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lundi 31 août 2015

Lectures d'été # 15 : Guide de survie pour accrocs aux écrans

©Méli-Mélo de livres
On termine cette série de Lectures d'été par un ouvrage documentaire rudement bien fait et comme la rentrée approche, bonne résolution ?
En tous cas, ça me fait une bonne transition vers des chroniques "Spéciale rentrée scolaire" cette semaine.

Un guide de survie avec en sous-titre "...ou comment garder ton ordi ET tes parents".

Le ton est donné : 15 situations-types très concrètes, sous formes de questions tirées du vécu  y sont abordées comme par exemple : ne plus pouvoir s'arrêter, la course aux amis sur Facebook, les jeux qui ne sont pas de son âge, jouer le soir tard, l'ordi dans la chambre ou pas ?...

Avec à chaque posée cette trame :
  • Des quiz rigolos permettant de se situer,
  • Les explications aux questions posées par le spécialiste Serge Tisseron permettant d'identifier son propre taux d'accrochage et du coup, de se regarder un peu le nombril,
  • Des plans d'action très pratiques pour gérer ensemble le quotidien avec les écrans.
Les illustrations de Jacques Azam sont drôles et très bien adaptées au discours car elles permettent la distance nécessaire.

C'est direct, concret, pas pontifiant, ça responsabilise, ça permet d'engager le dialogue, ça permet de prendre conscience de ses propres travers (y compris pour les adultes), ça permet de démystifier les écrans, dont on ne pourrait plus se passer car soyons honnêtes, un point de non-retour est atteint ! 

Sauf qu'il faut aussi savoir raisonner en terme de besoin et apprendre à s'arrêter pour profiter aussi de la vraie vie.

Je le verrais bien ce livre dans la liste des livres pour les élèves (du primaire au collège) tiens ! L'école devrait aussi s'emparer d'une éducation au numérique, ça devient indispensable, tant finalement on s'en sert tous les jours sans vraiment savoir s'en servir, a fortiori à ces âges-là, surtout que reconnaissons-le, les parents sont souvent dépassés face à ces nouveaux enjeux.

Une très bonne surprise que ce documentaire car je craignais un ton trop didactique et culpabilisant. Pas du tout.
Un très bon support pour engager le dialogue sur cette question parfois et souvent crispante.

Pour les plus avertis, je vous conseille du même auteur ce livre-là.

Guide de survie pour accrocs aux écrans
...ou comment garder ton ordi ET tes parents
Serge Tisseron et Jacques Azam
Nathan

Dès 9 ans

vendredi 28 août 2015

Lectures d'été # 14 : A pas de loups

Pour une fois que je participe à un concours photo lancé par l'éditeur A pas de loups (La photo gagnante, c'est par LA), toc, je gagne et en plus, on me laisse le choix du livre dans son catalogue ! Royal, non ?

Je l'avais repérée cette magnifique anthologie sur le loup ou plutôt les loups , qui porte en titre le nom de la maison d"édition.

Avec un petit texte minimaliste sur chaque page de gauche signé Germano Zullo et pas moins de 42 illustrateurs page de droite, donnant à voir, parfois même décrypter leur propre vision du loup, tantôt effrayant, tantôt amical, tantôt ambivalent. 

Des illustratrices et illustrateurs connus, des moins connus ou plutôt que je connais moins ou peu ou pas du tout, certains dont on reconnait immédiatement la patte et d'autres qu'on découvre, pas de classement alphabétique, bien au contraire, puisqu'on finit par un dessin d'Albertine (une évidence !) et ces quelques lignes apaisantes de la petit fille à laquelle il s'adresse tout du long :

"Ne t'inquiète pas, 
mon petit loulou,
qui que tu sois
et quoi que l'on dise,
je te sais déjà
mon ami."

Les  illustrations sont très certainement la genèse du livre et le texte vient après (enfin, je le vois comme ça, mais je peux me tromper !), comme pour mieux en extraire l'idée. La mise en page raconte une réelle histoire sur le loup, ses défauts, ses travers et pourquoi pas ses qualités. 

Un multiple portrait de cette bête légendaire remarquablement amené. C'est beau, tendre et féroce à la fois.
Un régal.

Coup de cœur !

Pour en voir des illustrations, c'est ICI.


