Pages

vendredi 30 mai 2014

Maman, où es-tu ?


Hector lâche la main de sa maman et il se perd. S'ensuit son cheminement à travers les embûches de cette grande ville hostile. 

Il s'approprie cependant très rapidement ses codes, s'en affranchit et se joue d'eux. En se les appropriant, la grande ville devient un terrain de jeux qui le mènera jusqu'aux retrouvailles avec sa maman.




Un album étonnant qui m'a séduite par le jeu induit entre les formes, les volumes,  les couleurs, le graphisme. Une initiation à exercer son œil artistique, à poser son regard différemment et à être ouvert à la nouveauté. Pas de texte proprement dit mais une indéniable innovation dans la narration.





Certains lecteurs pourront être désarçonnés par cette approche singulière et la rejeter (je l'ai expérimenté...), je le comprends tout à fait.

Pour ma part, bluffée je suis...Il s'agit du tout premier album jeunesse de cette auteure.


Il compte (32/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson



Maman, où es-tu ?
Amandine Gaïda
Ane Bâté éditions

mercredi 28 mai 2014

Quand il pleut

Plutôt d'actualité, non ?

Un magnifique album sur le regard que porte un enfant sur la pluie qui tombe, enfin plutôt l'averse qui vient d'arriver et qui provoque un temps suspendu où les tâches du quotidien sont bouleversées par cet évènement.

L'enfant perçoit les changements induits et y associe des sensations nouvelles :  l'odeur de la terre mouillée, le goût de la pluie, les animaux qui s'abritent. Puis, l'éclaircie qui arrive et la vie reprend ses droits, après ce petit temps où tout semble s'être arrêté.

Des doubles pages sans texte où on entend le bruit que fait la pluie quand elle tombe sur la maison, les odeurs qui arrivent, des petits moments du quotidien décrits avec sobriété. Des couleurs vives sur ce papier crème épais caractéristique de cette remarquable maison d'édition.

C'est toute la spontanéité de l'enfance qui nous est offerte là dans sa capacité à vivre le moment présent et à en tirer tout ce qu'il y a de merveilleux.

Superbe !

Il compte (31/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson

Quand il pleut
Junko Nakamura
Editions MeMo

mardi 27 mai 2014

Concours : qui a gagné ?

LE TIRAGE AU SORT !

19 participant(e)s !


Et voici un méli-mélo de petits papiers :



Une main innocente pour désigner deux gagnant(e)s :


Tadam !


ZA et TOM, j'attends votre adresse sur :  livpepita@gmail.com
et un paquet va vous arriver très bientôt, en respectant vos goûts annoncés !

A toutes et tous, 

Pour votre fidélité et vos commentaires qui me sont allés droit au cœur !

lundi 26 mai 2014

D'une seule voix...

Cette collection publiée chez Actes sud junior, à l'initiative de Jeanne Benameur et Claire David,  se lit d'un seul souffle.

Des textes qui subliment la langue, les sentiments et les émotions dans une mise en page et une présentation sobres et belles à la fois.

Les deux derniers textes publiés m'ont laissée sans voix et invitent à une réflexion profonde.



Deux choix de vie de deux jeunes femmes

  • Cheval océan de Stéphane Servant : "Parfois, quand le danger est trop grand, la fuite est le meilleur moyen de résister" (p.53). S'il est une phrase que je retiens de ce roman, c'est bien celle-ci. Angela le sait plus que tout. Elle aurait voulu tenir sa promesse faite à la mort de sa grand-mère dans d'autres circonstances. Elle y va seule, rendre visite à cet océan, dont la force fougueuse va soit l'emporter, soit la réveiller à elle-même. Il y a un tel réalisme dans la souffrance que vit cette jeune femme dans ces pages. On aurait pu toutes être à sa place. Certaines l'ont sans doute été. Stéphane Servant a ce don dans ses romans, tout comme dans Le coeur des louves, de toucher au plus intime de la force des femmes, alors qu'elle passe pour de la fragilité. J'ai été touchée au cœur par cette histoire qui vous emporte comme un tourbillon et qui vous engloutit : on s'y noie, on ne respire plus, on refait surface, on suffoque, on respire à nouveau et on n'a plus de mots pour dire ce que ces mots-là ont remué en vous.
  • Au moins un d'Irène Cohen-Janca : Marie vient de décrocher un boulot en télémarketing. Le nirvana ? Pas pour elle, qui rêvait de devenir coiffeuse. Elle y laisse peu à peu son âme jusqu'à se perdre. Définitivement ? Non. Il lui reste encore quelque chose de son humanité. Les mots vont la raccrocher à la vraie réalité. Elle va pouvoir enfin devenir elle-même. Une jeune femme très attachante, décidée à vivre pleinement sa vie, au fi des conventions et des faux-semblants. Irène Cohen-Janca aborde là une problématique de société forte : jusqu'où peut-on aller par conformisme ?
Comme dans le précédent roman, c'est l'enfance qui sauve ces jeunes femmes. L'enfance qui va les aider à faire leur choix de jeune vie.  A trouver leur chemin. A travers d'autres figures féminines qui ont marqué leur existence (sa grand-mère pour Angela, une professeure de français pour Marie), elles décident de leur avenir. Seules mais fortes.

