vous engloutissent tout entier ou vous libèrent. Et la force de …