A pas de loups
Germano Zullo
Collectif d'illustrateurs
A pas de loups

mercredi 26 août 2015

Lectures d'été # 13 : Ours et gouttes

©Méli-Mélo de livres
Le duo de "Bou et les 3 zours" (une merveille  !) revient avec cet album d'une infinie tendresse.

Dans les couleurs choisies.
Dans la délicatesse du texte qui suggère.
Dans le va-et-vient de l'histoire et des images qui se mêlent, se démêlent,  ce qui induit beaucoup de mouvement, comme si on jouait avec la petite fille.

On entre en effet de plain-pied dans ses jeux, avec ses joies, ses déconvenues, ses envies, ses trouvailles, sa joie de vivre, ses bouderies,...

Jouer aux gouttes et à la famille ours n'est pas de tout repos, surtout quand il se met à pleuvoir, qu'on tombe à l'eau ou dans la gadoue !

On se revoit enfant : "Et si on disait que...".

L'attrait de cet album tient dans sa simplicité et sa douceur : on entre dans l'imaginaire de cet enfant sans fracas en respectant sa bulle à elle.


Quant aux illustrations d'Ilya Green, j'y retrouve la même atmosphère que cet album réalisé avec Stéphane Servant "Le masque".

Un album très sonore aussi dans le texte d'Elsa Valentin : des sonorités inventées, des onomatopées, les paroles de la petit fille à elle-même, bref, du jeu aussi dans ce qui est donné à entendre, ce qui rend le tout très vivant.

Une très belle réussite signée Didier jeunesse, qui sort aujourd'hui en librairie.

Retrouvez l'avis de Céline dans le Tiroir à histoires

58/60 Challenge je lis aussi des albums 2015

Ours et gouttes
Elsa Valentin et Ilya Green
Didier jeunesse


lundi 24 août 2015

Lectures d'été # 12 : Pensée assise

©Méli-Mélo de livres
Théo a bien du mal avec les filles. En plus, il trouve sa vie bien ennuyeuse.
Et puis, c'est le drame : un accident de voiture, où il n'est pas fautif, le cloue à vie dans un fauteuil roulant, alors qu'il vient à peine d'obtenir son permis de conduire. Vient le temps de la révolte puis de l'acceptation.

Et c'est là qu'il rencontre la belle Sofia. Une belle histoire d'amour qui l'étonne, le renforce dans son estime de lui mais le fait souffrir aussi. Car Théo a une obsession qui risque bien de faire capoter cet amour brûlant et réciproque : embrasser sa belle debout, comme les valides.

Il ne sent pas à "la hauteur".


Ce premier roman est novélisé pour Actes sud junior à partir d'un court-métrage, l'auteur Mathieu Robin, est d'abord scénariste.

On y entre de suite dans la vie de Théo. C'est franc du collier, sans détour, comme une claque. A la hauteur de ce qu'il vit, de ce qu'il éprouve dans son corps et dans son cœur. 
Avec un humour sans retenue, il donne des arguments imparables, en faisant les questions et les réponses, de son obsession. Il tente des expériences diverses qui toutes le découragent car elles échouent. Très touchante d'abord, elle vire à quelque chose de néfaste, pour lui et les autres.
Car ce qu'il oublie Théo, c'est qu'en amour, on est deux, et être au même niveau n'est peut-être pas si important pour l'autre. Sofia va le lui faire comprendre, avec tout le tact dont elle est capable.

Ce roman sonne très juste et est d'une infinie délicatesse et d'une belle poésie derrière son côté abrupt. Il pose la question du défi, de l'envie de se surpasser pour celui ou celle qu'on aime, handicapé ou pas. Pas de pathos mais l'envie de crier que la différence n'oblitère pas les sentiments du commun des mortels. Au contraire. Nous sommes tous pareils face à cette force-là. Hésitants, exigeants, maladroits, entiers.

Je trouve de plus la couverture particulièrement réussie.

Retrouvez l'avis du blog Enfantipages

Pensée Assise
Mathieu Robin
Actes sud junior

vendredi 21 août 2015

Lectures d'été # 11 : Pablo & la chaise

Voici un album qui m'a beaucoup touchée à sa première lecture : Pablo reçoit une chaise le jour de son anniversaire. Ce qui devait être un magnifique jour se transforme en vexation puisque ce cadeau s'est accompagné d'une phrase un peu assassine : "Pour te tenir tranquille un peu...".

