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lundi 29 septembre 2014

Humains

Le professeur Andrew Martin, éminent professeur de mathématiques à l'université de Cambridge, n'aurait pas dû faire cette découverte. Une découverte mathématique fondamentale puisqu'elle peut ouvrir à l'humanité des avancées incommensurables.

Seulement voilà : au fin fond de la galaxie, où la religion sont les mathématiques, on ne voit pas cela d'un très bon œil...Un extra-terrestre débarque donc sur terre sous les traits du professeur, avec pour mission d'éliminer tout ceux qui auraient été mis au courant de cette découverte majeure. Il va donc s'immiscer dans la vie de sa famille (Sa femme Isobel et leur fils Gulliver) et ses amis. Pas simple quand on ne sait rien de son passé...

Evidemment, ses impressions sur les humains s'avèrent dans un premier temps plutôt désastreuses. Puis peu à peu, il va découvrir d'autres facettes bien plus agréables de notre condition d'humain et va réviser son jugement. Cela va le mener bien loin, peut-être bien plus loin que sa propre planète... 

Si au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans la peau du personnage, j'avoue que très rapidement, je me suis laissée embarquer par l'humour et les situations cocasses de cette histoire. Les dialogues sont tout du long savoureux d'intelligence, de répartie et de bon sens. 
C'est un roman aussi philosophique très profond sur notre condition d'humain et qui fait notamment réfléchir à ce qui est important pour chacun d'entre nous. Dans ses relations aux autres, ce personnage n'admet aucun compromis, plus par ignorance que par mauvaise foi. Du coup, il est sans fard et va à l'essentiel. C'est notamment le cas dans sa relation avec le fils adolescent : s'il n'est pas son vrai père, il va s'attacher à lui et vice-versa. Ce roman pose aussi en filigrane le sujet des liens filiaux qu'on se choisit et qu'on préfère finalement à ceux régis par la stricte biologie.

Un roman très humain dans tous les sens du terme dont la fin est très touchante. 

      Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres




Humains
Matt Haig
Hélium

samedi 27 septembre 2014

PETIT POUCE dans la forêt

Ce titre inaugure une toute nouvelle collection pour les tout-petits chez Didier jeunesse, que je considère être l'éditeur spécialiste des comptines jeux de doigts.

Car bien avant de connaître les sens des mots, le tout-petit est tout particulièrement sensible à leurs sons. Et quoi de plus naturel que de s'amuser  avec son pouce !

Dans ce titre, la comptine classique de Petit Pouce est réadaptée puisqu'une fois réveillé, Petit pouce part en balade en forêt pour faire un tas de découvertes, jouer à cache-cache et se faire un peu peur...Mais tout finit bien et il rentre à la maison...









"Toc, toc, toc, Monsieur Pouce, c'est l'heure !
Non, non, non, je ne veux pas me lever !
Toc, toc, toc, Monsieur Pouce, c'est l'heure !
Bon d’accord, je sors !
Bonjour maman, bonjour papa
Bonjour grand frère, bonjour p’tite sœur
Tout le monde est levé
On va déjeuner !"




On peut soit lire l'histoire à voix haute ou alors la raconter uniquement avec les gestes, qui sont très bien indiqués.


En voici d'ailleurs une vidéo :


Marie Brignone est orthophoniste, spécialisée dans la rééducation de la voix chantée et parlée, en direction des personnes atteintes de surdité. Les comptines sont pour elle un terrain de jeu privilégié.

L'illustratrice Marie Mahler a su mettre en valeur la gaieté de cette histoire par des dessins colorés, parfaits pour attirer l'attention du tout-petit.

Dans la même collection est sorti également Petit Pouce dans la neige. Sortiront en 2015 Petit Pouce et le printemps et Petit Pouce et l'été.

Voici un titre que je vais utiliser dès le mois d'octobre pour mes séances de bébés lecteurs "Les p'tites pousses" (petit clin d’œil...). Un livre qui va me servir pour ritualiser l'accueil avec papa et maman...

A lire ou raconter ans modération dès 18 mois.

