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Affichage des articles associés au libellé Résilience

Mauvais sang

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Quand on est fils de mafieux et qu'on le découvre à 10 ans lors d'une descente de police musclée, c'est le choc pour Giacomo. Son père en prison, les tenailles mafieuses et sa grande famille italienne l'entrainent sur le chemin de la violence. Pourtant, une petite voix d'humanité lui souffle que ce mal qu'il fait ne lui ressemble pas. Malgré les avertissements de sa mère, si effacée, il continue à jouer les caïds. Son chemin de résilience va prendre celui d'un domaine viticole dirigé par des femmes : arrêté lui aussi, mais mineur, le juge lui donne une chance. Ce n'est pas du même ordre que le repentir de la mafia.  Un arrachement à sa famille et une découverte d'autres valeurs auxquelles il va accepter, tant bien que mal au début, de suivre. Il y aura la belle Livia, passionnée de théâtre, qui va contribuer aussi à son revirement. La nature comme un second souffle et ces femmes si déterminées. Mais la mafia sait toujours où vous êtes : rattrapé, enf...

Le syndrome du spaghetti

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Difficile pour Léa, 16 ans, d'imaginer que sa vie allait basculer du jour au lendemain. Un avenir tout tracé de championne de basket, au niveau international,  sous le coaching de son père, entraineur du club. Sauf que la vie vous joue parfois de sales tours. Léa, sa jeune sœur et sa maman vont devoir faire avec une épée de Damoclés au-dessus de leur tête : un syndrome sorti de nulle part.    Léa va devoir se ré-inventer : elle ne le sait pas encore mais le chemin sera long. Elle va devoir aussi apprendre à regarder les autres,  à mettre de côté ce sport qui était toute sa vie. Il y a le déni de la réalité, la lâcheté des autres, mais qui en fait est aussi une protection, la pudeur des sentiments, l'explosion familiale et ses phrases difficiles à entendre, mais surtout une belle énergie. C'est la rencontre avec Anthony, 17 ans, sur un terrain de basket de banlieue, par hasard, qui va lui faire découvrir d'autres facettes de la vie. Une belle rencontre qui va la fa...

Soleil glacé

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C'est un roman sorti tout juste au début du confinement et que j'avais repéré. Les évènements ont rendu impossible tout achat dans ma librairie située à plus de 15 km (la campagne n'a pas que des avantages). Alors dès le 11 mai, j'ai pu l'acheter et franchement, le plaisir de lecture en a été décuplé ! Quel roman, mais quel roman ! Les adjectifs qui me viennent à l'esprit semblent bien pauvres tant il m'a procuré des émotions intenses. Séverine Vidal confirme son grand talent dans l'approche de la nature humaine, c'est si beau, si sensible, si poétique. Le passage qui donne ce si beau titre au roman m'a donné des frissons et en fait, tout m'a donné des frissons. C'est l'histoire de Luce et de Pierrot. Sœur et frère à quelques mois d'intervalle. Sauf que le découvrir le jour de l'enterrement de leur père commun, ce n'est pas banal. Et apprendre sa double vie non plus. Et savoir que Pierrot souffre du syndrom...

Du haut de mon cerisier

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Elle s'appelle Mafalda, elle a  9 ans et elle sait qu'elle va perdre définitivement la vue. Oui, c'est raide dit comme ça mais elle est si désarmante de volonté contre l'adversité ! Elle a un compagnon qui l'aide dans cette épreuve du noir définitif qui va arriver : c'est l'arbre de la cour de son école. Un cerisier. Chaque jour, elle compte les pas jusqu'à lui. C'est son décompte de l'obscurité. Il est son phare dans la nuit. D'autres personnes l'entourent : il y a Filippo, son ami, qui l'empêche de s'apitoyer sur son sort et la mène sans cesse sur le chemin de l'enfance,  et Estella, aide de service de l'école, remarquable de conseils laissant à la petite fille une large marge de libre arbitre. Il y a aussi ses parents, démunis, et qui essaient du mieux qu'ils peuvent d'adoucir son quotidien en restant dans le côté pratique des choses, une façon pour eux de la protéger. Il y a aussi son chat et...

La vie ne tient qu'à un fil...

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Deux romans lus récemment explorent avec justesse et sensibilité le fait de se réveiller un matin avec une ligne de vie bien différente de celle d'avant, que rien ne sera jamais plus pareil, à moins.. Igor et Rhéa. Ces deux-là n'auraient pu jamais se rencontrer. Ils ont pourtant un point commun : un drame a dévasté leur vie. C'est la musique qui va les sauver, ou plutôt l'extrême bienveillance d'un professeur de piano pas comme les autres. Ils vont retrouver grâce à lui l'envie de reprendre leur vie en main et aller de l'avant. Même si j'ai vu venir l'intrigue à grands pas, j'ai apprécié cette histoire de résilience pleine d'humanité. Marie Colot  et Nancy Guilbert insufflent à leurs personnages un indéniable accent de vérité si bien que ces personnages pourraient être vous et moi. La figure du professeur est lumineuse et loin d'être irréaliste. J'ai aimé cheminer avec ces vies cabossées et encore davantage assister au début ...