La face du monde n'en est certes pas changée mais cet objet va marquer un nouveau départ pour Pablo. Il part avec sur son dos, l'ayant apprivoisée, non pas en s'asseyant dessus, mais en faisant le funambule avec. Il parcourt le pays, puis le monde entier, où il enchante les foules avec son numéro. Il reste cependant le Pablo qu'il a toujours été malgré le succès et finit par s'en retourner chez lui comme si de rien n'était. Il s'assied alors sur la chaise pour la première fois pour raconter ce beau périple à sa famille qui l'attendait sans s'inquiéter.

J'aime la simplicité de cet album, sa douce tranquillité dans ce que la vie nous offre, encore faut-il savoir le saisir. Chacun a un talent, il faut le trouver et partir parfois loin de chez soi. Cette chaise fait grandir Pablo, d'une faiblesse aux yeux des autres, il en fait une belle force et parvient à se poser et surtout à rester lui-même.

Un album séduisant, d'une belle tendresse et très touchant signé Delphine Perret, dont j'apprécie très souvent l'approche.

Le site des Editions les Fourmis Rouges, à suivre également, tant leurs albums sont originaux.


Pablo & la chaise
Delphine Perret
Les fourmis rouges

mercredi 19 août 2015

Lectures d'été # 10 : La langue des bêtes

©Méli-Mélo de livres
C'est un roman âpre comme la pierre.
C'est un roman solide comme les pierres qui soutiennent les maisons.
Un roman ancré dans la nature, son mystère et sa beauté.
Un roman qui dit les légendes et leur universalité.
Un roman qui remet à sa place notre condition d'humains.
Un roman qui nous parle des bêtes, réelles ou imaginaires, à moins que les deux se mêlent.
Un roman auquel le lecteur va s'abreuver comme à la source du monde pour se laisser envoûter.

Stéphane Servant est un alchimiste. 
Un alchimiste des mots.

"Celui qui sait lire peut comprendre le monde. 
Celui qui écrit peut le changer".

Petite...
Elle est chacun de nous.
L'enfant que nous avons été et que nous avons oublié.

Petite est une gitane, née dans un cirque. Un cirque en pleine décrépitude. Il a connu pourtant son âge d'or. Mais l'époque n'est plus aux rêves. Elle est au pouvoir de l'argent, à la recherche du profit, à la soif d'un bonheur perdu. Petite vit au Puits des Anges, dans des carcasses rouillées. Elle ne sait pas l'âge qu'elle a. Peu importe ! Et toute une galerie de personnages, sortis tout droit des contes, l'entoure : Belle, sa mère, la trapéziste, son père dit l'Ogre, Colodi le marionnettiste, Pipo le clown et son lion Franco, Major Tom le nain. Tous avec leur histoire. Leurs failles et leurs blessures. Leurs illusions et désillusions aussi.

En face, il y a le village, le monde dit civilisé. Les enfants de l'école, leurs parents, le Professeur, les ouvriers qui construisent l'autoroute qui va expulser la famille gitane une fois de plus. 

Des méchants et des gentils ? Non, ce n'est pas aussi manichéen que cela cette histoire. C'est infiniment plus subtil.
C'est d'abord la vision d'une jeune fille sur le monde, à travers ses grands yeux noirs qui s'ouvrent, étonnés, sur ce qu'elle voit, ce qu'elle ressent, ce qu'elle pressent. Car les enfants en savent toujours beaucoup plus que ce qu'on leur dit et le tisse à leur manière.

C'est un roman miroir sur la vie : sur ce qu'on a perdu, sur ce qu'on cherche, sur ce qu'on a et qu'on ne voit plus.

C'est un roman sur la transmission par la parole, sur les histoires et les légendes qui fondent toute humanité quand les animaux et les hommes se comprenaient.

Et puis, il y a la langue si ciselée et si poétique de l'auteur qui insuffle à ce roman une lenteur qu'il faut savourer pour s'imprégner des sensations et des sentiments. Une certaine angoisse sourde de ces pages mais elle reste à la limite. Un roman qui aborde une foule de questions : comment accepter de grandir quand le monde des adultes a perdu l'essentiel et qu'il est si cruel ? Comment trouver sa place sans se renier ? Comment vivre sans trop souffrir ? Comment aimer ? Comment traverser la douleur des non-dits et rester debout vaille que vaille ?

