Pages

samedi 30 mars 2013

Le premier oeuf de Pâques

On se demande toujours qui de l’œuf ou de la poule ...mais le premier œuf de Pâques? Il doit bien y en avoir eu un !


Et bien voilà ! Poulette vient de pondre son premier œuf et vite, vite, vite , elle doit se rendre à la fête des œufs ! Seulement, en chemin, elle et son œuf vont vivre un tas de désagréments : taché, souillé, mouillé, l’œuf va arriver dans un drôle d'état ! Et voilà le premier œuf de Pâques.... décoré. Et depuis, c'est devenu une tradition...

Un très joli conte sur l'origine des décorations des œufs de Pâques, réédité dans un album cartonné en forme d’œuf. 

Il est chouette avec ces illustrations un peu désuètes. C'est frais et printanier. 
Il est sorti sous différents formats : en forme d’œuf (ça allait de soi !) et album classique.
A vous de choisir !

Zemanel (José Mendès) est comédien et metteur en scène. Il présente de nombreux spectacles dans les écoles, mettant en scène ses propres histoires dont les «Classiques du Père Castor» Dans le ventre du moustique, La Sieste de Moussa, Le Petit hérisson partageur, Un travail de fourmis et À pas de loup. Il est également l'auteur de l'album Les Quatre géants.

Amélie Dufour a illustré les deux «Classiques du Père Castor» Les Lutins cordonniers et Le Vaillant petit tailleur. Elle est également l'illustratrice de la série de romans «Les Folles Aventures d'Eulalie de Potimaron».

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de Pâques ! 

Le premier œuf de Pâques 
Zemanel et Amélie Dufour
Père castor Flammarion 

 Cet album (16/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson

 

vendredi 29 mars 2013

L'invité surprise

Un petit roman bien sympathique, qui se lit d'une traite, drôle et profond.

Louis, collégien, voudrait bien changer le train-train quotidien de sa famille. Il trouve que leur vie, a contrario de tous ses copains aux familles recomposées ou aux parents divorcés, est bien terne. En plus, ça râle souvent, surtout le matin, personne n'est jamais content. Faut dire qu'avec deux parents profs, pas facile tous les jours : tout est trop sérieux ! Pas de télé, des jeux vidéo au compte-gouttes, et, alors qu'il croyait que ce serait facile, il déteste l'espagnol (sa prof Mme Pépita !!! C'est pas moi ...). Il se dit qu'il va bousculer tout ça. Et l'occasion rêvée, c'est la fête d'anniversaire de sa mère pour ses 40 ans ! Sauf qu'il va être (un peu) dépassé par les évènements...

Un roman qui touche aux relations familiales, à la communication dans la famille mais surtout au regard des enfants sur la vie des adultes et à leur questionnement face au conformisme, au bonheur, à l'amour. C'est aussi la découverte qu'une famille, c'est aussi beaucoup de routine mais que cela n'empêche pas ses membres de s'apprécier et de se le dire quand il le faut. 

Géraldine Barbe réussit avec cette petite histoire à emporter le lecteur dans un vrai tourbillon d'humour et de tendresse.

A lire avec plaisir !

L'invité surprise
Géraldine Barbe
Le Rouergue
Dacodac

jeudi 28 mars 2013

Les disparitions d'Annaëlle Faier

Annaëlle est persuadée de faire disparaitre les gens et les choses qu'elle aime...et aussi les sentiments.
Faut dire qu'elle prend le même jour un sacré coup de bambou sur la tête : elle perd son premier amour et ses parents se séparent. Elle n'a rien vu venir. Et du coup, elle culpabilise. C'est de sa faute. Son super-pouvoir, c'est ça. Faire tout disparaitre. Elle est une "héroïne inversée". La vie n'a donc plus la même saveur pour elle. Elle n'ose plus rien. Petit à petit, elle va se laisser dévorer par "ce loup hurlant", le loup de sa dépression. Et une sévère ! Elle va pourtant trouver une échappatoire : l'écriture. Un long cheminement à travers les mots. Percutants. Cyniques. Réalistes. Matures. Drôles. Révolte et apaisement.

