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Affichage des articles associés au libellé Romans adolescents

Les longueurs

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A l’image de cette corde, ce roman est un nœud de souffrances endurées par Alice. Celle qui relate a 15 ans et elle revient par flash-backs sur ce qu’est devenu sa vie depuis l’âge de 8 ans. La banalité d’une séparation de ses parents : un père peu concerné parti refaire sa vie Outre-Atlantique, et une mère, présente. Les liens subsistent avec leur fille mais d’une manière différente. Cette fusion mère-fille va être bouleversée par l’arrivée de Georges, dit Mondjo, un ancien ami de la mère que le père n’a jamais apprécié. Peu à peu, il va tisser sa toile sur Alice et sa mère, quoique d’une autre façon avec elle. Une emprise qui va permettre le terreau idéal de ses pulsions sexuelles : attouchements à 8 ans, viols dès 10 ans, et à 15 ans le dégoût d’une jeune fille devenue femme de cet homme et dont la peur qu’il lui inspire la paralyse pour parler et dénoncer. Entraîneur sportif de son club d’escalade, nouveau compagnon de sa mère, il a le champ libre pour agir à sa guis...

Plus jamais petite

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Lucie raconte. Seule sur un banc. Face à la maison d’arrêt. Il lui faut rassembler son courage : mais s’agit-il seulement de courage dans ce qu’elle s’apprête à vivre ? Son père est en prison. Cette confrontation, elle l’a voulue mais elle la redoute immensément. Ce père condamné pour le mal qu’il lui a fait va -t-il être digne de sa souffrance à elle ? Est-ce que cela va la libérer, elle ? Car de lui, elle s’en fiche. Il le mérite. Elle fait donc les questions-réponses, imagine les scenarii, les attitudes, recule, avance. Elle est d’abord face à elle-même. Dans une construction implacable, Séverine Vidal excelle à faire entrer le lecteur dans ce labyrinthe d’émotions intenses et contradictoires d’une jeune fille qui a vécu le tabou extrême mais qui tient aussi à affronter son bourreau. Comme une ultime victoire sur son avenir. Pour se donner des ailes. "Plus jamais petite". Pas de descriptions crues dans ce roman mais un focus rarement aussi bien analysé sur les ravages de t...

La vie en rose de Wil

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Lire un roman de Susin Nielsen , c'est toujours se plonger dans une réalité sociale douloureuse vue à travers le regard d'un.e adolescente mais en même temps y trouver une forme d'empathie rare. La vie en rose de Wil n'y échappe pas mais comme toujours, j'ai eu une sorte de pincement au cœur en découvrant cette histoire, teintée d'une sorte de tristesse difficile à évacuer car malgré le positif qui en émane, un fort sentiment de solitude persiste. Wil, 14 ans, est un garçon extrêmement attachant mais si réservé que personne ne le connait vraiment sauf ses deux mamans, Sal, son voisin âgé de 80 ans et Alex, son meilleur ami. Au lycée, il est martyrisé par Tyler et sa bande. Alors quand un séjour linguistique est organisé avec la France, c'est un autre Wil qui va naître, au contact de Charlie, non pas un garçon comme le prénom pourrait l'indiquer, mais le diminutif de Charlotte, une jeune fille parisienne irrésistible d'originalité et dont il va tomber...

Je serai vivante

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Lu en juin à sa sortie, j'ai retardé l'écriture de cette chronique. Car ce roman est une déflagration. Il faut à nouveau se rassembler pour y mettre ses mots. C’est aussi un monologue et un dialogue de sourds. Sur une réalité sordide. La jeune fille de ce roman a subi un viol. Elle pensait avoir rendez-vous avec ce garçon qui lui plaisait. A sa surprise, il l’avait invitée. Mais cela s’est terminé au pied du cerisier sous un ciel d'avril dans une violence inouïe et sans cri. Quelque temps plus tard, une autre réalité pas moins sordide : en allant au commissariat porter plainte, elle ne trouve que mépris, préjugés et une autre forme de viol(ence) en face d’elle. Ce qui la déstabilise, la fait bafouiller, lui fait perdre pied, la dédouble une fois encore en revisitant ses flashs. Car les questions de l'officier en face d'elle sont si orientées, si dénuées de toute empathie, si narquoises, si terrifiantes elles aussi. Le lecteur suit donc impuissant à la fois le récit ...

Tu reverras ton frère

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Titre de la nouvelle collection "Court toujours" * chez Nathan , "Tu reverras ton frère" de Séverine Vidal porte bien son nom à la fois dans le titre et la collection. Course menée tambour battant, voici une lecture qui s'avale en une heure tant le rythme vous emporte. Une construction en regard sur deux périodes : 2011 et 2021.  2011 avec la disparition du petit frère Jules, emmené par sa mère du jour au lendemain, suite à la séparation des parents. Les deux grandes sœurs Billie et Ava, qui vivent avec leur mère d'un premier mariage, sont sous le choc, leur père commun à eux trois ne vit plus sous l'effet de cette nouvelle. 2021 : c'est un bonnet aperçu sur le quai du tram à Bordeaux par Billie et un flash. La tête dedans pourrait être bien celle de Jules. Renait alors l'espoir pour la famille de le serrer à nouveau dans leurs bras ?  Savamment construit, avec les souvenirs, les manques, les peurs, les doutes et cet espoir qui ébranle à nouvea...

