Et le désert disparaitra...

Je reste dans la même thématique que l'album présenté en début de semaine et c'est dans un tout autre registre que je découvre Marie Pavlenko (dont j'ai lu les précédents romans).

Une incursion dans la dystopie : un monde de nomades en mode survie dans le désert que le lecteur découvre. Une tribu archaïque, dans laquelle les femmes sont reléguées au rang de vie domestique, alors que les hommes eux sont des chasseurs à la recherche de cette seule ressource qui leur permet de survivre : les arbres disparus et le bois qui sert de monnaie d'échange.  
Dans cette tribu vit Samaa qui a bien du mal à se faire à cette vie de fille assignée aux tâches ingrates. Elle aussi veut devenir une chasseuse. Et ce n'est pas la peur de l'Ancienne, reléguée à la frontière de la communauté pour mourir (les vieux sont un poids) et ses prophéties pleines de mystères qui vont la dissuader. Un jour, elle suit les chasseurs et le sort de la tribu va changer à jamais.

C'est un roman dans lequel le lecteur est quelque peu désarçonné au départ. Ce monde-là n'est guère enviable à vrai dire ! Puis peu à peu, le puzzle se met en place et la résilience aussi. Des pages alors de toute beauté et poésie, malgré la mort qui rôde en permanence, sont offertes et font très largement réfléchir. J'ai beaucoup apprécié cette construction racontée comme une légende et cette fin magnifique pleine d'espoir. Un vieux livre sert aussi de trame à l'histoire et tout tient. C'est une magnifique idée.

Un très beau roman sur la question de la préservation de la nature et qui, à bien des égards fait penser qu'on est pas si loin de ce monde possible si on ne réagit pas. 

Plantons des arbres ! 

Et le désert disparaitra
Marie Pavlenko
Flammarion jeunesse



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