Des romans à lire absolument pour réfléchir, pour s'émotionner, pour goûter les mots au-delà de ce qu'ils disent.

Retrouvez l'avis de Le cahier de lecture de Nathan
 
Cheval océan
Stéphane Servant
Au moins un 
Irène Cohen-Janca
Actes sud junior
D'une seule voix

dimanche 25 mai 2014

Premier pas

Un album aujourd'hui, dont je dédie la chronique à toutes les mamans...puisque ce jour les célèbre en particulier :)

Premier pas : un titre explicite.

Robinson fait son premier pas, il se lève, se décide et hop ! C'est parti ! Un peu hésitants, un peu branlants ces premiers pas de petit d'homme !  Sous les yeux de sa grande sœur Rose, en train de dessiner. C'est elle qui l'annonce toute fière à sa maman, qui accourt de la cuisine, pour étreindre son tout petit devenu un peu plus grand.

La force de cet album, outre l'émotion de la première fois qu'il suscite si fort dans le cœur de tout parent à l'affût des progrès de son tout-petit, c'est qu'il dénombre ce qu'il se passe "au même moment sur la terre" aux alentours de la maison d'abord, puis du quartier, enfin de la ville et même au-delà. Des petits instants du quotidien saisis sur le vif, des gais et des moins gais, comme la naissance d'un autre enfant ou le départ d'un soldat qui dit son au-revoir à sa maman. Des moments à première vue insignifiants comme aller acheter le pain ou récolter des coquillages sur la plage, mais qui brodent les fils de la vie. 

Un album qui nous montre combien il est important de faire des arrêts sur image pour mieux saisir le bonheur fugace, le temps qui file entre nos doigts, et que là-dessus, nous sommes tous égaux.

Infiniment de tendresse, de douceur et de poésie dans ces pages, malgré le rappel que la vie passe vite, très vite. Un format parfait pour la visibilité des petits détails qui ont toute leur importance, une mise en page travaillée qui favorise la narration.
Une approche humaniste et universelle : prendre le temps de regarder autour de soi.

Pour en savoir plus sur l'auteur.

Et Bonne fête à toutes les mamans ! 

Il compte (30/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson



Premier pas
Bob Graham
Didier jeunesse

samedi 24 mai 2014

40 recettes pour marmitons de 7 à 10 ans

Le rayon cuisine pour enfants ne cesse de s'étoffer et ça tombe bien parce que le public est là qui en redemande ! Même les adultes aiment flâner dans ce rayon-là...

Qu'on se le dise, les enfants aiment cuisiner et le font savoir : à partir de 7 ans, on est grand, on a envie de passer à l'action et pas seulement de regarder les grands faire et participer un peu quand eux le décident.

Ce livre recense 40 recettes parmi les préférées des 7-10 ans : des recettes simples, faciles, qu'ils sont sûrs de réussir et qui apprennent à manger de tout (même des fruits et des légumes).

Certes, rien de bien original dans l'organisation : entrées, plats, desserts, boissons. Au moins, c'est clair, ça fonctionne par couleurs : pour chaque recette ingrédients et étapes détaillés, sous forme de leçon filmée et des pictogrammes bien explicites en terme de préparation, de coût et de difficulté. Bonus : des astuces données en fin de recette pour la présenter autrement, dans la décoration ou autre variante. Du vocabulaire accessible qui ne tourne pas autour du pot. Le tout avec des couleurs toniques ! Pas de vraies photographies des recettes et c'est dommage, je trouve d'être resté dans ce domaine du" dessin de synthèse". Pas assez naturel à mon goût.