Sous un ciel d'or

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1929. Le lecteur est transporté dans les Cornouailles dans un petit village modeste, dans lequel trône un château abandonné sur son île , celui de la famille Cardew. Frappée de malheurs, elle appartient désormais aux deux enfants Robert le fils et Caitlin la fille. Lou, jeune fille du village, s'y aventure pour lire et écrire en croquant les pommes du verger. Mais un été, la maison reprend vie lors de fêtes somptueuses et Lou, invitée, va y découvrir un monde de fastes, de paillettes, de dialogues superficiels, de secrets, de trahisons, de révélations, d'apparences, à mille lieux de la vie simple et bohème de sa propre famille. Je n'en dirais pas plus mais j'ai aimé voir évoluer cette jeune femme dans ce milieu aristocratique et j'avoue qu'elle m'a impressionnée par sa faculté à s'y mouvoir tout en gardant sa fraicheur.  Elle s'interroge aussi sur son avenir : de quoi a-t-elle envie ? Rester au village et se marier comme sa sœur ou prendre un autre e...

Le cercueil à roulettes

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On pourrait croire que ce roman est d'une tristesse sans fond. Oui, d'un certain côté, il l'est. Perdre sa maman d'une longue maladie à 15 ans, non, on ne le souhaite à personne. Gabriel, confié à la sœur de sa maman Myriam, est plein de colère. De silence aussi. Mais il ne peut accepter que sa maman soit enterrée à côté de son père qui les a abandonnés. C'est pourtant son souhait et il le refuse. Germe alors en lui une idée folle : celle du cercueil à roulettes. A travers ce road-trip, il veut rendre hommage à la fantaisie de sa maman en lui trouvant un endroit où reposer qui soit digne de ce qu'elle lui a transmis. Outch ! Qu'il est beau ce roman ! Alexandre Chardin , une fois de plus, montre toute l'étendue de sa sensiblité à la fois dans l'écriture mais aussi dans sa façon d'aborder l'être humain. Car Gabriel va faire des rencontres : des mauvaises (mais pas trop finalement) mais surtout des magnifiques, des surprenantes, d...

Jusqu'ici tout va bien

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J'avoue que ce titre m'a un peu "perturbée" pour avoir beaucoup aimé un autre roman du même titre à une virgule près. J'aime l'écriture de Marie Colot : juste, concise, efficace. Ce récit lui permet aisément de mettre à profit toutes ces qualités. Mais je trouve que ce récit la hisse à un autre niveau. Elle fait entrer le lecteur dans la tête d'un jeune délinquant de 15 ans vivant dans une cité avec son lot de petits trafics (surtout de drogue et de vols à la tire). 24h : c'est le temps qu'il lui faut pour raconter cette journée remplie de péripéties en cascade. Il faut dire que Jozef n'en manque pas une !  Le lecteur suit ses déboires, ses questions-réponses, sa souffrance, ses élans, sa tendresse aussi, ses calculs, ses misères, les pièges qu'il s'est parfois tendu lui-même. Il en rit parfois, a envie de lui dire "stop !", devient grave souvent. Et puis surtout, on découvre grandeur nature la vie dans l...

Keep hope

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C'est dans Sept jours pour survivre que j'ai fait la connaissance du duo de policiers canadiens Valérie Lavigne et Gautier Saint-James. Un duo de choc ! Seulement la première a décidé de décrocher depuis deux ans, se rendant compte que les enquêtes au sujet d'enfants disparus devenaient trop douloureuses pour elle. Il faut dire qu'elle y mettait tant d'investissement !  Dès les premières pages, le lecteur la retrouve dans sa nouvelle vie : son potager, son chat, son boulot de serveuse semblent lui convenir. Mais le regard croisé d'une jeune fille dans une station-service la trouble plus qu'il n'en faut. Son instinct se réveille. Elle est quasi-certaine que ces yeux-là, elle les a déjà vus. Au fil des jours, elle redevient absente à elle-même et décide alors de renouer avec son ancien collègue, qui accepte aussitôt de l'aider. Dans le même temps, une autre histoire : celle de Hope, la jeune fille croisée en question. Elle est avec son père...

Double faute

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Ludovic et Ulysse sont frères. Depuis l'âge de 4 ans, et sous l'entraînement intensif de leur père, ils font du tennis et très vite, ils remportent des compétitions de haut niveau. Mais très vite aussi la rivalité s'accentue entre eux deux, attisée par un père manipulateur, violent et excessif. Une famille plus que bancale. Les blessures arrivent aussi pour l'un et l'autre : Ulysse, le plus jeune, annonce qu'il arrête ce sport et il se consacre à ses études littéraires avec un plaisir évident. Ludo, lui, continue jusqu'à l'accident sur un court .... Ce récit, non, ce n'est pas seulement sur la pression sportive induite par des parents qui veulent la réussite à tout prix.  C'est d'abord un roman sur deux frères désunis par un sport qu'ils n'ont pas vraiment choisi. Le cœur du roman, ce sont nos choix. Ceux qu'ont choisi vraiment pour tracer sa propre route. C'est ce chemin de vie douloureux, semé de désirs co...