                   Il compte (54/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson



Petit pouce dans la forêt
Marie Brignone et Marie Mahler
Didier jeunesse
Collection Mes premiers jeux de doigts 

jeudi 25 septembre 2014

Tant que nous sommes vivants

Anne-Laure Bondoux, je la connaissais pour Les larmes de l'assassin (2003) et pour Le temps des miracles (2009).

Et pour rien au monde je ne voulais passer à côté de son nouveau roman : "Tant que nous sommes vivants".

Ce roman m'a envoûtée dès ses premières lignes, ainsi que la lettre de l'auteure qui l'accompagne, où elle explique le feu de l'écriture de la genèse de cette histoire.

Un roman qui prend très rapidement des allures de conte initiatique où le noir et le blanc, l'ombre et la lumière se disputent tout simplement la vie.

Le lecteur est transporté dans un monde où les humains n'ont plus d'espoir, plus de repères, où tout est gris, noir, sale, sans avenir possible. Un village et son usine d'armement : dernier vestige d'un monde avec du travail. On y rencontre Bo et Hama, l'étranger et la fille sans mère, ouvriers, qui s'aiment d'un amour fou. A la suite d'une explosion, un cratère a remplacé l'usine avec ses cadavres et ses survivants. Hama en fait partie. Bo est désigné le coupable idéal par la vindicte populaire. Désormais, la vie ne sera qu'exil pour eux. Rejetés avec l'enfant qu'elle porte. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que la vie n'est qu'un éternel recommencement...Leur fille, Tsell, fera le chemin à l'envers, comme pour "réparer" le passé.

Une histoire forte aux accents philosophiques, sur nos métamorphoses intérieures et sur le fait que nous sommes tous maîtres de notre destin, à nous de le forger : "Tu crois qu'il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ?""

Une construction par chapitre alternant une assertion et son contraire, une écriture simple mais efficace, pleine de sensibilité. Et des échos au monde actuel et à son absurdité.

Je me suis dit qu'on tenait la Timothée de Fombelle, au féminin.

Un roman qui a trouvé écho en moi : mon grand-père était forgeron...J'ai encore l'odeur âcre de la forge dans la gorge. Ce lieu m'impressionnait tellement quand j'étais enfant, plus encore ses gestes forts et précis pour travailler la matière.

Un roman dont on sort grandi, plus vivant que jamais.

Il sort aujourd'hui en librairie.

Tant que nous sommes vivants
Anne-Laure Bondoux
Gallimard jeunesse

      Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres



mercredi 24 septembre 2014

Le tout petit

Voici un imagier photographique qui est une réussite à tous points de vue : original car il allie une partie du corps, dessinée à la plume, à une partie du paysage photographiée, de façon ludique, inventive et très poétique.

Des découpes dans ce joli papier glacé initie le jeune lecteur à une véritable balade dans les éléments paysagers photographiées de bien belle manière. 

Le tout donne ensemble gai, coloré et surprenant. On se laisse embarquer dans l'histoire que ça raconte finalement et autant d'histoires à chaque relecture qui émergent de l'imagination.

Des photographies de très belle qualité qui donne à l'ensemble une note de réalisme en plus de la poésie naturelle qui s'en dégage.

Le tout petit a été aussi décliné en Le tout petit jeu et c'est par LA et franchement, qu'est-ce que ça fait envie tout ça !

Une sorte de land art corporel très esthétique.



Il compte (53/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


Le tOut petit
Anne Letuffe
Atelier du poisson soluble

lundi 22 septembre 2014

Chat noir tome 1 : Le secret de la tour Montfrayeur

Mais qui est donc ce chat noir ? Un voleur ? Un justicier ? 
Sasha, le fils du forgeron, aimerait bien savoir qui se cache sous ces griffes de métal...et il n'est pas le seul ! Le seigneur de Deux-Brumes, leur village, a promis une forte récompense pour qui le prendra mort ou vif. La vérité va prendre un tour bien amer pour le jeune garçon et sa vie va changer u jour au lendemain. Que se passe-t-il donc sous la chapelle des Alchimistes ? Et d'où viennent tous ces rats dotés d'une sorte d'intelligence ?
Sasha et Cagouille, son ami de toujours et au vocabulaire bien fleuri, vont être embarqués dans une aventure digne d'un jeu du chat et de la souris...