Ce journal, écrit au fil des mois, est touchant de vérité : Annaëlle, c'est l'adolescence à l'état brut qui découvre que dans la vie, tout n'est pas aussi lisse qu'il n'y parait, que la vie est faite de compromis, pas toujours louables. Mais ce chemin de croix, à certains égards, c'en est un, va lui permettre de rencontrer la vraie amitié à travers Rachel, une jeune fille apparemment banale, mais qui à sa façon, va semer des réapparitions dans sa vie. Elle sent, Annaëlle, qu'elle n'est pas toujours à la hauteur de cette amitié mais tant pis, elle a compris que ça fait partie du jeu. J'ai vraiment beaucoup aimé les échanges sur la lecture entre les deux jeunes filles. Selon Rachel, on a tous un livre écrit spécialement pour chacun d'entre nous. Il suffit de le trouver. Cet aspect-là du roman m'a beaucoup touché, c'est joliment dit et j'aurai tendance à y croire aussi...

L'autre aspect du roman qui m'a particulièrement saisie, c'est la relation mère-fille : elles vivent toutes deux la même chose, le deuil de leur amour, à des années d'intervalle. Elles finissent par s'atteindre mutuellement dans la souffrance, à exprimer ce désastre mais à en faire une force pour se relever.

Le style de l'auteur est remarquable de justesse et de sincérité. J'ai failli perdre le fil à un moment, mais il a su me faire raccrocher et je ne regrette pas d'être allée au bout de cette histoire très émouvante et belle. Je me dis qu'il me faudra la relire , j'en ai relu des passages depuis et j'ai ressenti les mêmes frissons.

Un roman atypique sur la fin de l'enfance.

L'avis de Carole- 3 étoiles

Les disparitions d'Annaëlle Faier
Jean-Noël Sciarini
Ecole des loisirs 
Collection Médium

mercredi 27 mars 2013

Concerto pour deux marmottes et plein d'enfants...

Encore une pépite !

Mais venant d'Edouard Manceau, pas étonnant ! Et le titre ne triche pas ...

Il s'agit réellement d'un concerto pour deux marmottes et plein d'enfants ! 


Un livre en deux parties



La première est une invitation à "chuchoter, chantonner ou fredonner tendrement à des enfants, petits ou grands, en respectant les onomatopées et sans crainte de passer pour un idiot".


Sur la page de gauche : des onomatopées et page de droite, l'animal ou les animaux en question. Le tour de force : une véritable histoire se dégage entre les protagonistes, à l'écoute de leurs congénères.

En deuxième partie : des dessins d'enfants, de toutes les couleurs, représentant les animaux "à découvrir, regarder ou observer tendrement avec des enfants, petits ou grands, avec les yeux bien ouverts, voire écarquillés." Mais la suite à la première partie...



Je trouve le principe de ce livre absolument génial : j'avoue qu'il me manquait pour mes accueils petite enfance (les onomatopées ont un succès fou) et là, j'ai un super support ! Et je ne vais pas m'en priver !

Ce livre a été offert à tous les bébés grenoblois...

Concerto pour deux marmottes et plein d'enfants...
Edouard manceau
Elise Ortiou Campion
Frimousse


 Cet album (15/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson



challenge Lire sous la contrainte
Compte pour la 6ème session de
 Lire sous la contrainte 
du blog "D'un livre à l'autre"

lundi 25 mars 2013

La maladie à différents âges de la vie

"Les évènements graves, heureux ou malheureux ne changent pas l'âme d'un homme mais ils la précisent, comme un coup de vent en balayant les feuilles mortes révèle la forme d'un arbre."

IRENE NEMIROVSKY : Extrait de Suite Française, paru en 2004, soixante ans après son décès à Auschwitz.

J'ai trouvé que cette citation allait à merveille avec les trois livres d'aujourd'hui. Le hasard de mes lectures a fait qu'ils ont convergé vers une thématique commune : faire face à la maladie quand on est enfant, adolescent et adulte.

