nous les menteurs

Dans la famille Sinclair, on ne plaisante pas avec les apparences.

Il y a le père, la mère, les trois filles et les petits-enfants. Les pièces rapportées aussi, qu'on tolère plus par obligation que par tolérance.

Une famille richissime qui se retrouve tous les étés en huis-clos sur son île privée dans le Vermont.

Des maisons au luxe ostentatoire avec domestiques et tout ce qui va avec. 

Des relations lisses en apparence mais des non-dits, des rancœurs, des disputes, des relations de pouvoir à cause de l'héritage. Tout ceci s'exacerbe à la mort de la mère, intervenue peu avant ce fameux été quinze.

Fameux été quinze où Cadence, l'aînée des petits-enfants, la préférée due à son statut de première, est retrouvée inanimée à moitié nue sur la petite plage. Commence pour elle deux ans d'un chemin de croix fait d'amnésie, de douleurs physiques handicapantes et d'une chape de plomb de silence dans son entourage.

L'été 17 (celui de ses 17 ans) , elle retourne sur l'île après l'accident pour la première fois en espérant retrouver le fil de sa mémoire. Et surtout retrouver les menteurs, ses cousins de sang ou rapporté, comme tous les étés.  Ce sera bien plus dur qu'elle n'aurait pu l'imaginer...

Voici un roman à la Dallas qui ne m'a pas convaincue totalement. Jusque la page 180 environ, on assiste à la vie quotidienne et bien privilégiée de cette famille qu'on a presque envie de détester d'emblée. On attend le retournement de situation en espérant en prendre plein la figure. Certes, ce qu'on découvre n'est vraiment pas glamour, c'est même plutôt dramatique, mais bon, on peut tout aussi bien le ranger dans la case fait divers, dont les journaux regorgent malheureusement.

Si les tensions et hypocrisies de ce milieu sont assez bien rendues, on reste néanmoins dans pas mal de clichés. Des indices menés ça et là mènent le lecteur peu à peu sur la vérité.

Un roman qui devrait plaire aux adolescents avides d'absolu, de rébellion, d'idéaux humanistes et de clan de cousins soudé, où se mêle amitié, premier amour et désenchantement sur le monde des adultes.
Et il a obtenu la caution enthousiaste de John Green, rien que ça ! 

Autant dire que je n'ai pas été transportée par ce roman mais je l'ai terminé contrairement à d'autres romans qui me sont tombés des mains dernièrement.

Une déception donc, j'en attendais plus.

nous les menteurs
e. lockhart
Gallimard jeunesse

Existe en version numérique

Commentaires

  1. au départ j'étais comme toi, décue mais j'avoue que la fin ma un peu surprise et prise au dépourvue. C'est un roman étonnant mais il n'est peut-être pas non plus extraordinaire. a chacun de voir je crois avec ce roman :)

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    1. trop américain pour moi et je suis sans doute trop vieille pour ce type de lecture qui ne me surprend plus.

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  2. Même impression pour moi... déçue...

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