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jeudi 9 juin 2016

Que du bonheur !

Tout comme le contraste de la couverture-se baigner avec son bonnet d'hiver à grosses mailles-le titre est à prendre en une assertion à la fois caustique et optimiste.

Et pour cause...
Angela Milhat (15 ans)-comme Angela Davis, ah ces parents qui fantasment !, jeune fille boulimique qui souhaite avant tout passer inaperçue va vivre en une année pas moins de sept malheurs à la suite :
1. Le jour de la rentrée en seconde, elle se casse la figure et le nez au passage. Rien de pire que de rater son entrée dans le monde impitoyable du lycée (vous vous souvenez ?)
2. Ses parents divorcent et s'habituer à deux maisons, c'est carrément impossible (la gestion des petites culottes, un cauchemar !),
3. Son chat adoré meurt d'une belle mort (mais quand même, il aurait pu choisir une autre année),
4. Sa meilleure amie depuis la sixième la trahit en sortant avec le garçon sur lequel elle fantasme en secret (le coup classique de la meilleuuuurrre amie !)
5. Avec tout ça, son année scolaire passe à la trappe et à la fin de l'année c'est le redoublement (mais ce que j'ai ri à ce passage !)
6. Son père ne trouve pas mieux que de l'emmener en vacances chez son papi en Ariège dans le trou le plus mortel au monde (mais comment elle a fait ?),
7. ...Et sa mère de réserver un camping avec des Belges à Palavas-les-Flots qui a des allures de camp bruyant...(alors là, vos zygomatiques frôlent la crampe !).

Bref...pas la joie ?

Sous forme de carnet, avec des annotations manuscrites et des photos scotchées maladroitement, avec non pas des titres de chapitres mais des réflexions hilarantes d'ado au bord de la crise de nerfs, Rachel Corenblit embarque le lecteur dans le ressenti d'une adolescente mal dans sa peau, dont les événements malheureux accumulés font déborder le vase d'une coupe déjà bien pleine.

Mais par devers l'humour grinçant et souvent très réaliste se cache une autre réalité : la conscience aiguë de quitter le monde de l'enfance pour celui pas très réjouissant du monde des adultes. Comme s'il fallait presque en passer par ces épreuves pour sortir de cette mue et grandir.

J'avoue ne pas avoir été totalement convaincue par le chapitre sur le titre de chanson qui a inspiré le titre du roman, même si j'en comprends la finalité.

Par contre, la fin vous tire un sourire satisfait. Bravo Angela !

Un roman à l'humour décapant, plein d'auto-dérision, frais et vitaminé : ça se lit tout seul ! Que du bonheur ! :)


Existe aussi en version numérique

Que du bonheur
Rachel Corenblit
Le Rouergue
doado

2 commentaires:

  1. Ta conclusion était facile... Mais j'aime bien le rythme énumératif de ton article et les renvois au texte. Je l'ajoute dans ma PLA !

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  2. Je me suis régalée, elle m'a bien fait rire cette Angela ! ;-)

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Votre p'tit avis, c'est ici...merci !

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