La princesse de l'aube

Un grand format et une magnifique couverture qui donnent d'emblée envie d'ouvrir ce conte.

Une fois ouvert, on plonge envoûté dans les arcanes et les illustrations pleines de lumière, malgré l'obscurité.
C'est toute la grâce de cet album que de jouer entre le clair obscur, l'ombre et la lumière, soleil et sous-sol de la terre.

Une belle charge symbolique que cette histoire : le pays d'Elyséa est un pays heureux où tout est produit en abondance pour permettre à ses habitants et souverains de vivre en toute quiétude sans se soucier du lendemain. Mais un jour un tremblement de terre précipite tout ce monde dans les entrailles de la terre. Commence alors pour ce peuple un long cheminement de survie dans des conditions difficiles, sous terre, sans lumière.
L'espoir revient avec la naissance royale de la princesse Lucia ("Lumière") : avec elle et sa joie de vivre, sa peau blanche, sa chevelure lumineuse et ses yeux bleu ciel, la vie jaillit à nouveau jusqu'au jour de son mariage avec le tisserand du palais qui renvoie le monde d'en bas au monde d'en haut, celui d'avant. Lucia comprend alors ce passé dont elle hérite et décide de s'en souvenir pour mieux profiter de ce que la vie lui donne à nouveau en abondance.

Plus qu'un conte écologique, il s'agit là d'une belle réflexion philosophique : profitons de la terre nourricière mais en se rappelant ce qu'on lui doit et en respectant ces dons de la nature.

Les illustrations de Sophie Lebot, tantôt lumineuses, presque transparentes, tantôt sombres mais pas angoissantes, avec cette présence des petites cages de fil de fer, subliment ce texte de Sophie Bénastre que j'ai relu plusieurs fois tant il interpelle le lecteur dans son message.

Un album magique et envoûtant !

La princesse de l'aube
Sophie Bénastre
Sophie Lebot
De La Martinière jeunesse

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