Simplicité et efficacité : rien de mieux pour donner envie aux enfants de passer derrière les fourneaux comme les grands. 
Et si vous faisiez plaisir à maman demain ? (en particulier, mais tous les jours, c'est bien aussi :)

Les auteurs sont cuisiniers de formation et ça se sent !

40 recettes pour marmitons de 7 à 10 ans
Christophe Faveau et Isabelle Stoufflet
Marie Ecarlat
Père castor Flammarion

vendredi 23 mai 2014

Le passage du diable

Une couverture bien inquiétante.
Un titre à faire frémir.
Quelle est donc cette histoire ?


On y découvre dans cette grande maison victorienne un jeune garçon, Daniel Cunningham, enfermé là par sa mère au prétexte qu'il est gravement malade. Il a pour seule compagnie les livres qui lui permettent de s'évader de ce quotidien sans relief. Un beau jour, les voisins ont découvert son existence. Il sera enlevé à sa mère et à cette vie de mensonges par le Dr Marlow, un homme bienfaisant et aux principes éducatifs emprunts d'une grande tolérance. Recueilli dans cette famille aimante, Daniel va se reconstruire peu à peu mais aussi apprendre des vérités sur le passé de la famille de sa mère. Le seul lien qu'il lui reste : une maison de poupée qui est la réplique exacte de la maison natale de sa mère. Elle recèle bien des secrets maléfiques qui vont se révéler peu à peu au grand jour.

Une histoire qui fait frémir à bien des égards : elle est remarquablement bien menée par l'auteure, dans un style d'écriture très victorien. Une histoire qui s'emboîte peu à peu comme les petites trappes et portes de la maison de poupée. J'avoue ne pas avoir lâché le bouquin tellement j'étais avide de connaître la vérité de cet imbroglio familial fait de méchanceté, de folie et de superstitions. Ce roman recèle des passages assez terrifiants, notamment ce passage du diable : une atmosphère angoissante à la Hitchcock. Daniel est un garçon très attachant, à l'intelligence très aiguisée, au sang-froid exemplaire. J'aurais néanmoins souhaité une fin plus étoffée et plus positive pour le jeune garçon, même si ça ne finit pas trop mal pour lui tout de même. Histoire de me dire que la boucle était bouclée et refermer le livre sur un sentiment d'accompli.

Suspense garanti. Ames sensibles s'abstenir.

Le passage du diable
Anne Fine 
Ecole des loisirs

mercredi 21 mai 2014

Le gros goûter

Où l'on retrouve avec un plaisir évident le tandem de l'album Le Machin Stéphane Servant et Cécile Bonbon.


Un album acidulé comme un bonbon justement...qui s'inspire très librement de la fable Le lièvre et la tortue. Rien ne sert de courir, il faut partir à point...


Une invitation à un gros goûter près du lac à 16 heures et c'est la débandade dans la forêt : tous les animaux s'y précipitent...en doublant et malmenant notre petite tortue qui, c'est bien connu, "à petits pas va". A toute allure, ils vont, en la menaçant de tout manger en plus !!!



Un conte randonnée aux répétitions et expressions savoureuses qui dans ses sonorités ravira les petites et les grandes oreilles. Ma foi, on finit un peu par s'inquiéter pour la tortue mais sa sérénité assumée nous rassure. Et oui ! Une fin qui se termine en pirouette, ce n'est pas pour nous déplaire !

Un conte aussi en tissu, magnifique ! Chaque page, cousue différemment, met en scène les animaux avec tous leurs mouvements. On pourrait presque les attraper entre nos doigts et les faire vivre sous nos yeux !

Un album-réflexion sur le temps aussi : pourquoi courir ? Réfléchir, c'est bien !

Facétieux et malicieux, quoi de meilleur pour un gros goûter ?
Gageons que cet album aura autant de succès que son prédécesseur ! 

BONUS
 
Les originaux ! Source : Blog de Didier jeunesse


Il compte (29/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


Le gros goûter
Stéphane Servant
Cécile Bonbon
Didier jeunesse

lundi 19 mai 2014

Après la peine

Un beau matin, la police cogne à la porte et embarque le père. La mère et le fils vont apprendre qu'il est arrêté pour escroquerie. C'est l'incompréhension totale. Ludovic et sa mère vont aller le voir en prison, le soutenir du mieux qu'ils peuvent. Juste être là. Jamais une explication du père comptable. Lorsqu'il sort de prison, il a perdu son travail mais il embarque son fils dans un vieux camping-car donné par un ami, pour partir en vacances tous les deux, en tête-à-tête, dans les Cévennes. Retour aux sources pour le père et découverte de son histoire pour le fils. Dans cette nature et cette proximité, ils vont renouer les fils de leur relation.