Dommage que le deuxième tome se fasse tant attendre !
Voilà une histoire bien ficelée dans laquelle le lecteur se laisse embarquer facilement et avec grand plaisir.


Ce titre fait partie du Prix Tam-Tam j'aime lire 2015.
Il en reste un ! Déjà lu et en cours de chronique...

Chat noir, tome 1 : Le secret de la tour Montfrayeur
Yann Darko
Gallimard jeunesse

dimanche 21 septembre 2014

L'étrangleur est de retour

Et voici la suite de "L'étrangleur du 15 août" !

Et oui, l'étrangleur est de retour alors frémissez, tremblez, suez à grosses gouttes !

Thomas est à peine remis de ses émotions fortes de l'été que le criminel s'évade de prison lors d'un transfert et kidnappe sa maman...

Le piège va fonctionner puisqu'il vole à son secours sans prévenir la police.

S'ensuit des rebondissements qui tiennent en haleine jusqu'au bout !
Une suite qui tient très bien la route  et franchement, on se croirait posté derrière l'action comme témoin de première ligne.



Suspense garanti 100 % !
Ils ont bien du cran ces enfants mais ne faites surtout pas comme eux...ça pourrait mal finir !
En plus, il y a une super-dédicace qui m'a fait rudement plaisir en souvenir de cette rencontre-là...

Merci pour cette promesse tenue !

L'étrangleur est de retour
Sandrine Beau
Oskar jeunesse
Collection Court-métrage


             Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres

vendredi 19 septembre 2014

Chat par-ci, chat par-là

Lundi/Lunes : attention, voici le chat messager !

Lorette, vieille dame grincheuse, est immobilisée la jambe dans le plâtre depuis qu'un gamin lui a foncé dessus en vélo. 
Sofiane, garçon solitaire, est immobilisé la jambe dans le plâtre depuis qu'une vieille dame...(Vous devinez ?).

Seul ce chat noir qui vient leur rendre visite tue un peu de leur solitude. Son collier va faire office de facteur. Des petits messages envoyés par chacun mais au fait, arrivent-ils au bon destinataire ?

Stéphane Servant m'a une de fois de plus surprise par son imagination et son art d'amener ses histoires. Il exploite à merveille le procédé de cette collection Boomerang où les histoires recto-verso se répondent. Dans le cas présent, non seulement elles se répondent dans un parallélisme  parfait mais elles se croisent, seul le chat fait le lien. Un chat espiègle et sauvage qui va forcer le cours des choses pour nos deux alités.

Beaucoup de fraîcheur, de suspense et de poésie dans ce roman qui nous dit combien la solitude est un sentiment partagé quelque soit l'âge. Que l'écriture peut être salvatrice. Que le destin fait parfois bien les choses...

Les illustrations des deux couvertures, avec sa part de mystère,  complètent ce texte à merveille et en font un très bel objet.

A mettre entre toutes les mains en cette rentrée ! 




Retrouvez l'avis de Bouma-Un petit bout de (bib), elle aussi conquise.

Chat par-ci, chat par-là
Stéphane Servant 
Illustrations de Maria Orzel
Le Rouergue
Collection Boomerang



 Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres

mercredi 17 septembre 2014

Pas faim ?

J'avais adoré "Pas sage ?" où un petit loup menace de manger un enfant vraiment pas sage...et là, dans "Pas faim ?", il tient parole !

Il a vraiment mangé un enfant, se caresse le bidon de contentement, sans un poil de culpabilité parce qu'il "avait prévenu". Ben voyons !

Au petit lecteur de s'en offusquer mais le petit loup argumente, l’œil goguenard, un rien décomplexé : il l'a mangé aussi parce qu'il ne ne voulait pas manger ce qu'il avait dans son assiette...Nous y voilà !

L'enfant proteste et on en arrive à un dialogue truculent jusqu'à la chute finale...absolument irrésistible !