Dans la bande dessinée Boule à Zéro (le tome 1 : Petit coeur chômeur), le lecteur fait la connaissance de Zita, une petite jeune fille qui, à cause de sa leucémie, n'a plus que quelques "touffes de poils sur le caillou". Elle préfère donc se raser. D'où ce surnom. On suit sa vie quotidienne dans ce service de cancérologie pour enfants. Les pathologies sont lourdes mais en même temps, le mérite de cette BD est de montrer combien les enfants restent des enfants et ont besoin de rire, de se chamailler, de vivre le quotidien comme les autres, même à l'hôpital. Et il faut dire que pour ça, cette petite héroïne est plutôt douée : elle organise sa fête d'anniversaire pour ses 13 ans, et lance ses invitations à ses amis et personnel soignant, avec un sens de la répartie sans pareil et beaucoup d'espièglerie. Elle a organisé son petit monde intra-hôpital, même si, on l'apprend à la fin de ce tome, Zita a sa blessure...pas celle de la maladie mais une autre...La solidarité entre petits malades est la plus forte : "Tout l'amour qu'on a en nous et qu'on ne donne à personne, où il va ?".
Malgré le sujet difficile, on lit cette BD le sourire aux lèvres car il s'en dégage finalement beaucoup de bonne humeur. Un pari risqué mais réussi.
Le deuxième tome Le gang des crocodiles est sorti en janvier 2013.



Le roman Nos étoiles contraires aborde la maladie de deux adolescents et c'est une belle leçon de vie : Hazel, 16 ans, est atteinte depuis trois ans d'un cancer incurable. Elle a en permanence besoin d'une assistance respiratoire et les hauts et les bas sont nombreux. C'est dans un groupe de soutien qu'elle va rencontrer Augustus, 17 ans, pour l'instant en rémission. Ils vont très vite être attirés l'un par l'autre, même si tomber amoureux n'est pas simple quand on se sait condamnée. Mais ils vont vivre leur rencontre à fond car ils savent que c'est cela qu'il leur reste à faire : ce projet réalisé de voyage en Hollande, malgré les complications, pour rencontrer un auteur,Van Houten, dont le livre est la bible d'Hazel, va les mener dans leur relation aussi loin qu'ils peuvent se le permettre. Ces deux-là partagent tout, se disent tout, vont au fond des choses, sans pudeur mais avec un sens du réalisme et de l'auto-dérision surprenants et vivifiants. Il n'y a rien de larmoyant là-dedans, contrairement à ce que je m'attendais, mais au contraire un bel hymne à la vie qui force l'admiration.



Bon rétablissement : quelle formule à la c.. ! pense Jean-Pierre, hospitalisé pour de longs mois à cause d'un accident dont il n'a plus le souvenir. Cet homme bourru, veuf et sans enfants, à la retraite depuis sept ans, porte sur la condition humaine un œil bien aiguisé et très cynique. Cette immobilisation forcée va être pour lui l'occasion bien forcée de faire un retour sur sa vie, ses choix, ses lâchetés aussi. Durant ce séjour, des rencontres vont bousculer sa solitude et il faut bien le dire, son égoïsme. La verve de Marie-Sabine Roger est à son maximum : le microcosme de l'hôpital, avec ses habitudes et ses contraintes, est décrit avec beaucoup de justesse. Mais j'avoue avoir été sur la fin un peu agacée par le ton, dans lequel le personnage principal se complait. J'aurai aimé un peu plus d'humanité...Dommage.

Boule à zéro 
Ernt & Zidrou
Bamboo 

Nos étoiles contraires 
John Green
Nathan

Bon rétablissement
Marie-Sabine Roger
Le Rouergue

dimanche 24 mars 2013

Rencontre d'auteurs...

Alors que beaucoup se pressent au Salon du livre de Paris, j'ai rencontré aujourd'hui des auteurs jeunesse au Salon de la BD "Bulles en Hauts de Garonne" dont l'édition se tenait cette année au Pôle culturel et sportif du Bois fleuri (CUB de Bordeaux).

Et quelques dédicaces...

José Lapin
Le dahu
 De Lepithec Une aventure de José Lapin

Une lecture dessinée de Rascal & Riff "Le calendrier des tâches" où il est question entre autre, d'une Pépita...
Un album qui me parle vraiment en tant que maman de famille nombreuse...

