Le syndrome du spaghetti

Difficile pour Léa, 16 ans, d'imaginer que sa vie allait basculer du jour au lendemain. Un avenir tout tracé de championne de basket, au niveau international,  sous le coaching de son père, entraineur du club. Sauf que la vie vous joue parfois de sales tours. Léa, sa jeune sœur et sa maman vont devoir faire avec une épée de Damoclés au-dessus de leur tête : un syndrome sorti de nulle part. 
 
Léa va devoir se ré-inventer : elle ne le sait pas encore mais le chemin sera long. Elle va devoir aussi apprendre à regarder les autres,  à mettre de côté ce sport qui était toute sa vie. Il y a le déni de la réalité, la lâcheté des autres, mais qui en fait est aussi une protection, la pudeur des sentiments, l'explosion familiale et ses phrases difficiles à entendre, mais surtout une belle énergie.

C'est la rencontre avec Anthony, 17 ans, sur un terrain de basket de banlieue, par hasard, qui va lui faire découvrir d'autres facettes de la vie. Une belle rencontre qui va la faire éclore, bien plus vite.

C'est un très beau roman : le lecteur suit le désespoir de Léa, les longues lettres écrites à son père, très touchantes et son regard qui s'ouvre, moins auto-centré, plus mature. Une réalité prise en pleine face qu'il faut apprendre à digérer.
 
C'est un roman qui rappelle que rien n'est jamais acquis dans la vie, mais que des ressources insoupçonnées peuvent se révéler dans les moments les plus terribles. Un roman très riche qui ne se cantonne pas au sport et au monde du basket : maladie, deuil, relations entre sœurs, amitié, précarité de la banlieue, autant de sujets abordés, ce qui rend la lecture prenante, voire addictive.
 
Se faire confiance,  accepter l'inconnu et prendre son envol, aider quelqu'un pour mieux s'accepter. Marie Vareille a vraiment su lui insuffler de belles valeurs. Elle est aussi l'autrice du fameux "La vie rêvée des chaussettes orphelines"
Et comme vous le voyez, une belle imagination du côté des titres : l'explication du titre "Le syndrome du spaghetti" est une histoire familiale (à double sens) mais je n'en dirais pas plus !

Un roman qu'on ne lâche pas. Un roman lumineux.
J'ai vraiment beaucoup aimé.

Le syndrome du spaghetti
Marie Vareille
PKJ

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