Un album une fois encore délicieux à souhait, que je ne vais pas me priver de lire aux tout-petits avec un plaisir évident et communicatif !

Un vrai régal de lecture comme je les aime !


Pas faim ?
Alex sanders
Loulou & Cie


                        Il compte (52/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


lundi 15 septembre 2014

Mots clés pour réussir ses dictées

Quand j'étais enfant, on avait des moyens mnémotechniques pour les règles d'orthographe et elles restent bien ancrées...
Des exemples ?
-l'accent de la cime est tombé dans l'abîme
-Le tu ne se promène jamais sans son s
...
Et dans ce livre bonne-mine, vous en trouverez une flopée !

Voici un livre intelligent pour assimiler les règles d'orthographe, de conjugaison et de ponctuation de notre si belle (et difficile) langue française.

Sous forme de comptines bien enjouées et de jeux de mots facétieux, on s'amuse à déjouer les pièges et à retenir le ba.ba des règles les plus simples, qui sont aussi rappelées dans leur forme académique. Les illustrations rigolotes apportent une touche d'humour indispensable pour donner à l'ensemble légèreté et bonne humeur.

Un livre bien utile en cette rentrée pour que les dictées ne se transforment pas en cauchemar...

J'aime bien ce principe de dédramatiser ce qui ne devrait pas l'être...Apprendre en s'amusant, il n'y a rien de tel pour mémoriser...et ça vaut aussi pour les tables de multiplication...

Alors, au petit déjeuner, au repas du soir, rien de tel qu'une bonne révision en famille...Crise de fous rires garantis ! Chez nous, on a toujours fait comme ça...

Il n'y a guère que le titre que je ne trouve pas assez percutant et trop scolaire...Mais je sais, c'est une collection...

Mais au fait, on en fait encore, des dictées ???

Allez, je m'en vais réviser moi...:)

Ma copinaute Chlop m'a indiqué ce lien fort intéressant qui traite justement de cette question...

Mots clés pour réussir ses dictées
Benoît Marchon
Illustrations de Claude Delafosse
Actes sud junior

dimanche 14 septembre 2014

La quête d'Ewilan

J'ai plongé dans Bottero cet été...

Une promesse faite à mes enfants qui, eux, l'ont déjà lu au moins, je ne sais plus, plein de fois. Je leur ai acheté les versions intégrales. Les plus jeunes s'y replongent encore avec délice.
Il y a eu aussi cet article d'une copinaute. Coalition ? 

Alors, j'ai plongé aussi...et c'est pas mal du tout !


Ewilan, c'est une quête initiatique. Celle d'une jeune fille, appelée Camille dans notre monde, adoptée et qui ne s'y sent pas à sa place. Elle y a pourtant un ami, Salim. Tous deux vont vivre une aventure incroyable dans l'autre monde, rencontrer des êtres extraordinaires : Edwin et Ellana. Des guerriers au sang-froid remarquable. Des créatures d'un autre âge aussi, sorties de l'imagination fertile de l'auteur. Ewilan va surtout apprendre qui elle est et va avoir en tête de retrouver ses parents. Mais avant, elle doit accomplir une mission de la plus haute importance, qui est ni plus ni moins de sauver le Royaume de Gwendalavir, en guerre...

On ne peut nier que cette épopée héroïque a ouvert le chemin de la littérature dite de "Fantasy" en France en 2006. Et je comprends fort bien que les adolescents puissent s'identifier aux héros si bien mis en scène par Pierre Bottero. De très belles valeurs défendues aussi : courage, solidarité, amitié, abnégation, droiture, loyauté. Une lecture très fluide aussi malgré le pavé que représente cette première trilogie.

Mais mon regard d'adulte est plus nuancé : la construction des chapitres est souvent similaire et suit le même schéma. Dans des paysages variés et si bien décrits qu'on les imagine, les héros sont sur la route, campent, font le point, combattent des méchants bien méchants, rejoignent la destination décidée et ça recommence...Les rouages de l'histoire une fois bien mis en place ne réservent du coup que peu de surprises. Néanmoins, une intrigue bien ficelée avec des passages aux très belles trouvailles. Je me suis surprise à avaler ces pages avec plaisir, moi qui ne suis pas particulièrement fan du genre.

