Les optimistes meurent en premier
Ce titre, c'est la théorie de Pétula, 16 ans, qui se protège de tout depuis qu'un drame a anéanti sa famille. Préférer que tout se passe au pire, se parer contre les aléas de la vie par tout un tas de superstitions, c'est sa façon de s'en sortir. Elle fait partie d'un groupe d'art-thérapie au lycée qui rassemble des adolescents ayant vécu des drames eux aussi. Leurs rapports sont plus qu'électriques. Jusqu'à ce que Jacob, jeune homme à la main bionique car amputé à la suite d'un accident, arrive et bouscule ce petit monde par sa passion du cinéma. Mais il se pourrait bien qu'il cache un lourd secret lui aussi. Dis comme ça, on peut se dire : oui, ben, rien de nouveau sous le soleil. Mais c'est sans compter sur le regard de Susin Nielsen qui sait toujours insuffler du positif et de l'humour pour et entre ses personnages. On lit ce roman parfois le cœur serré mais aussi le sourire aux lèvres tant le lecteur est témoin des trans...