Une histoire se tisse à cette lecture, mais chaque chapitre est une histoire à elle seule. Tout se tient, tout se répond, comme un long ruban de vie qui serpente, qui se brise parfois, se remet en place et avance tant bien que mal. Pour arriver à une forme de vérité, celle des personnages, qui pourraient fort bien être vous ou moi, peu importe l'apparence. Une fin qui m'a totalement bouleversée -et le mot est faible- si bien que j'ai eu du mal à reprendre le cours de la vraie vie. Et des passages d'une telle fulgurance de justesse qu'on les relit, qu'on les note, qu'on a du mal à quitter tant ils vous touchent, disent ce que jamais vous n'auriez été capables de formuler mais que vous sentez au fond de vous comme une vérité tapie là depuis longtemps.

Petite apprend, grandit, éprouve mais elle nous en apprend aussi beaucoup sur ce que nous sommes. J'ai aimé être avec elle, souffrir avec elle, m'émerveiller avec elle, aimer avec elle, me révolter avec elle, accepter avec elle.

Un roman magistral, fulgurant, essentiel, bouleversant, tout comme le précédent Le cœur des louves.

Il y aurait tant à en dire mais je reste à la surface pour vous permettre de le découvrir à votre tour et d'y sombrer...pour vous y abreuver.

Je le relirais, c'est certain. Merci M. Servant.

Ce roman sort aujourd'hui en librairie.

Retrouvez l'avis de Céline du Tiroir à histoires.

La langue des bêtes
Stéphane Servant
Le Rouergue
Collection Doado

Existe aussi en version numérique

lundi 17 août 2015

Lectures d'été # 9 : Ce qu'on a trouvé dans le canapé puis comment on a sauvé le monde

Tout part d'un canapé et d'un crayon couleur courgette trouvé dans ses coussins. Oui, dit comme ça, vous vous demandez bien de quoi je peux bien vous parler ?

D'un roman d'aventures et de science-fiction absolument délirant et qui m'a vraiment plu.

Un canapé attérri un beau matin dans la rue devant l'arrêt de bus : découvert par trois adolescents River, Freak et Fiona , bien loin de se douter où cela va les mener. 

Carrément dans une aventure ébouriffante pour déjouer le complot d'un être maléfique venu de la planète Indorsia, bien décidé à faire des humains ses esclaves pour arriver à conquérir le monde. Pour cela, il nous manipule via la malbouffe et les téléphones portables. Pas si fictif que ça ...

Nos trois ados vont donc devoir venir en aide à Alf, un voisin plus qu'excentrique, mais qui a aussi de très bonnes raisons de combattre cet ennemi d'un autre âge.

Sur fond écologique, voici un roman à la James Bond 007, Retour vers le futur, Sherlock Holmes et Agatha Christie réunis, le tout avec une désinvolture et un humour bien particuliers mais on y adhère à fond tant c'est lu nulle part ailleurs !

Franchement, j'ai adoré son originalité, on ne s'ennuie pas une seconde !

Les Editions Les Grandes personnes ont vraiment le don de nous faire découvrir des univers différents et on en redemande !

Ce qu'on a trouvé dans le canapé puis comment on a sauvé le monde
Henry Clark
Editions Les Grandes personnes

dimanche 16 août 2015

Lectures d'été numériques


Et parmi les lectures d'été proposées tout le long du mois, voici un petit focus sur des lectures numériques via une application numérique du Prix des incorruptibles, téléchargeable gratuitement sur Google Play LA et Apps store ICI du 15 juillet au 31 août.

Pas moins de 7 lectures gratuites, de la maternelle au lycée : 4 albums et 3 romans.

Chacune enrichie de jeux et/ou de quiz pour tester la compréhension des histoires, et de témoignages des auteurs avec des éléments biographiques et bibliographiques.

Je l'ai donc testée en vacances, en voiture ou en train dans les longs trajets, dans les queues pour les visites de musées, en esprit nomade. Car l'avantage du numérique, c'est quand même l'opportunité de profiter de livres sans alourdir sa valise.

Les albums, je les avais déjà lus en version papier mais j'ai eu beaucoup de plaisir à les relire. J'ai donc particulièrement lu les romans, des romans que je n'avais pas eu l'occasion de lire encore, ça tombait bien !