A la pétillante Pépita de la part de Rascal








  Une très belle rencontre avec Stéphane Sénégas sur l'album "Qu'est-ce que tu vois ?" 


et dont j'ai chroniqué "L'éphémère".

L'auteur a eu l'extrême gentillesse de me réaliser ce dessin en hommage à son dernier livre "Le pêcheur et le cormoran" sorti chez Kaléidoscope fin février.

Superbe ! 

© Stéphane Sénégas

vendredi 22 mars 2013

Girafe

Après "Le mille-pattes"(2012), Jean Gourounas revient avec une autre petite merveille et on ne s'en plaint pas !

Une girafe toute démantibulée, en kit détachable, se réveille un beau matin et on est bien embêté pour elle.
Mais elle ne se démonte pas :  les formes se remettent en place, de multiples combinaisons de formes s'offrent à elle pour continuer en bonhomme, puis en maison, puis...surprise !

Un jeu infini, à la manière des tangrams, de belles couleur, des trouvailles subtiles.

ça alors ! Ce n'était pas girafe.
C'était bien girafe !

Et un bel hommage à l'imagination. 

Un beau délire autour des formes après l'exploration du dessin dans son précédent album.

Comme quoi, dans les livres, tout est possible !

Et le prochain ???


Pour tout savoir sur Jean Gourounas


Girafe
Jean Gourounas
Le Rouergue

Cet album (14/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson


 

jeudi 21 mars 2013

Never sky

Ce roman m'a été offert par Nathan, dans le cadre du swap du blog collectif A l'ombre du grand arbre.
La thématique était "Sans moi, tu ne l'aurais pas lu !". Et touché !

Je ne vais pas vers ce genre de lecture. J'avoue avoir eu du mal à aborder ce genre c'est-à-dire à me mettre dans une posture d'esprit qui accepte ce type de lecture. Au début, je lisais deux fois les phrases avant de comprendre de quoi il retournait. Puis, peu à peu, je me suis attachée à l'histoire et aux personnages, même si je n'ai pas été très surprise finalement par l'intrigue. Des ressorts assez classiques mais transposés dans un univers futuriste.

Présentation de l'éditeur : 

Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe ses journées dans des mondes virtuels, à l'abri du danger. Mais un jour, accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis, Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d'Ether. Sa seule chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux cheveux hirsutes et à la peau tatouée. Malgré la terreur qu'il lui inspire, Aria n'a d'autre choix que de lui proposer un marché... qui va bouleverser leur vie à jamais. 

Les chapitres alternent les voix d'Aria et de Perry. La lenteur du roman au début est très vite remplacée par un bon rythme. Les traits de caractère de ces deux héros antinomiques s'affirment peu à peu et on s'attache réellement à eux. Les aventures qu'ils partagent sont assez palpitantes et pleines de rebondissements. On se doute très rapidement qu'ils vont tomber amoureux (pas besoin d'avoir un sens très développé !) et j'ai attendu longtemps le baiser torride (à la p.302 sur 377 pages...) !

Quant à l'univers dystopique, il est assez intéressant dans le va-et-vient de ces deux mondes dont sont issus les deux personnages principaux : un univers ultra-sophistiqué, celui d'Aria, où tout est programmé et aseptisé et celui de Perry, très moyenâgeux et où au contraire, tous les sens sont exacerbés (très intéressant cet aspect-là dans le livre). Les personnages secondaires sont très bien campés également.  J'ai beaucoup aimé leur évolution à chacun, le chemin qu'ils font pour comprendre le monde de l'autre, et contre tout attente, j'attends la suite, prévue pour l'automne prochain pour le tome 2, et l'automne 2014 pour le 3. J'espère que j'aurai la patience d'aller jusqu'au bout mais pourquoi pas ?

L'avis des Livres de Dorot 
L'avis des Lectures de Kik 

Never sky
Véronica Rossi
Nathan

mercredi 20 mars 2013

Premiers printemps

Chaque année, la même impatience : on accueille toujours l'arrivée du printemps avec entrain ! Les jours qui s'allongent, la nature qui commence à sortir de sa torpeur hivernale, les promesses futures au jardin, le soleil, la belle lumière, les sorties...Une sorte de renaissance !