Le mot "peine" est à prendre réellement à double sens : la peine de prison, purgée par le père, qui l'a fait réfléchir et la peine des proches, le fils et la mère, qu'ils n'osent formuler de peur de rajouter de la peine à la peine. Pourtant, ils ont tous besoin de se retrouver comme avant, de comprendre ce qui a bien pu arriver au pilier de la famille. Beaucoup de pudeur et de respect dans ces lignes : beaucoup d'attente, beaucoup de questions. Mais une certitude néanmoins : le pourquoi sera dit. Il n'est pas forcément celui auquel le fils s'attend. 

C'est ce qui fait la force de ce récit : nos proches peuvent rester des inconnus. Il y a toujours une part d'ombre en chacun de nous. Cette cellule familiale aurait pu éclater sous la force du non-dit. Il faut parfois savoir attendre le bon moment pour que la parole se délivre. Le père perçoit que son fils a soif de la vérité, il sent qu'à son âge d'adolescent, il ne peut pas le décevoir là-dessus. Le fils, lui, ne le provoque pas mais prend tout ce qu'il lui donne. Il a confiance en lui et ne le juge pas. Ils réapprennent à se côtoyer, différemment. Ils savent ce qu'ils ont à y gagner. L'éloignement voulu de la mère dans sa propre famille à ce moment-là leur donne cette chance-là aussi, sans couper les ponts avec elle non plus. Il y a de leur part infiniment d'intelligence. En délivrant le secret de son histoire passée et présente, ce père permet à son fils de grandir et de rentrer de plain-pied dans le monde des adultes. D'égal à égal.

C'est un roman tout en finesse sur une magnifique relation père/fils que donne là Ahmed Kalouaz. Très beau et très humain sur les choix qui nous dominent parfois par devers-nous et qui peuvent avoir des conséquences pour les autres.

Chapeau bas.

Et par ici, une autre chronique sur un roman qui aborde la thématique de la prison. 

Retrouvez l'avis de Les lectures de Kik

Après la peine
Ahmed Kalouaz
Le Rouergue
Doado

vendredi 16 mai 2014

Dino et nous

J'ai reçu il y a quelques jours un dino dans ma boîte aux lettres...
Je l'ai donc mis au menu de mes lectures.
Pas indigeste du tout !

Deux enfants, le plus grand et le plus petit, Djingo (alias Pierre-Hercule) et Marcel, deux frères.

Quand le plus petit fait une découverte insolite au parc et que le plus grand, bien que blasé par son petit frère, finit par le croire...

Ce n'est pas n'importe quoi : un dinosaure qui se déplie de toute sa grandeur sous leurs yeux ! Le plus petit est tombé littéralement en amour de la grosse bête alors que le plus grand, un rien plus rationnel quand même,  a un petit moment de flottement sur la décision à prendre face à la demande du petit. 

Finalement, pourquoi pas le ramener à la maison ? Et comme c'est bien connu que les parents manquent franchement d'imagination, ils ne voient rien du tout...sauf les bêtises de Dino (c'est son nom de baptême) que les deux garçons sont bien obligés d'endosser à sa place...jusqu'à un certain point ! On a beau être une grosse bête, le bonheur et la liberté, ça compte quand même, surtout quand elle prend la forme de l'amour en la dinosaure Dina, recueillies par les petites voisines Elisa et Agatha.

Quelle fraîcheur dans ces pages ! Une bien belle histoire dont on ne peut attendre que la suite. Un ton très sympathique dans le texte, des illustrations très chouettes, bref, une lecture qui ravira les petits lecteurs en herbe. On la lit le sourire aux lèvres et ça fait du bien d'y croire. Après tout, pourquoi pas ? Un bel hommage à l'imaginaire des enfants.

Retrouvez l'avis de A lire aux pays des merveilles

Dino et nous
Anne Loyer et Ingrid Chabbert
Estelle Billon-Spagnol
Frimousse
Collection papillon

mercredi 14 mai 2014

Des oiseaux et des enfants...

Les oiseaux qui chantent dans les jardins, leur présence plus visible dans les villes, et le retour des hirondelles me donnent envie de présenter deux albums coups de cœur, ainsi qu'une application numérique superbe.