Et quelle joie pour nos enfants de voir Papa Pépito lire "A comme Association" et Maman Pépita la première trilogie. Un été à marquer d'une pierre blanche !

Mais ce n'est pas fini...Il y a les autres...je vais tâcher d'aller au bout, d'été en été...

Cette trilogie existe aussi en bandes dessinées chez Glénat (deuxième tome à paraître en octobre prochain) et on a déjà le premier à a maison...Obligé ! :)

La quête d'Ewilan
Pierre Bottéro
Rageot
L'intégrale

vendredi 12 septembre 2014

Vacarme

Les albums de Gaëtan Dorémus ne laissent jamais indifférents...

"Ce monde vraiment est trop bruyant
Ce monde est trop grand pour un si petit éléphant..."


Ce petit éléphant souffre : les bruits de l'immeuble, de la ville, du tonnerre, du quotidien,...tout lui insupporte...Le monde est trop grand pour lui. Il n'arrive pas toujours à identifier l'origine de ces bruits qui l'agressent.

©Editions Notari
Les illustrations de cet album ont une force plus grande encore que les mots exprimant cette souffrance.

©Editions Notari
Mais une fin qui apaise et qui redonne au petit éléphanteau l'espoir et l'envie d'appartenir au monde...

©Editions Notari

Un album qui rappelle combien tout est souvent difficile à hauteur d'enfants...

Pour en savoir plus sur la technique utilisée, allez faire un tour sur le site des Editions Notari.


                    Il compte (51/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


Vacarme
Gaëtan Dorémus
Editions Notari
L'oiseau sur le rhino

mercredi 10 septembre 2014

Paris en pyjamarama


Envie de prolonger les vacances ?
Et si on allait visiter la capitale en compagnie du pyjama rayé ?

Les éditions du Rouergue reviennent avec un nouvel album de pyjamarama, vous savez, cette technique de l'ombro-cinéma, et ce que c'est chouette !


Les monuments de Paris prennent vie, scintillent de mille feux et la capitale porte vraiment bien son nom de ville lumière. 










On y reconnait la Tour Eiffel (on se croirait au feu d'artifice du 14 juillet...), les bateaux mouches, le Moulin Rouge, Beaubourg, la fontaine Stravinsky,...


De très beaux graphismes et un texte plein d'émerveillement : on s'y croirait vraiment... 


Ceux qui connaissent ne peuvent qu'admirer la splendeur de leur ville et ceux qui n'y sont jamais allés doivent piétiner d'impatience !


Une bien belle façon de (re)découvrir Paris et un procédé qui plait beaucoup aux enfants !

Un album qui sort aujourd'hui-même.



J'ai chroniqué aussi : New-York en pyjamarama et Lunaparc en pyjamarama
Il existe aussi Moi en pyjamarama. 
Tout une collection déjà !



 Il compte (50/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


Paris en pyjamarama
Frédérique Bertrand
Mickaël Leblond
Le Rouergue

lundi 8 septembre 2014

Mon père est parti à la guerre

Fin juillet 1914 : Alfie, 5 ans, mène une vie heureuse dans un quartier de Londres, entouré de ses parents aimants, de sa grand-mère et de ses voisins.
Sauf que la menace de la déclaration de guerre plane et va entièrement bouleverser son quotidien : son père part au front, il ne le verra plus pendant quatre ans...
Le jeune garçon qui grandit découvre alors que dans la vie, rien n'est jamais acquis, qu'il faut se battre aussi en dehors du front et que la réalité de la guerre n'est pas du tout celle que veulent lui faire croire les adultes.
Son obsession : savoir ce qui est arrivé à son père...Il va y arriver, drapé dans une certaine naïveté mais aussi d'une forte dose de courage.