C'est ce qu'exprime ce magnifique album d'Anne Crausaz que j'aime beaucoup : l'histoire commence par l'arrivée du printemps à travers le regard d'une petite fille qui s'émerveille devant ce réveil autour d'elle.
Puis, le livre égrène chaque saison avec ce qu'elle apporte de bon.
(Avec un petit clin d’œil à Raymond l'escargot sur la page de l'automne...).



Regarde, petite fille, comme tout devient vert, c'est le printemps !


Et le printemps, ça sent si bon.

C'est aussi une plongée dans les cinq sens, très agréable, très simple, très réaliste et très belle ! : la vue, le toucher, l'ouïe, le goût, l'odorat, tout est exploré dans cette nature qui nous offre ses plus beaux atours, et à chaque saison, ses particularités et ses joies renouvelées.

A travers ces saisons qui passent, ce sont aussi les premiers printemps de la petite fille qui sont fêtés. Le temps est un éternel recommencement, les saisons le ponctuent et chacun d'entre nous grandit aussi une fois dans l'année...lors de sa date anniversaire.

Un album enchanteur, au graphisme épuré, à la douce mélodie, comme seule Anne Crausaz en a le secret !

Je vous souhaite une très belle journée printanière !

 Cet album (13/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson




lundi 18 mars 2013

Ouvre ce petit livre

Ouvre ce petit livre...
Et pourquoi pas ? On ne risque rien, non ?
Une belle invitation qui conduit celle ou celui qui s'y laisse prendre à en ouvrir plein d'autres. 
Chacun a sa couleur, son animal et sa taille de plus en plus petite...
La curiosité est aiguisée : jusqu'où cela va-t-il mener ? 
A retricoter l'histoire de ce petit livre en sens inverse pour le refermer sur tous les possibles de livres !
Et si on s'arrête au milieu, cela forme un beau kaléïdoscope de couleurs, comme un arc-en-ciel. 
La couleur associée à chaque animal n'est pas anodine : le vert pour la grenouille, le orange pour le lapin (la carotte), le jaune pour l'ours (le miel), le rouge pour la coccinelle.

 

Un mise en abyme qui à coup sûr plaira aux petits comme aux plus grands.

Un livre hymne aux livres et à la lecture. En tant que bibliothécaire, j'y suis très sensible.

Une très belle idée : interactive et esthétique.

Alors ! Ouvrez-le !

L'avis de : Délivrer des livres 

Pour mieux connaitre Jesse Klausmeier et Suzy Lee

Ouvre ce petit livre
Jesse Klausmeier
Illustrations de Suzy Lee
Kaléidoscope

 Cet album (12/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson

dimanche 17 mars 2013

43, rue du Vieux Cimetière : il faudra me passer sur le corps

Je m'étais régalée avec le premier tome et c'est avec une joie non dissimulée que je viens de lire le second. 
Cette série est vraiment une belle réussite !

On retrouve donc notre 43, rue du vieux cimetière et ses occupants : la fantôme du lieu Melle Vranstock, l'écrivain ronchon Ignace Bronchon et Les Perrance, le jeune garçon de 11 ans abandonné par ses parents, avec son chat Mystinoir.

La marque de fabrique de ces romans, c'est la forme : la forme épistolaire et journalistique. Toute l'histoire est donc construite à partir de la correspondance des protagonistes, et des faits relatés par le journal local, celui de Livid City. Un beau clin d’œil aussi aux livres et au bibliothécaire du coin, ce qui n'est pas pour me déplaire. Son manifeste : "Mais, selon moi, rien n'est plus dangereux que de laisser un individu dire aux autres quels livres ils peuvent lire ou non. C'est aussi grave que de dire aux gens ce qu'ils doivent penser !"
(Oh! Oh ! petit message aux blogueurs ...).