  • Gipsy de Marie-France Chevron et Mathilde Magnan.-Editions Courtes et longues : attention, chef d’œuvre absolu !  C'est l'histoire d'une pie. Tombée du nid. Aile brisée. Recueillie par un jeune garçon, Manu. Un regard a suffi et la confiance est déjà là. Ils vont partager ensemble ce qu'ils ont de plus précieux : la liberté. Nommée Gipsy car la famille de Manu est nomade. Dans la roulotte, elle trouve sa place parmi les autres animaux. Et chaque jour qui passe, elle savoure ce bien le plus précieux. Il émane de cet album une cohérence rarement atteinte. Les illustrations, dans des tons chauds et colorés, apportent une réelle splendeur. On sort de cette lecture émerveillé et serein comme si on avait touché du doigt la grâce. Coup de cœur !


  • Mon oiseau...de Christian Demilly et Marlène Astrié.- Grasset jeunesse : un oiseau blessé qui devient le compagnon d'un enfant, jamais vu dans l'album. Il parle de cette relation qu'il entretient avec lui faite de liberté mais aussi de possession. On perçoit que cet enfant s'inquiète de cette liberté qui lui échappe. Il aimerait retenir cet oiseau mais sent bien que c'est de l'ordre de l'impossible. Un oiseau est un oiseau. Le texte prend des allures de réflexion philosophique qui traduit l'inquiétude de cet enfant, qui finalement trouve de lui-même les réponses en observant le petit animal. Les tons pastel de l'album rendent bien l'attachement et focalise le regard sur l'oiseau auquel s'identifie l'enfant. Un album très intéressant dans son approche.


  • Petites choses est une application numérique magnifique, pleine de surprises,  de poésie et de tendresse : coup de cœur ! On comprend dès le début qu'il s'agit de trouver les clés de la cage de l'oiseau pour le délivrer. Pas de texte mais l'écran à faire défiler sur différents tableaux tous les plus poétiques les uns que les autres, sur les petites choses de la vie, parfois anodines mais si essentielles. A la fin de chaque tableau mené à son terme, on reçoit une petite clé de couleur...A la fin, les ayant toutes réunies,  ouvrez la cage de l'oiseau ! La bande-son est elle aussi superbe. Un petit bijou pour 1,79€ pour iPhone et iPad sur l'App Store. ça ne vaut vraiment pas le coup de s'en priver, testé et approuvé !

Ils comptent (27 et 28/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


Gipsy
Marie-France Chevron et Mathilde Magnan
Editions Courtes et longues

Mon oiseau...
Christian Demilly et Marlène Astrié
Grasset jeunesse

Petites choses 
Par C'est magnifique
App Store (iPhone et iPad)
1,79€

lundi 12 mai 2014

Comment tomber amoureux...sans tomber

Le hasard fait parfois bien les choses.
Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer.
Annabelle et Samuel.

Pourtant, en terminale S, Annabelle n'a pas franchement la tête à l'amour. Sa course vers l'excellence prime.  Aussi, en début d'année, lorsqu'elle rencontre Samuel, parachuté à Paris sans parler un mot de français, elle accepte de lui donner des cours de français. Le père de Samuel n'est autre que l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris ! Un autre monde va s'ouvrir à elle...

Il faut dire que dans la famille, les femmes savent ce qu'elles veulent : sa mère, Lulu, consacre tout son temps à ses recherches universitaires à tel point que son mari la quitte quelques temps en compagnie de son fils pour lui faire comprendre que trop, c'est trop. La grand-mère Marguerite est obsédée par l'obtention d'une deuxième étoile pour son restaurant.

Sauf que l'amour va aussi frapper à leur porte sans crier gare et que toute la famille va vivre au rythme de belles transformations des uns et des autres.

Voici une saga familiale bien sympathique : j'ai aimé suivre l'évolution sur cette année scolaire des personnages, leur évolution, leur progrès, même si j'ai eu du mal parfois à bien les identifier car il y en a beaucoup !
Des chapitres courts, aux intitulés en français et en anglais.
Un roman pas exceptionnel certes, mais qui fait passer un bon moment de lecture dans le tourbillon de vie d'une famille privilégiée il est vrai mais néanmoins crédible.

Comment tomber amoureux...sans tomber
Susie Morgenstern
Ecole des loisirs

samedi 10 mai 2014

Bizarbres mais vrais !

Un documentaire coup de cœur sur ces arbres méconnus, bizarres mais vrais !

Un album grand format qui relate seize histoires d'arbres exceptionnels, incroyables, aux particularités étonnantes.