Les poins forts

-Une ergonomie très simple d'utilisation : une page de garde qui donne les choix (photo) puis sur chaque choix, des éléments clairs comme un court résumé, les informations essentielles sur le livre en question, comme le nombre de pages (c'est bien de savoir où on en est) et le prix public d'achat (comme c'est gratuit, il est utile de rappeler qu'un livre rémunère des gens derrière),
-La touche menu bien visible : elle permet de naviguer dans les propositions très facilement et ça fonctionne bien (pas de bugs),
-Des choix de livres de différents niveaux de lecture adaptés à chaque âge, 
-L'enrichissement par les jeux et les témoignages des auteurs surtout (j'ai appris plein de choses sur eux...) apportent un plus indéniable, même si ..(J''y reviens plus tard).

Les poins faibles

-Une application numérique ? Elle ne l'est pas vraiment car le propre d'une application numérique est d'apporter une interactivité. On se situe là plutôt dans le PDF, enrichi de jeux et autres éléments.
-Son statisme : on a le livre sur un support numérique. Point. Pas de possibilité d'agrandir la page ou de changer les caractères ou leur taille par exemple et sur certains formats, cela m'a gênée.
-Le graphisme n'est pas si exceptionnel non plus, ça manque de pep's !
-Les jeux ne sont pas toujours intéressants, un peu scolaires et redondants, du coup, on ne va pas toujours au bout.

Mais elle a le mérite d'exister, de permettre un accès à la lecture facilement si on a le support bien entendu (optimisé pour tablette), elle est gratuite, sortie simultanément sur les deux stores les plus répandus.

On a aussi la possibilité de donner son avis sur l'application et de gagner des livres papier.

Je l'ai appréciée car elle correspondait à mon usage de vacancière, avec des romans que j'ai découvert avec plaisir, même si elle est très largement perfectible.

Avec cette démarche, les Incos restent dans leur vocation de développer la lecture plaisir auprès des jeunes sur un support qu'ils maîtrisent et qui les attirent. Alors, saluons la démarche !


Mon album préféré

Chroniqué ICI


Mon roman préféré


Une belle découverte pour moi que ce roman sur une thématique peu connue de la seconde guerre mondiale : l'interdiction du jazz par les nazis et son remplacement idéologique.


Retrouvez l'avis de Les lectures de Kik sur cette application


Les lectures de l'été
Les incorruptibles
Disponible sur Google Play et Appstore jusqu'au 31 août
Gratuit



vendredi 14 août 2015

Lectures d'été # 8 : Rosalie la petite poule qui rêvait de s'envoler

Un album flashy rose qui m'a interpellée non pas pour sa couleur, mais pour la petite poule noire Rosalie avec son baluchon.

Et puis on ouvre ce petit album et là, on se laisse porter par la musique de la langue, par les illustrations pleines de charme bucolique. 

Juste du rose et du noir, un tout petit peu de jaune, le mouvement induit par les courbes ascendants et descendantes de la végétation, un joli graphisme pour cette histoire d'une poule qui rêve de s'envoler et elle le chante haut et fort. En chemin, elle rencontre tour à tour une oie, une pie, un petit ver à soie, un papillon et tout ce petit monde entonne ce refrain de liberté tant convoitée et enfin accordée !

Vraiment, cet album me plait, plait, plait !


Il s'en dégage une belle lumière, une envie de chanter, de prendre la vie à la légère au gré des rencontres sur le chemin. Il est aussi très beau esthétiquement (même si le rose n'est pas ma couleur préférée) et très original dans son graphisme. Il me donne très envie d'en faire un tapis de lecture, les éléments de l'histoire s'y prêtent fort bien : cette promenade est si tentante qu'elle donne des ailes !

J'ai eu envie de l'offrir à Bouma lors de notre dernier swap d'été sur le thème de l'évasion et j'espère qu'il lui plait aussi. 

Coup de cœur !

Retrouvez l'avis d'A lire aux pays des merveilles

56/60 Challenge je lis aussi des albums 2015


Rosalie la petite poule qui rêvait de s'envoler
Claire Brun
Hélium


BONUS

Une petite poule blanche sur le toit de sa prairie...

mercredi 12 août 2015

Lectures d'été # 7 : Le mystère de Lucy Lost

©Méli-Mélo de livres
Un roman au souffle épique, une incroyable histoire, où l'auteur livre une part de la sienne très personnelle et qui rejoint la grande histoire.