Nos héros se trouvent encore cette fois en bien mauvaise posture mais à force de bon sens et de persévérance, ils vont s'en sortir avec brio : "Il faudra me passer sur le corps". Les va trouver une nouvelle famille. Les bons restent les bons et les méchants, les méchants...

Des ressorts classiques certes, mais de très beaux messages délivrés et une bonne dose d'humour. C'est vraiment plaisant à lire (sauf peut-être la taille des caractères un peu petite pour mes yeux !).



En tous cas, une série qui tient la route et bien adaptée à de jeunes lecteurs.


challenge Lire sous la contrainte
Compte pour la 6ème session de
 Lire sous la contrainte 
du blog "D'un livre à l'autre"

43, rue du Vieux Cimetière
Il faudra me passer sur le corps
Kate & M. Sarah Klise
Albin Michel jeunesse
Collection Witty

samedi 16 mars 2013

La bouche de l'ogre

Une couverture verte pour ce numéro 9 de la collection Trimestre "La bouche de l'ogre où l'on s'aperçoit qu'une lettre peut tout changer".

Un numéro sur la peur (vert de peur...).

L'histoire commence par une scène des plus banales : un jeune garçon, Nathan, va acheter le pain, comme tous les samedi matin. Très rapidement, on apprend qu'il est terrorisé par son père. Un père au chômage. Qui passe sa vie dans le canapé, derrière son journal, et qui crie, qui aboie. Méconnaissable. 

Mais ce samedi matin-là, sa peur prend le dessus à tel point qu'elle envahit son imaginaire. En jouant avec la ligne du trottoir, comme font souvent les enfants, il ne reconnait plus soudain son quartier. Personne ne fait attention à lui...sauf une grosse femme qui le recueille chez lui pour la nuit...sauf qu'elle est la femme de l'ogre. A nouveau des cris qui le terrorise.  Et un ogre qui va l'avaler : "Il tend ses deux grosses mains vers moi, m'attrape, ouvre sa bouche et me jette à l'intérieur." Grâce à l'intervention de la femme, il va s'échapper et se retrouver dans son quartier comme au début de l'histoire. Reprendre le fil de la vie : acheter le pain pour son père et renter à la maison où finalement, une lettre va tout changer, une promesse d'emploi et tout s'apaise.

Ce texte est à nouveau très fort : les passages avec l'ogre sont assez terribles et font frissonner. Les illustrations, très crues pour certaines, renforcent ce sentiment.
La métaphore de la peur, ressentie à travers ce père vociférant, acceptant mal sa situation, est assez surprenante. Quant à l'expérience du garçon, sans doute s'agit-il d'un nouveau Petit Poucet moderne.

Je suis néanmoins restée perplexe face à ce texte. A cause du symbolisme.

Néanmoins, cela n'enlève rien à sa qualité ainsi qu'à celle des illustrations.

Une collection qui s'affirme hors norme dans le domaine des émotions et des sentiments.

Le blog de l'auteur
Le site de l'illustrateur

La bouche de l'ogre
Benoît Broyart
Illustré par Donatien Mary
Oskar jeunesse
Collection Trimestre

vendredi 15 mars 2013

Des histoires de chapeaux

Des histoires de chapeaux et des animaux bien coquins...

Deux albums bien décalés aux illustrations sobres et épurées et que j'aime beaucoup, du même auteur Jon Klassen à découvrir si vous ne connaissez pas.



Dans le premier"JE VEUX MON CHAPEAU", paru en 2012, un ours a perdu son petit chapeau rouge pointu et interroge tous les animaux de la forêt : "Tu n'aurais pas vu mon chapeau ?". Il cherche désespérément. Evidemment, personne n'a rien vu...à moins que...où est donc passé le lapin ? Et que porte-t-il sur la tête ?


Le second, qui vient de paraître, "CE N'EST PAS MON CHAPEAU" met en scène cette fois un petit poisson bien déluré : il vient de voler le petit chapeau du grand et gros poisson. Il sait que ce n'est pas bien mais il était trop petit pour lui de toutes façons, alors.... Il est convaincu qu'il ne s'apercevra même pas de son forfait et si c'est le cas, il sait où se cacher. Personne ne pourra le trouver. A moins que...


