Kalil
Un Michaël Escoffier , ça ne se refuse jamais surtout quand il est l'auteur et l'illustrateur à la fois. Un premier album en solo. On est davantage habitué à le lire dans un registre plein d'humour et souvent rempli d'implicite. Ici il emprunte le registre du conte et de la lampe merveilleuse avec son génie pour illustrer une fable philosophique à la leçon finale qui tombe comme un couperet. Kalil n'a plus rien à perdre : pauvre, borgne, affamé, il trouve refuge dans une église et délivre le génie de la lampe. Comme dans le conte, le génie lui demande son vœu. Kalil lui en fait part. Il devient alors poisson. Avec les risques que cela comporte. A la première lecture, la fin vous suffoque un peu. On ne s'y attend pas comme ça, là tout de suite même si elle est pleine de vérité sur le miroir aux alouettes des enchanteurs, avec ce mélange culturel en arrière-plan. Outre l'histoire, je dirais que la performance de cet album se situe dans son...