Nous sommes sur l'archipel des Scilly (Royaume-Uni) où sur une île un pêcheur et son fils découvrent un jour une jeune fille quasi-morte de faim et de froid et qui a perdu la parole. Un seul mot prononcé par elle : Lucy. Ce sera désormais son prénom dans cette famille aimante qui l'a recueillie et qui la protège des rumeurs malveillantes. En 1915, en plein conflit mondial, les Allemands sont mal vus, des bateaux sont coulés au large, dont le fameux Lusitania avec des civils à son bord.

Autre volet de l'histoire : nous faisons la connaissance de la jeune Merry qui s'apprête à quitter les Etats-Unis avec sa mère pour rejoindre son père, soldat américain engagé, blessé et hospitalisé en Angleterre.

Et puis, un destin se noue sous nos yeux de lecteur...

Michael Morpugo n'a pas son pareil pour relater des histoires et tisser entre elles des liens incroyables. Nous y découvrons aussi un autre pan méconnu de la première Guerre mondiale très intéressant où l'humanité et la solidarité l'emportent sur la cruauté et où les hommes restent des hommes malgré le conflit. Et toujours la nature omni-présente et la présence rassurante d'un animal.

Je n'en reviens toujours pas de ce destin qu'a connu cette jeune fille, de la force de son caractère, des gens qui l'ont si bien entourée malgré les difficultés, de la force de l'amour plus fort que la mort.


Michael Morpurgo signe là un roman d'une grande humanité : une belle leçon de vie qui emmène dans son sillage...

Le mystère de Lucy Lost
Michael Morpurgo
Gallimard jeunesse

Existe aussi en version numérique

lundi 10 août 2015

Lectures d'été # 6 : Moi devant

Ils sont trois : Léon le grand (une sorte de chien géant tout poilu), Max le second (un petit garçon) et Rémi  le plus petit (un petit lapin).

Et Léon toujours devant.

C'est plutôt confortable pour les deux suivants de se fier aveuglément à celui qui est devant.
Mais, tout ce bel ordre change un jour quand une toute petite voix demande : Moi devant !

Et si on changeait de point de vue ? Et si chacun pouvait se placer devant à un moment ? Et se sentir grand à son tour car utile aux autres en étant leurs yeux, en leur indiquant le chemin., en leur aplanissant les obstacles. Et ainsi de suite puisque le tout petit Rémi réclame à son tour le droit de devancer.
Puis, à la fin, on marche chacun main dans la main parce que c'est drôlement bien ! De partager dans l'autonomie assumée.

Un album qui dit en suggérant mais en même temps qui va au bout de son idée de solidarité, de tolérance et d'amitié. Des grandes double pages avec le texte en bas pour dérouler tout ça et on ne s'en lasse pas.

Le duo Nadine Brun-Cosme et Olivier Tallec déploie toujours une sensibilité qui va droit au cœur. En tous cas, je les suis toujours les yeux fermés, pas besoin d'un grand Léon pour ça :)

Un album sur l'égalité des points de vue et sur la place que chacun a le droit de revendiquer quad il se sent prêt à grandir.

Coup de cœur !

55/60 Challenge je lis aussi des albums 2015

Moi devant
Nadine Brun-Cosme et Olivier Tallec
Père Castor

vendredi 7 août 2015

Lectures d'été # 5 : Cornichon Jim

Tout a commencé par un jeu entre deux enfants, Victor et Clémence. Un jeu de détectives.
Et c'est ainsi que Cornichon Jim est né...à l'insu des adultes, évidemment.

Les choses sérieuses commencent lorsque notre Victor (Fauchoins, 10 ans , en CM2)  se voit confier une filature par un garçon mystérieux.

Filature qui concerne ni plus ni moins la ..........de son école !

Et comme Cornichon Jim a finalement bien le virus, il ne dit pas non...Faire ses preuves aussi devant cette pimbêche (tu es sûr Victor ?) de Clémence n'est pas non plus étranger à sa décision.

Et voilà ! C'est là que les ennuis commencent et pas des moindres.