Voici un roman extrêmement touchant sur la première guerre mondiale vue à hauteur de yeux d'enfant. On suit au quotidien son quotidien fait de petites choses et de grandes interrogations sur la façon dont tourne son monde qu'il ne reconnait plus. Plein de ressources, il ne se laisse pas abattre et poursuit son objectif avec bien plus d'abnégation que n'importe quelle grande personne. 

J'ai apprécié aussi d'avoir le point de vue d'un jeune garçon qui vit cette guerre dans un autre pays. Les enfants lecteurs d'aujourd'hui vont ainsi prendre un peu plus la mesure de ce qu'est un conflit mondial.

Et comme le lui a dit son propre père : il faut tout faire pour que toi, adulte, tu ne connaisses pas la même tragédie.

Ce roman a été écrit par John Boyne, l'auteur du garçon en pyjama rayé, qui traite aussi de l'horreur d'une autre guerre. Il semblerait que le père d'Alfie n'ait malheureusement pas été entendu...

De cet auteur, j'ai lu aussi : Noé Nectar et son voyage étrange

Retrouvez aussi l'avis d'Alice aux pays des merveilles

Mon père est parti à la guerre
John Boyne
Gallimard jeunesse

vendredi 5 septembre 2014

Français et Histoire...A la petite semaine


Les deux premiers tomes Maths et Philo m'avaient déjà beaucoup plu...
Les deux qui viennent de sortir, j'adhère complètement !

Sous forme de petits cahiers d'écoliers, avec les lignes et des croquis (un peu comme des gribouillages sous l'effet de la pensée qui vagabonde), le principe est le même : selon la matière, la pensée d'un enfant s'égrène sur la semaine mais rattaché à un principe de réalité quotidienne.


  • Français à la petite semaine : sur le chemin de l'école dans la voiture de papa, ça coince, ça embouteille, ça klaxonne, ça frise le cauchemar...Finalement, un peu comme les règles de grammaire, de conjugaison et d'orthographe du français difficiles à appréhender, avec leurs codes. Parallèle au code de la route, avec ses règles parfois absurdes aussi. Car "Le code de la route, je suis sûre que c'est plus simple que le code de la phrase". Et si on mettait un peu de poésie là-dedans ? Voici une matière qui parle elle au moins ! Un texte drôlement bien tourné...

  • Histoire à la petite semaine : dans le jardin de Papi, retour aux sources...Bain de boue, poule au pot, arbre cachette...Tout est prétexte pour ce papi d'inculquer des rudiments d'histoire à ses petits-enfants, avec ses idées bien tranchées et son langage aussi fleuri que ses parterres de fleurs. Les illustrations de ce tome-là sont époustouflantes de beauté...

En découvrant cette collection l'année dernière, signée par le duo Rachel Corenblit et Cécile Bonbon, j'attendais les suivants et franchement, ça valait le coup d'attendre ! 

Et les prochains ?

Note : et cette fois, on lit mieux sur les lignes...

     Ces romans comptent pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres





Français
Histoire
A la petite semaine
Rachel Corenblit et Cécile Bonbon

mercredi 3 septembre 2014

Intemporia : le sceau de la reine

Ce titre inaugure une toute nouvelle collection chez l'éditeur Le Rouergue : EPIK.
Une collection qui va regrouper tous les genres liés au fantastique (SF, Fantasy, dystopie, horreur,...). Très ambitieux mais stimulant.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce roman est épique !

Quel talent d'écriture ! Je connaissais Claire-Lise Marguier pour son premier roman magistral Le faire ou mourir.

Mais là, elle confirme son talent dans un tout autre registre.

Nous sommes transportés dans un royaume où règne Yelana, une reine manipulatrice et assoiffée de pouvoir. Elle est aidée dans son obsession par son demi-frère Yelan qui l'idolâtre. C'est son homme de main. Elle a réussi à renverser le roi Arden du royaume de Terendis, grâce aux pouvoirs que lui confère le Sceau. Elle en porte la marque en forme de demi-lune sur le ventre. Seule une contrée l'intéresse : La Plaine protégée par un bouclier bienfaiteur. Ce bouclier constitue un obstacle dans son ultime quête...

