La proie

C'est un roman qui prend aux tripes et qui va crescendo dans la violence. Pourtant, il débute avec beaucoup de lumière, celle du Cameroun, où vit Anthéa, jeune fille effacée, qui accompagne sa mère au marché le mardi pour l'aider et ainsi échapper à l'école qui n'est pas vraiment sa tasse de thé. Elle est aussi artiste à ses heures, avec un don inné pour capter un auditoire de jeunes enfants autour des contes que lui ont été transmis et qu'elle brode avec son imagination. Elle façonne aussi la glaise pour donner corps à ses histoires.

Pourtant, son ciel s'assombrit le jour où ses parents acceptent qu'un couple de français expatriés la prennent avec eux en France pour un avenir meilleur.
C'est un déchirement pour elle mais elle affronte ce tournant avec courage. 

Le lecteur perçoit néanmoins très vite que quelque chose cloche dans ce couple de français et c'est la descente aux enfers pour elle : esclavage dosmestique, humiliations permanentes, enfermement, et pire encore...
Un huis-clos sans issue ?

Remarquablement construit, comme un thriller, c'est un roman poignant : il lui faudra affronter bien plus que ses peurs pour s'en sortir, un peu de bienveillance humaine aussi, et l'image d'un garçon resté là-bas.

Retrouvez l'avis du blog #hastagCéline

La proie
Philippe Arnaud
Sarbacane

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