Notre détective en herbe va se retrouver embarqué dans une histoire de secret de famille qui le dépasse. Heureusement que les filles ne sont pas ingrates ! Clémence va venir à sa rescousse et tout finira bien, même si les adultes ont vraiment l'art de compliquer les choses  et ne se montrent guère coopératifs.

Voici un roman idéal pour les vacances : à mi chemin entre le roman policier et le roman d'aventures, il est drôlement bien ficelé, bourré d'humour, de retournement de situations, de suspense, d'amours incomprises, de réconciliation. Bref, d'humanité.

Mais de grâce Monsieur l'éditeur, pourquoi reste-t-il donc autant de coquilles ? C'est du plus mauvais effet à ce point. Dommage.

Un très, très bon premier roman que je vous recommande !

Une suite ?! Ce serait bien !

Le site de l'auteur Benjamin Desmares

Cornichon Jim
Benjamin Desmares
Le Rouergue
Dacodac

Existe aussi en version numérique

mercredi 5 août 2015

Lectures d'été # 4 : Albums d'Isabelle Simler


©Méli-Mélo de livres
©Méli-Mélo de livres

Les magnifiques et très originaux albums d'Isabelle Simler, illustratrice de talent mais aussi très discrète, se devaient d'entrer dans ces lectures d'été et notamment deux de ses derniers albums, qui constituent à eux seuls des univers uniques et particulièrement fascinants.



  • heure bleue : un album époustouflant de beauté qui nous fait entrer dans des camaïeux de bleus, certains connus d'autres moins, une vraie découverte pour cette couleur qui est ma préférée. La prouesse de cet album se situe dans l'envie de saisir ce moment fugace, la rencontre du jour et de la nuit, quand la nature se drape de son mystère, qu'elle va s'endormir mais aussi s'éveiller autrement, discrètement.

"Le jour s'éloigne...bientôt la nuit. 
Entre les deux, elle passe...
C'est l'heure bleue."

Des tableaux sont offerts à la vue et tous nos sens sont mis là en éveil : on finit par entendre les bruissements d'ailes, le clapotis de l'eau, le craquement des branches, dans ces grands tableaux double page dans une symphonie de bleu profonds et variés. Le vocabulaire est associé aussi à la couleur, ce qui donne à l'ensemble une cohérence indéniable.

Le lecteur n'est plus dans le livre, il vit lui aussi cette heure bleue, on a presque envie de fermer les yeux pour s'en imprégner, mais non, on ne peut pas, on veut tout regarder et s'enfoncer dans la nuit sombre qui arrive à grands pas.

Un album magique, splendide, dont les illustrations ont du demander des heures de travail tant leur finesse est si naturelle et réaliste. Il faut aussi saluer ici le travail éditorial qui met très bien en valeur l'ensemble. En bonus : un nuancier de bleus et une planisphére, qui place cet album à la frontière de l'imagier et du documentaire.


Retrouvez les chroniques de  : Bouma et Alice.





  • Le caillou de Ferdinand : tous les enfants collectionnent un jour bâtons, cailloux et autres trésors glanés au fil de leurs promenades et les font entrer dans leur imaginaire.
Ferdinand est à la plage et il trouve un caillou magique, évidemment. Trouvé par hasard, dans une chute, mais c'est comme s'il l'attendait. Un caillou unique, tout doux, brillant, q'il emporte chez lui. Un caillou qui le transporte dans son imaginaire foisonnant, un caillou qui va prendre des formes multiples, nourrir le jeune garçon dans sa soif de nature sauvage.

Un album tout de jaune cette fois, comme un soleil qui irradie, véritable ode aux trésors qu'offre la nature et à cette faculté qu'ont les enfants de la sublimer. L'articulation texte/image est très séduisante puisqu'elle permet au lecteur de quasiment vivre les sensations de Ferdinand, on est transporté comme lui dans ce vent qui nous fouette le visage, on entend le bruit des cailloux qui dévalent la pente, on sent la caresse de ce caillou si soyeux, on rentre dans le jeu imaginaire du garçon lorsqu'il égrène ce joli bazar d'objets que ce caillou lui évoque.

Il y a quelque chose de très sensuel dans ces pages, où je retrouve l'atmosphère d'un autre album d'Isabelle Simler "Tête-à-tête avec mon chat" (chroniqué ICI), avec ces traits juste suggérés au milieu de couleurs vives mais dont se dégage une sorte de mystère.