Mon préféré sans aucun doute ! Un humour noir, un texte très suggestif, des illustrations tout autant (les yeux des poissons...). J'ai beaucoup aimé l'auto-justification dans le vol, les bonnes raisons qu'on se donne quand on sait qu'on a mal fait...sauf que comme toujours, le plus gros reste toujours le plus fort, même pour un chapeau...

Quoiqu'il en soit, deux albums qui vont vite devenir des classiques de la littérature jeunesse.

Chroniqué aussi par :
-Les lectures de Kik

Je veux mon chapeau
Ce n'est pas mon chapeau
Jon Klassen 
Milan 
 
Ces albums (10 et 11/30) comptent pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson




Chapeau  l'escargot !

jeudi 14 mars 2013

La boîte de Zig et Zag

Une pépite ! J'adore !

Regardez-les ces deux-là , qu'est-ce qu'ils mijotent donc ? Deux petits loups, enfin à ce qu'il semble, tombent sur une boîte...bien mystérieuse.
La curiosité est évidemment la plus forte. Que peut-elle bien contenir ? Une personne ? Une chose ? Et si c'était effroyable et terrifiant ? Et si c'était quelque chose de bon (comme un bonbon) ? 
Curiosité, quand tu nous tiens : une courte échelle plus tard...la boîte s'écrase. Déception ! Rien dedans, pas si sûr...
Un petit bonus à la fin...enfance, enfance...

La lecture de ce petit bijou donne immédiatement le sourire : une conversation toute simple, mais bien rythmée, comme ça se passe dans la vraie vie...Et la curiosité traduite à l'état brut.
En dialogue, c'est génial, je ne vais pas me priver... Les petits, j'arrive !

Des illustrations très minimalistes, à la façon d'Audrey Poussier. Je ne connaissais pas cette Clothilde Delacroix. Les illustrations de "La Poupée d'Auguste" Chez Talents hauts, c'est elle aussi.

Cet album (9/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson



La boîte de Zig et Zag
Clothilde Delacroix
Loulou & Cie

mercredi 13 mars 2013

La décision

C'est un roman que j'ai lu il y a déjà quelques semaines. En le lisant, je l'ai reposé plusieurs fois pour y revenir plus tard. Lire autre chose de plus léger dans l'intervalle. Rare que cela m'arrive. Heureuse d'être prête aujourd'hui à en dire quelques mots...

C'est un roman fort, très fort, percutant, très très bien écrit, sans clichés, sans pathos sur un sujet à ma connaissance très peu abordé dans la littérature jeunesse pour ados. 

C'est un roman sur le déni de grossesse. Les médias relaient régulièrement ce genre de drame incompréhensible. Il est tellement facile de juger derrière son poste de télévision...

Rien ne prédestinait Louise, élève brillante de terminale S, famille sans histoires, parents présents encore ensemble, un petit frère qu'elle adore, promesse d'un avenir brillant, à vivre ce drame.

Ce matin-là, elle se lève en cours de maths. Elle doit sortir. Elle ne se sent pas bien. Samuel, un bon camarade mais pas son meilleur ami, délégué de classe surdoué l'accompagne. Aux toilettes, Louise donne naissance à un petit garçon en bonne santé malgré les circonstances...Elle n'en savait rien. Sa vie va basculer.

Pour les proches, parents et amis, c'est le monde qui s'écroule...mais pas autant que pour Louise. Au fil des semaines, elle va être mise devant un choix : prendre sa décision par rapport à cet enfant. 

Seulement voilà : elle affirme que c'est tout simplement impossible. Elle n'a jamais eu de rapports sexuels. 

Le lecteur est au début aussi décontenancé que les protagonistes de l'histoire. La force de l'auteure, qui alterne le point de vue de chacun, même si une place plus grande est faite au fur et à mesure à la parole de Louise et cela la rend peu à peu plus proche, est d'analyser ce drame d'une façon très objective et réaliste. Tout sonne juste. 

