Esperluette

J'ai lu ce roman bien avant le confinement et j'ai eu besoin de le laisser reposer un peu...
Je suis bien contente du coup de le chroniquer la même semaine que celui dont j'ai parlé en début de semaine.

Quoique différents, ils ont un point  commun : celui de l'amitié entre deux enfants, devenus ados inséparables.

Dans Esperluette, c'est une lettre qui nous est donnée à lire : celle de L à J. Et un signe qui les relie : L & J.

Elle est revenue sur les lieux de leur enfance et adolescence et elle se souvient : de leur rencontre, de leur complicité, des 400 coups aussi, de l'éloignement parfois de l'un au détriment de l'autre, des mots inutiles de se dire car on se comprend, des questions au bord des lèvres mais qu'on ne pose pas car il n'y aura pas de réponse.

Et puis le drame. Et puis les mensonges. Et puis la nouvelle vie. Avec ce poids. Cette culpabilité.

Doublé d'une enquête policière, ce court récit, comme toujours dans cette collection, nous happe car on n'arrête pas de se dire que ça pourrait être soi à qui cela arrive. La vie est si imprévisible. Les choix que l'on fait n'en sont pas toujours. Et les rencontres non plus d'ailleurs.

C'est un récit fort mais aussi infiniment respectueux de la mémoire, des souvenirs qui vous hantent et de ce moment qui à jamais va faire basculer la vôtre là où jamais vous ne l'auriez imaginé.

Un récit aussi qui en dit long sur soi-même. Malgré soi.

Un récit duquel on sort sans jugement. Aucun.

J'ignore si ce roman d'Anne Vantal a pu sortir en mars comme annoncé mais n'hésitez pas à aller le chercher dès que les librairies vont rouvrir.


Esperluette
Anne Vantal
Actes sud junior
Collection D'Une seule Voix

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