Pour chacun, une double page : page de gauche, une histoire sur l'arbre en question qui s'adresse directement au lecteur. La forme est différente à chaque fois (fable, devinette, charade,...) mais le fonds reste très informatif. Page de droite, une magnifique illustration pleine de poésie et de douceur. Au début et à la fin, les arbres sont situés géographiquement sur une planisphère. Malin !

Mais, ce qui fait le plus rêver, ce sont leurs noms revisités d'après leur caractéristique essentielle : l'arbre à chocolat, l'arbre à pluie, l'arbre aux fantômes, l'arbre bouteille, l'arbre à pain, l'arbre arc-en-ciel, l'arbre étrangleur, l'arbre minuscule, l'arbre à  srevne'l, l'arbre à cornes de taureau, l'arbre à saucisses (!), l'arbre qui marche, l'arbre dynamite, l'arbre à chewing-gum, l'arbre aux mille écus et l'arbre géant.

L'arbre à saucisses !

L'arbre Arc-en-ciel !

L'arbre aux mille écus !

Un voyage insolite, vivifiant et surprenant au pays des arbres pas comme les autres.

---0---

BONUS 

©Méli-Mélo de livres
Je l'appelle "L'arbre à musique" : il s'agit d'un Paulownia, de la famille des Catalpas. Grandes feuilles vertes, fleurs violettes en avril en forme de trompette, et petites cosses regroupées qui font de la musique quand on les secoue. Elles sont idéales aussi pour faire crépiter le feu de cheminée. Je l'apprécie pour son originalité et sa majesté dans notre jardin. S'il n'était pas là, il nous manquerait.

Je dédie cette chronique à mes copinautes du blog A l'Ombre Du Grand Arbre, dont on a  fêté les deux ans hier (concours en cours !). Nous sommes onze racines différentes pour faire grandir ce bel arbre et c'est une expérience très enrichissante humainement.

Bizarbres mais vrais !
Bernadette Pourquié et Cécile Gambini
Plume de carotte-La petite salamandre

vendredi 9 mai 2014

3 ans...

©Méli-Mélo de livres
Méli-Mélo de livres a trois ans aujourd'hui...
Il est depuis son origine le reflet de mes lectures et le reste toujours aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle on y trouve essentiellement des romans et des albums. C'est ce que je lis le plus. Je n'ai pas le temps de chroniquer tout ce que je lis, ce serait un boulot à part entière, et puis, ce n'est pas le but. J'envisage de chroniquer à l'envie davantage de numérique, je réfléchis à la forme.

Méli-Mélo de livres, c'est à ce jour :
-580 chroniques,
- Presque 110 000 pages vues,  
-6500 par mois en moyenne (entre 200 à 250 par jour),
-600 commentaires, les vôtres, avec mes réponses, car j'y tiens !
-Presque 250 "fans" sur la page Facebook.


Place au concours !

 Pour vous remercier de votre fidélité...



Pour participer, il suffit :
-De m'écrire sur ce blog un gentil commentaire indiquant votre genre de livres préféré,
-Jusqu'au Dimanche 25 mai inclus,
-Ouvert à la France métropolitaine, 
-Tirage au sort des gagnant(e)s le lundi 26 mai et annonce des résultats sur le blog.

Et bien sûr, des livres à gagner mais pas que...

Bonne chance !

Et un bloganniversaire ICI aussi !

mercredi 7 mai 2014

Les autodafeurs tome 1 : Mon frère est un gardien

©Méli-Mélo de livres
Je ne suis pas fan des séries...mais celle-ci va y déroger. Je suis totalement addict à cette histoire qui sort aujourd'hui même en librairie. Et dire qu'il faut attendre cet automne pour le tome 2...En fait, c'est ça qui ne me convient pas dans les séries...Attendre...ou alors les lire quand tous les tomes sont sortis...En attendant, se retenir de lire tous les avis. Frustrant.

Les autodafeurs : des malveillants d'un autre âge...
La famille Montagues :  des violents, mais de quel camp ?
La famille Mars : le père, la mère, les grands-parents, les deux enfants Auguste et Césarine, le parrain Marc...

Tous embarqués dans une histoire universelle, celle du savoir et des connaissances véhiculés par les livres, source de pouvoir. 