J'ai particulièrement été sensible à l'évolution de Louise, à sa parole si tranchante parfois mais ô combien pertinente, comment elle se recentre sur elle et sur ce petit être, malgré les injonctions maladroites de ses parents ou l'absence évidente de ses amis dans cette épreuve , pour prendre par elle-même cette décision si difficile, et qui l'engage pour toute sa future vie d'adulte et pour son fils, pour toute sa future vie d'enfant. Dans ce centre pour mères adolescentes, elle va surtout décider de conserver son libre-arbitre coûte que coûte.

Connait-on la vérité ? oui, on l'apprend et elle est terrible, mais malheureusement dans l'air du temps. Grâce à Samuel. Il ne lâche rien. Il veut savoir et le fait accepter à Louise.

En tant que maman, je me suis dit aussi qu'on ne peut pas toujours protéger ses propres enfants et qu'il faut malgré tout faire avec.

C'est un roman qui aborde aussi ces thématiques de l'amour filial, de l'amour maternel, de la violence du désir et de la liberté (à quel prix ?), ainsi que des contradictions de l'adolescence. Mais aussi de dignité et de respect.

C'est le deuxième roman d'Isbaelle Pandazopoulos, après «On s'est juste embrassés».
Elle fait preuve d'une infinie délicatesse pour aborder ce sujet aux contours si psychologiques.
On n'en sort pas indemne, je préfère prévenir.
Pour ma part, je ne le ferai pas lire avant 15 ans.

Retrouvez les avis de :

La décision
Isabelle Pandazopoulos
Gallimard jeunesse
Collection Scripto

mardi 12 mars 2013

Pom, Pom, Poèmes...


Ma première anthologie de petits éclats de poésie, publiée par Les Editions Rue du monde en 2012, est un vrai régal pour les yeux et pour les oreilles : un grand format, cartonné, à spirales, pour toutes les petites mains avides de poésies.

Voici ce qu'en dit l'éditeur : 

C'est l'histoire d'un petit curieux qui, son panier sous le bras, part à la cueillette d'éclats de poèmes signés Hugo, Verlaine, Desnos, Eluard... Une promenade au pays des mots et des couleurs pour faire ses premiers pas en poésie ! 

Et il n'y a rien à ajouter. S'il est une maison d'édition qui met en valeur la poésie pour les tout-petits, c'est bien Rue du Monde...Sa collection Petits Géants du monde en est l'exemple parfait.Tous les ans, de nouvelles pépites sortent à l'occasion du Printemps des poètes. J'en ai repérée certaines pour cette année. A suivre... 

Et n'oubliez pas ! 
Du 9 au 24 mars (et on y est !), c'est la 15ème édition du Printemps de poètes qui met à l'honneur cette année "Les voix du poème".
Toute la programmation sur le site

Pom, Pom, Poèmes
Alain Serres et Candice Hayat
Rue du Monde

lundi 11 mars 2013

Ma maison...


Je te présente ma maison, tel pourrait être le sous-titre de ce magnifique album, aux couleurs chatoyantes.

Un album original, à la limite du documentaire : un texte minimaliste mais une belle invitation au voyage . A chaque tourne de page, un nouvel univers jaillit : une nouvelle maison présentée à chaque fois par l'enfant qui l'habite et quelques informations, mais vraiment très succinctes, sur son cadre de vie. Et il n'en faut manifestement pas plus puisque l'illustration au pinceau d'Eric Battut capte immédiatement le regard : de grands paysages, des petits personnages, telle est sa marque de fabrique unique. Le lecteur est émerveillé, découvre un nouveau pays et son habitat traditionnel et cela suffit à s'évader. Du Kenya à la Suisse, en passant par le Japon ou le Maroc, un joli tour du monde à travers ces maisons colorées... sans suivi des continents, mais de façon aléatoire. Jusqu'à la chute finale : quelque part des enfants t'attendent, petit lecteur, pour aller partager vos jeux. Quand la singularité rejoint l'universalité...

Un remarquable travail d'artiste poétique et évadant, dont on ne se lasse pas.

Ma Maison...
Eric Battut
L'élan vert

Cet album (8/30) compte pour le Challenge "Je lis aussi des albums 2013" chez Hérisson



Petit Bonus...


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...