Pourtant, le roman débute sous cette Plaine, où vit Yoran, un jeune homme au caractère révolté, mais honnête et droit. Il vit paisiblement dans son village à mille lieux de soupçonner ce qui se trame dans le royaume. Il a l'âge de prendre femme. Loda est la plus belle de toutes. Ils vont vivre leur amour entier et serein pendant une année...jusqu'à ce que des fièvres inexpliquées et inexplicables viennent faire mourir des membres de cette communauté apparemment sans histoires. Tous les malades ont le signe du Sceau. Loda les soigne du mieux qu'elle le peut grâce à ses connaissances des plantes. Elle contracte elle aussi la maladie. Portant leur premier enfant, c'en est trop pour Yoran. Les Anciens vont alors lui révéler l'existence du bouclier qui protège leur village et qui s'affaiblit sans raison. Une pierre pourrait les sauver. Il part donc à sa recherche bille en tête sans soupçonner que cette quête va le révéler à lui-même...Il va y rencontrer Tadeck et les insoumis, leur aura particulière et leurs dons. Il ne sera plus jamais le même...

C'est un roman très prenant, très, très bien écrit, très bien construit (mais qui souffre tout de même de quelques longueurs.... ). Et ce n'est pas fini : le tome 2 parait début 2015.
Une histoire de 1000 pages au total.

En fait, je suis restée un peu sur ma faim à l'issue de ce premier tome : je m'attendais à un peu plus d'héroïsme et de belles valeurs défendues, comme c'est le cas tout du long. Mais sans doute est-ce une façon de mieux rebondir dès le prochain tome, j'en suis certaine. Yoran sera-t-il pris de remords ? Sa communauté va-t-elle le soutenir ? Le bannir ? Lui et Loda ? Leur enfant sera-t-il un fils et se révèlera-t-il comme le roi tant attendu ? Quel rôle a joué le père de Yoran ? Quels véritables liens unissent-ils Tadeck et Yoran ? Autant d'interrogations soulevées, peut-être vaines...mais je me plais à penser que certaines vont trouver leurs réponses, qui sait ?

Une collection qui n'a pas fini de faire parler d'elle et qui va en passionner plus d'un car elle porte des messages qui suscitent d'emblée l'adhésion.

Ce tome sort aujourd'hui même en librairie.

Intemporia tome 1
Le sceau de la reine
Claire-Lise Marguier
Le Rouergue
Collection Epik

Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres


mardi 2 septembre 2014

Rébellion chez les crayons

La couverture est explicite...

Les crayons ont décidé de faire la révolution...Un vent de revendications souffle chez ces douze crayons de couleurs en colère...

Ils envoient des lettres à leur propriétaire, un petit garçon, Duncan,  qui a été très surpris de les trouver, remplies de leurs réclamations et en réfléchissant bien, on se dit qu'elles sont bien légitimes : pourquoi le rouge n'est-il destiné qu'au camion de pompiers, à Noël, aux tomates, et j'en passe ...Il est surmené, trop sollicité. Et le bleu au ciel et à la mer ? Quant au jaune et au orange, ils se disputent sans cesse la couleur du soleil. Le noir se trouve pas assez mis en valeur, le beige veut travailler plus, le violet est un maniaque car il ne supporte pas qu'on déborde...
Bref, rien ne va plus dans le monde des couleurs...

Le petit Duncan va trouver la parade : tous les mélanger dans un magnifique dessin où l'imagination a la part belle !

En ce jour de rentrée scolaire, je ne pouvais pas passer à côté...

Les illustrations d'Oliver Jeffers, aidé par des dessins d'enfants, sont plus vraies que nature...

Un album râleur mais pas que ...Il tord le coup au conformisme ambiant et remet en cause les habitudes si bien ancrées. 
Le changement, c'est bien aussi !

Alors, bonne rentrée scolaire à tous les enfants et les jeunes...
Surveillez vos trousses !

Retrouvez l'avis de Sophie LJ


Il compte (49/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson

Rébellion chez les crayons
Drew Daywall
Oliver Jeffers 
Kaléidoscope

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