Un album là aussi magnifique qui nous entraîne en bord de mer et dans l'imaginaire foisonnant d'un enfant.

Retrouvez l'avis de Sophie

53 et 54/60 Challenge je lis aussi des albums 2015



AUTRES ALBUMS...



Je vous recommande aussi cet album "Des vagues" qui est une véritable plongée dans la faune et la flore du bord de mer. Un album qui constitue à lui seul une mine d'informations, dans des illustrations plus vraies que nature.

De la même auteure-illustratrice, j'ai aussi chroniqué : Plume ICI, dont il existe aussi un cahier d'activités.





Et pour compléter ses bestiaires et autres curiosités de la nature, voici La toile



où insectes de toutes sortes entrent dans une danse envoûtante.


Une auteure-illustratrice dont on reconnait aussitôt la patte. 
Pour en savoir plus, son site ICI



heure bleue
Le caillou de Ferdinand
& autres albums
Isabelle Simler
Editions courtes et longues

lundi 3 août 2015

Lectures d'été # 3 : Le grand mensonge de la famille Pommerol

A l'heure des départs en vacances vers sa destination, embarquons donc avec la famille Pommerol !

Destination : la Chine. Un voyage bien préparé depuis un an, bien annoncé, faut dire qu'on frime un peu...il faut que cela se sache !

Sauf que...
Un imprévu de taille arrive et la famille ne peut plus partir. Pour ne pas perdre la face, elle décide de se barricader dans sa maison pour faire croire à son départ (sans lumière, sans un bruit) et de vivre à l'heure chinoise, de manger chinois, de lire chinois, de regarder des films sur la Chine jusqu'à l'overdose. Cela donne des situations bien cocasses ! A leur retour imaginaire, il va bien falloir faire croire qu'on y est bien allé !

Des mensonges à la pelle, dans lesquels les adultes entraînent leurs enfants sans aucun état d'âme.
Mais là encore, rien ne se passe comme prévu, ce serait trop facile, vous vous en doutiez non ? 

Le perroquet dans le noir à la cave, le cœur de guimauve de la benjamine, une porte dérobée, un vieux monsieur dans la maison d'à côté et là, re-patatras ! 

Le mensonge se transforme en un autre mensonge encore plus gros...quand on fait croire à un retour précipité d'un pays pas si civilisé, on finit par s'empêtrer...

Mais c'est sans compter sur l'intégrité des enfants, bien plus matures que leurs parents d'adultes !

Voici un roman bien plaisant à lire qui invite à une réflexion sur nos choix et leurs conséquences sur les autres. Quand le souci de l'apparence passe avant tout, la supercherie risque de se craqueler bien vite. 

C'est rondement mené, pas un temps mort, de belles trouvailles, bref, on ne s'ennuie pas à cette lecture.

Vraiment réjouissant !

Le grand mensonge de la famille Pommerol
Valentine Goby
Lili Cortina
Editions Thierry Magnier
Coll. En voiture Simone

dimanche 2 août 2015

Appli coup de cœur # 11 : Ton dictionnaire illustré

Voici une application plutôt bien faite que j'ai trouvé au hasard de mes recherches sur l'Appstore (Vous savez ? La fameuse sérendipité...).

Et plutôt d'actualités puisque si vous voyagez avec vos enfants, elle se révélera bien pratique pour leur apprendre quelques rudiments de la langue locale, de s'amuser avec ses sonorités, de vous faire réviser à vous aussi, bref, d'apprendre mutuellement et en vacances, on a plus de temps !

Pas moins de huit langues y sont proposées. Puis, l'application se décline sous forme d'un imagier où 12 thèmes très accessibles sont proposés au choix : la maison, la plage, l'école, la cuisine, le cirque, ...Puis chaque objet est présenté en français puis dans la langue choisie, avec la prononciation.





Le tout dans un graphisme très coloré et tonique qui séduira bien les enfants dans cet apprentissage. Une façon d'aborder les langues de manière ludique sans prétention mais efficacité. 

Pour les globe-trotters en herbe !


Ton dictionnaire illustré
Creative experiences-Lisbon labs
Disponible sur l'Appstore

Pour iPhone et iPad
0,99€

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