passionnément...à ma folie

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Après 16 nuances de première fois et D'un trait de fusain , je ne lâche pas la thématique de l'amour, il faut croire ! Ce roman, dont le titre reprend la comptine célèbre de l'effeuillage de la marguerite, en en changeant la ponctuation et une phrase, aborde avec beaucoup de justesse la manipulation dans l'amour, et plus précisément l'emprise amoureuse et globale de quelqu'un sur quelqu'un d'autre. Gwén (Gwénaëlle), 16 ans, jeune fille littéraire, plutôt discrète, a le malheur de tomber amoureuse du beau gosse du lycée, William, beau parleur, sûr de lui, et que toutes les filles rêvent de pouvoir aborder. Sauf que Gwen, elle ne sait pas. Elle est encore toute étonnée qu'il se soit intéressée à elle, et ne perçoit pas d'emblée les gestes, les attitudes, les paroles de ce jeune homme bien sous tout rapport. Deux ans d'une relation destructrice. Le lecteur fait la connaissance de la jeune fille dans une clinique où elle e...

Les optimistes meurent en premier

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Ce titre, c'est la théorie de Pétula, 16 ans, qui se protège de tout depuis qu'un drame a anéanti sa famille. Préférer que tout se passe au pire, se parer contre les aléas de la vie par tout un tas de superstitions, c'est sa façon de s'en sortir. Elle fait partie d'un groupe d'art-thérapie au lycée qui rassemble des adolescents ayant vécu des drames eux aussi. Leurs rapports sont plus qu'électriques. Jusqu'à ce que Jacob, jeune homme à la main bionique car amputé à la suite d'un accident, arrive et bouscule ce petit monde par sa passion du cinéma. Mais il se pourrait bien qu'il cache un lourd secret lui aussi. Dis comme ça, on peut se dire : oui, ben, rien de nouveau sous le soleil. Mais c'est sans compter sur le regard de Susin Nielsen qui sait toujours insuffler du positif et de l'humour pour et entre ses personnages. On lit ce roman parfois le cœur serré mais aussi le sourire aux lèvres tant le lecteur est témoin des trans...

Lectures d'été #9 : Une fille de...

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La lecture de ce court roman se fait d'une traite. C'est d'ailleurs toujours le cas dans cette collection remarquable D'une seule voix. Jo Witek me bluffe : elle a un tel registre d'histoires mais toujours au centre : l'humain. Hanna est la fille d'Olga, prostituée ukrainienne. Ce parcours atypique, on y entre d'emblée par la porte de ses souvenirs d'enfant ou plus précisément sur ce qu'elle ressentait alors confusément sur l'activité de sa mère, sans pouvoir la nommer. Elle n'a pas les mots Hanna. Il y a le regard et les paroles pleines de sous-entendus des autres qui peu à peu précisent ce qu'elle pressent. Et puis, un jour, il y a une prise de conscience. Ce qu'on retient son souffle dans ces pages ! Hanna se trouve un exutoire : la course. Avoir la maîtrise de son corps, le modeler à sa façon, l'effacer aux yeux des autres. Elle court. Quatre fois par semaine. Mais ça ne suffit pas : les enfants ont la force d...

Cœur de bois

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Henri Meunier et Régis Lejonc comme auteur et illustrateur, je me suis dis : sans doute une pépite ! Quel album ! Tant dans son fond que sa forme. Cœur de bois : titre au double sens voire plus ... Aurore, jeune femme épanouie, se prépare pour aller rendre visite à un vieillard, reclus au fond de cette forêt qu'elle aime tant et dont elle affirme ne pas pouvoir se passer. L'histoire progresse et le lecteur sent d'emblée chez elle cette détermination farouche qui se révèle dans toute sa splendeur à la fin. Une surprise de taille attend le lecteur au deux tiers de l'album et là, tout prend une autre tournure dans les dialogues d'une force redoutable. Les illustrations et leur séquentiel renforcent cette part de mystère et donnent une lecture cinématographique avec des références aux contes de fées. Un album magistral, métaphore de la résilience, et dont la couverture se lit aussi différemment une fois refermé.  Un album qui nous dit ...

La vitesse sur la peau

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J'ai eu envie de découvrir l'écriture de cette auteure Fanny Chiarello que je connaissais de nom seulement et son écriture est absolument remarquable, percutante, philosophique mais je vais y revenir. Elina, 14 ans, a subi un choc un an auparavant qui lui a ôté toute envie de parler. Muette depuis la mort accidentelle de sa mère renversée par une voiture alors qu'elle circulait en vélo.  Elina ne vit plus vraiment : sa vie quotidienne est devenue une suite d'automatismes qu'il faut bien se résoudre à accomplir par nécessité. Son seul refuge : le jardin des Plantes où elle végète parmi les végétaux et observe avec ironie les joggeurs. Un jour pourtant, Elina se met à courir et c'est là qu'elle va rencontrer Violette, une ancienne marathonienne en fauteuil roulant qui va peu à peu l'apprivoiser et lui redonner le goût de la vie, celle de la vitesse sur la peau, grisante de la course, celle de la musique et celle des mots. Sauf que Violette ne dit ...