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Björn et le vaste monde

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Tout de bleu vêtu cette fois, et pages jaunes à l'intérieur, le contraire de son précédent Björn, six histoires d'ours, l'ours Björn (ours en scandinave, un pur hasard, merci à la dernière revue Citrouille pour l'info !) se réveille au printemps de son "hivernation" et vaque à ses occupations dans le vaste monde.
Là encore six histoires, du réveil en passant par le téléphone, le pique-nique, l'invitation, la lettre et le bus 43....
Ah ! Le bus 43, je ne me lasse pas de la lire, c'est ma préférée, tant elle est emblématique de ces courts récits, véritable hymne au quotidien, à l'émerveillement des petites choses, au  ressourcement de la nature,  et on peut dire que cette joyeuse bande s'y connait à merveille dans le domaine.

"Il est 8h07 et, à l'arrêt de bus, tout un petit peuple retient son souffle en voyant arriver l'autobus de la ligne 43."
J'y peux rien, moi, ça me fait vibrer autant qu'eux, cette attente, ce plaisir à…

passionnément...à ma folie

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Après 16 nuances de première fois et D'un trait de fusain, je ne lâche pas la thématique de l'amour, il faut croire !
Ce roman, dont le titre reprend la comptine célèbre de l'effeuillage de la marguerite, en en changeant la ponctuation et une phrase, aborde avec beaucoup de justesse la manipulation dans l'amour, et plus précisément l'emprise amoureuse et globale de quelqu'un sur quelqu'un d'autre.
Gwén (Gwénaëlle), 16 ans, jeune fille littéraire, plutôt discrète, a le malheur de tomber amoureuse du beau gosse du lycée, William, beau parleur, sûr de lui, et que toutes les filles rêvent de pouvoir aborder.
Sauf que Gwen, elle ne sait pas. Elle est encore toute étonnée qu'il se soit intéressée à elle, et ne perçoit pas d'emblée les gestes, les attitudes, les paroles de ce jeune homme bien sous tout rapport.
Deux ans d'une relation destructrice.
Le lecteur fait la connaissance de la jeune fille dans une clinique où elle est en soins suite à une TS (t…

D'un trait de fusain

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En résonance directe avec le roman 16 nuances de première fois, le dernier roman de Cathy Ytak nous parle du mourir d'amour, pas au sens figuré mais au sens propre.

Ils sont lycéens dans une école d'arts plastiques en 1992.  Mary, Monelle, Julien et Sami.

On assiste à leurs cours de dessins, où se mêlent techniques au fusain, à la sanguine et corps nus de modèles. Avec la découverte des corps, de leurs imperfections ou leur beauté. Un jour, un modèle masculin, Joos, va faire son apparition dans leur vie. 
Les lignes vont sensiblement bouger lors d'un week-end que la bande d'amis s'organise à Saint-Malo : Monelle et Julien vont se mettre ensemble alors que Sami et Joos vont leur apprendre leur homosexualité et leur amour. L'été va les séparer. Les retrouvailles vont sceller leur destin : Joos leur apprend qu'il est séropositif. La bande va alors grandir d'un coup : chacun a des réactions différentes. C'est Mary qui va aller le plus loin en s'engageant…

16 nuances de première fois

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16 auteur(e)s, 16 nouvelles sur la première fois d’adolescent(e)s.
Oui il fallait oser. Et combien c’est juste !
Leur point commun : ce point de bascule, ce saut dans l’inconnu du corps de l’autre, le désir, la peur, la force de se tsunami émotionnel.
16 histoires qui abordent tout sans tabou, certaines glauques, d’autres érotiques, jamais pornographiques, toutes sortes de situations voulues, pas voulues, provoquées : l’attente, le coup de foudre, faire comme les autres, dire non et n’être pas entendue ni respectée, la déception ou l’éblouissement, la perte de contrôle, l’abolissement du temps et des corps.

Un seul message : l’amour s’invente dans une rencontre faite de respect et d’attention à l’autre.
En tant qu’adulte, j’aurais aimé pouvoir lire ces mots à 16 ans ! Et en tant que parent, combien certaines histoires m'ont bousculée.

Oui il fallait oser et c’est particulièrement bien réussi, ces échos de vie qui découvrent, maladroitement souvent, se cherchant toujours, ce qu’il y’a de …

Les optimistes meurent en premier

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Ce titre, c'est la théorie de Pétula, 16 ans, qui se protège de tout depuis qu'un drame a anéanti sa famille. Préférer que tout se passe au pire, se parer contre les aléas de la vie par tout un tas de superstitions, c'est sa façon de s'en sortir. Elle fait partie d'un groupe d'art-thérapie au lycée qui rassemble des adolescents ayant vécu des drames eux aussi. Leurs rapports sont plus qu'électriques. Jusqu'à ce que Jacob, jeune homme à la main bionique car amputé à la suite d'un accident, arrive et bouscule ce petit monde par sa passion du cinéma. Mais il se pourrait bien qu'il cache un lourd secret lui aussi.
Dis comme ça, on peut se dire : oui, ben, rien de nouveau sous le soleil. Mais c'est sans compter sur le regard de Susin Nielsen qui sait toujours insuffler du positif et de l'humour pour et entre ses personnages.
On lit ce roman parfois le cœur serré mais aussi le sourire aux lèvres tant le lecteur est témoin des transformations de …

Le jour de l'âge de raison

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Guetter les transformations réelles ou supposées d’un âge charnière ou du moins désigné comme tel, avouez qu’on y a tous succombé un jour ou l’autre, et pas seulement quand on est un enfant.
C’est ce que vit le jeune garçon de cet album, de son prénom Georges,  qui va fêter ses 7 ans, le fameux âge de raison, dans une semaine.  7 jours, 7 ans.
D'autant qu'il est le premier de sa classe à passer ce cap.
Sacrée responsabilité quand même.
Chaque jour, il tente de décrypter les changements concrets qui ne vont pas tarder à se manifester le jour J. Sûr que ce cap passé, il ne sera plus le même !
Le lecteur le suit donc chaque jour dans ses pensées : est- ce que 7 ans, c'est encore un âge pour jouer aux petites voitures ? Et la crème anti-âge de la salle de bains, elle marche ? Et son père, dont on dit qu'il se ressemble tant, au même âge, il a fait comment ? Et si on compte les 9 mois passés dans le ventre de maman, il a déjà plus de 7 ans alors ! Et.... Oui, ça le travaille ! Et é…

Jusqu'ici, tout va bien

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Ne lisez surtout pas la 4ème de couverture avant de vous lancer dans ce roman tant elle vous donnera une impression de clichés bien loin de ce qu'est ce roman en réalité.

Un roman que j'ai eu la chance de lire en avant-première cet été et combien je suis encore à ce jour sous le charme.

On ne peut pas dire que Douglas, Doug, soit gâté par l'existence : un père violent, une mère présente (et combien leur relation est belle !), un frère délinquant idiot et un autre parti au Vietnam.

La famille contrainte de déménager encore une fois à cause du père, c’est l’arrivée dans une petite ville de l’Etat de New York, une arrivée triste doublée de la certitude que rien ne va vraiment changer. Le meilleur ami du père est toujours présent avec son influence néfaste. Leurs magouilles malhonnêtes reprennent de plus belle.

Pourtant pour Doug, tout va changer : il va découvrir la bibliothèque, non pas pour lire mais pour passer le temps, y rencontrer une jeune personne nommée Lil , mais surtou…