Bestiaire masqué

©Méli-Mélo de livres
 "La ménagerie est ouverte alors écoutons ceux qui ont quelque chose à  nous dire..."

Des gravures avec des animaux masqués : voilà l'idée qu'a eue Emmanuelle Enfrin pendant le premier confinement. A chacun sa façon de s'évader et de conjurer le sort. Et c'est parfaitement réussi ! Du noir et du blanc, juste des tissus colorés et une tonne d'humour dans la mise en scène et le placement dans chaque image de ce fameux masque.

60 portraits en tout !

 

Mais ça ne s'arrête pas là ! L'artiste demande à son compagnon Olivier Degreef d'écrire les textes suggérés par ces postures animales masquées.

Et le résultat est détonant ! 

On dirait que ces animaux prennent vraiment la parole dans ces monologues : celle de l'affairement du quotidien mais surtout de leur empêtrement avec ce bout de tissu bien encombrant par rapport à leur anatomie. Il y a beaucoup d'impertinence mesurée et de la dérision positive dans ces phrases, avec des allusions au monde contemporain. Il y a parfois des redites dans les textes mais avec un animal différent et on se surprend à rechercher le précédent pour établir le lien. Ce procédé donne une consistance à l'ensemble.

Voici donc une plongée pour se moquer aussi de nos petits travers d'humains à travers ces animaux. Et de rire de ce masque à porter qui nous contraint, c'est plutôt bien trouvé ! Il semblerait que ce soit le chaînon manquant de l'évolution.

Et que dites-vous du nom de la maison d'édition ? Les éditions beaucoup.

J'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres de cet acabit : ça permet de respirer (si ! si !).

Bravo à vous deux !

Pour en savoir plus, c'est par LA : le site Ellestmanuelle

Bestiaire masqué
Emmanuelle Enfrin et Olivier Degreef
les éditions beaucoup

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