Le livre commence par la mort du père. C'est l'élément déclencheur apparemment. Mais non. C'est la suite d'une longue, très longue aventure qui date de la grande bibliothèque d'Alexandrie. Auguste, 14 ans, va être embarqué dans cette lutte du bien contre le mal. Sa petite sœur Césarine, autiste-artiste, aussi. La Confrérie : Auguste va être mis peu à peu au courant de son fonctionnement. C'est l'étonnement pour lui de découvrir ce qu'est un gardien, un traqueur et un propagateur. Jusque-là, sa mère voulait le tenir éloigné. Pourtant, le choix de ses activités extra-scolaires l'ont déjà formé à son insu. Quant à sa sœur, atteinte du syndrome d'Asperger, elle va faire preuve d'une intelligence digne du scanner le plus sophistiqué.

Et quelle énergie et quel rythme dans ces pages ! La grande Histoire de l'humanité, celle de l'écriture, rejoint le destin de cette famille hors-norme. Un magnifique plaidoyer en faveur des livres aussi, du respect que l'on doit à toutes ces personnes qui ont veillé sur eux depuis la nuit des temps afin d'éviter que les connaissances qu'ils véhiculent servent de mauvaises intentions.

Un style vivant, bourré d'humour, des personnages très bien campés, l'intrigue très bien amenée, des passages d'anthologie à la 007, du suspense à la pelle, bref, on est dedans à fond, on ne peut plus lâcher. C'est Auguste qui raconte à la première personne doublé du journal de Césarine. Ce qui apporte des éclairages différents dans l'intrigue et la fait avancer à pas de géant. En quelques semaines, leur vie a totalement changé. Ils découvrent la maison familiale et leur entourage sous un autre angle mais investis de la grandeur de cette famille, ils se lancent dans cette énigme comme si cela allait de soi. Au prix de sacrifices qu'ils acceptent. 

Le tour de force de l'auteure est d'instiller tout au long du récit des indices qui laissent croire au lecteur qu'il a trouvé...mais non, c'est bien plus complexe qu'il n'y parait. Ce mélange d'ancien et de moderne confère à cette histoire un attrait indéniable. Et inutile de chercher le crédible là-dedans, ce n'est pas le but.

Les deux premières pages du tome 2 publiées à la fin de ce premier tome (argh ! Quelle torture...) augure d'une suite palpitante. J'ai comme l'impression qu'on n'est pas au bout de nos surprises. Et le tome 3 ? Printemps 2015 Monsieur l'éditeur ? Vous ne pourriez pas raccourcir un peu les délais s'il-vous-plait ?...
Et une adaptation ciné ou télé ? Mais vous y avez sûrement pensé...

A lire sans attendre donc...sauf si vous préférez vous avaler les trois tomes d'un coup :)

Pour suivre la page Facebook de la série

Les autodafeurs
Tome 1 : Mon frère est un gardien
Marine Carteron
Le Rouergue

Tome 2 (à paraître en automne 2014) : Ma sœur est une artiste de guerre

lundi 5 mai 2014

Chroniques de petites lectures...

Un week-end prolongé dernièrement, un prix de lecture à préparer, un temps pas très engageant et du temps devant soi...Des petites lectures comme je les aime, des romans évidemment...



  • Le rêve du professeur Borax de Florence Thinard.-Editions Bulles de savon : le professeur Borax est très occupé. Pas le temps de rêver. Sauf que...Un rêve lui tombe dessus avec dedans ni plus ni moins que son doudou d'enfant, un cochon. Dans ce rêve, il lui parle et lui rappelle le bon vieux temps. Difficile à dérider sur le coup ce professeur ! Finalement , il va se laisser aller au point de ne plus vouloir sortir de ce rêve ma foi bien plaisant. 
Une première lecture "carpe diem" bien plaisante aussi ! Par l'auteure de Encore heureux qu'il ait fait beau.

  • La robe à froufrous de Sandrine Beau.-Alice jeunesse : et voici le premier opus des aventures mégachouettes de Mademoiselle Chacha. Dis comme ça, c'est mieux que Marie-Charlotte, non ? Pour Chacha, porter un tel prénom, déjà que...mais la cata, c'est quand une robe à froufrous arrive par la Poste sans crier gare...Une robe qu'elle devra porter au mariage de sa tante Véronique comme demoiselle d'honneur. Et là, c'est l'horreur ! Comment s'en débarrasser ? Chacha va user de plein de stratagèmes tous les plus loufoques. Mais sa maman semble bien plus têtue qu'elle. C'est sans compter sur la complicité de sa grand-mère...
Un roman qui parle des convenances et de l'apparence avec humour et beaucoup de justesse.

  • M comme...de Yaël Hassan.-Casterman : Mylène, une jeune fille sans histoires jusqu'au jour où l'arrivée de Mona va lui gâcher la vie. Elle lui pique ses deux copines qui se laissent manipuler. C'est le suicide d'un jeune collégien qu'elle apprend à la télé qui va tout déclencher. Le M de Mylène va se transformer en M de médiation, l'idée qu'elle a eu avec l'aide de Matthieu, son amoureux.  
Un roman plein de M pour dire que la Méchanceté au collège n'est pas une fatalité et qui rend compte d'une réalité. Un tel programme existe dans certains collèges.

  • Gros sur la tomate de Dominique Brisson.-Tempo Syros : Bob mélange tout, les lettres, les chiffres, il refait tout à sa façon. Des enseignants pas très compréhensifs, voire intolérants face à ce garçon qui n'entre pas dans le moule. Il se prend d'amitié pour Anna, sourde-muette. Et heureusement, il y a maman, toujours prête à l'aider, à transformer son handicap en valeur ajoutée. 
Un roman sur la différence plein de poésie qui permet d'entrer de plain-pied dans les difficultés des "dys..." et qui invite à plus de compréhension. Ce titre est une ré-édition (paru en 2007).

  • ça déménage au 6B de Muriel Zürcher.-Thierry Magnier : le moins que l'on puisse dire, c'est que la vie n'est pas monotone dans cet immeuble, notamment à la cave. NAC (nouveaux animaux de compagnie) de Grégoire, cannabis des deux frères du premier étage, rat du vieux du quatrième qu'il promène...Chronique de vies de cet immeuble mais plus que ça puisque personne n'est vraiment celui que l'on croit qu'il est...Grégoire va se révéler, sa soeur être moins sérieuse qu'il n'y parait, la mère volubile a un secret bien gardé, et le père dans tout ça ? Il n'a pas dit son dernier mot...
Un roman comme l'est parfois le tourbillon de la vie, très agréable à lire, bien ficelé par l'auteure du Tourneur de page.

  • Le vampire du CDI de Susie Morgenstern.-Neuf, Ecole des loisirs : rien que la quatrième de couverture, ça met l'eau à la bouche...et le contenu ne dément rien. Une ré-édition de 1997 qui n'a pas pris une ride. Jean-Charles Victor est nommé documentaliste dans un collège alsacien. Surnommé le vampire du CDI, il va vivre une année hors-norme. Faut dire qu'il est hors-norme lui aussi. 
Un roman plaidoyer en faveur du plaisir de lire et comment donner le goût de lire aux jeunes. On devrait tous s'en inspirer, professionnels du livre...

De très bons moments de lecture...de we prolongé.
Vivement le prochain !(Zut ! Je travaille...).

vendredi 2 mai 2014

Petites lectures de WE prolongé...

©Méli-Mélo de livres



Week-end prolongé du 1er mai...
Temps pas plaisant...
Lectures du moment !

Et plein de chroniques en retard...
Pas grave...
Je lis...
Au lieu d'écrire...
ça va venir !

jeudi 1 mai 2014

Dis papa dis maman tu fais quoi quand j'suis pas là ?

En ce jour de Fête du travail, si on parlait travail justement ?:)

C'est toujours un mystère pour les enfants de comprendre ce que font leurs parents de leur journée et de les imaginer avoir une vie propre.

Cet album met en scène Léo, 4 ans, en moyenne section. Un âge où on commence à se poser ce genre de question. 
Il pense à ses parents pendant que lui, il vit sa journée d'école.
Mais que font-ils papa et maman en ce moment même ?

Et comme la notion du temps met du temps à être bien intégrée, une petite horloge indique l'heure sur chaque page où on joue aux ressemblances et différences et découvrir ainsi la journée de l'autre. 
Une mise en page très colorée, sous forme de petits encarts avec des scènes du quotidien et qui parlent aux enfants. 

Et le soir, chacun est heureux de se retrouver et se raconter sa journée.

Grandir, c'est ça aussi quand on est encore un peu petit : se séparer de papa et maman, vivre sa vie à soi, pour mieux apprécier les retrouvailles.

Mais aujourd'hui, on est tous ensemble et on profite de sa journée !
(même s'il pleut...) !

Dis papa Dis maman,
Tu fais quoi quand j'suis pas là ? 
Camille Seydoux et Amélie Graux
Sarbacane

Bon 1er mai !
©Méli-Mélo de livres

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...