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Le loto de la famille souris

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Ici la famille souris, c'est un must, des moments de complicité avec nos jeunes enfants devenus grands, des heures passées à s'identifier à cette famille souris, ils s'en souviennent encore !
Alors, cette boîte jeu de loto, on y a joué avec plaisir, retrouvant la finesse des dessins de souris, la délicatesse des couleurs, les mimiques si expressives et les aventures qui s'y rapportent.
Un loto de très belle qualité, aux cartons aux bords arrondis, aux reproductions insérées un peu floutées, des feuilles magiques comme jokers. On s'est tous mis à crier "Souris" (notre chat en perdait la tête !) à chaque fois que la pioche était bonne, remplissant avec concentration nos petites plaques pleines de bouilles souriesques.
Le sourire aux lèvres, de la joie de retomber en enfance, ravivant le souvenir des heures délicieuses de lecture de cette série incontournable de toute bonne bibliothèque jeunesse.
Désormais, j'ai hâte d'avoir des petits-enfants (enfin, pa…

La loi du Phajaan

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C'est plus qu'un roman que nous donne à lire Jean-François Chabas. C'est un véritable plaidoyer pour sauver les éléphants d'une torture ancestrale : le Phajaan.
Les éléphanteaux sont capturés très jeunes et leur esprit est brisé par des tortures physiques ignobles qui les font obéir par peur des représailles. Or, l'éléphant est un animal sociable, intelligent et très sensible.
Ce récit est celui de Kiet, jeune garçon thaïlandais, héritier d'une longue lignée de dresseurs d'éléphants. Selon la coutume, son père l'emmène en forêt pour capturer celui qui deviendra son éléphant, Sura. Il doit accomplir, du haut de ses 10 ans, cette tradition immuable qu'est le Phajaan.
Kiet se souvient 50 ans plus tard....de cette terrible capture, de son horreur, de son envie de fuir, de l'implacable serre de la tradition qui se referme sur lui alors que son cœur lui dit tout le contraire. Il se souvient de sa lâcheté mais aussi de son courage, et celui de Sura, quand…

Björn et le vaste monde

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Tout de bleu vêtu cette fois, et pages jaunes à l'intérieur, le contraire de son précédent Björn, six histoires d'ours, l'ours Björn (ours en scandinave, un pur hasard, merci à la dernière revue Citrouille pour l'info !) se réveille au printemps de son "hivernation" et vaque à ses occupations dans le vaste monde.
Là encore six histoires, du réveil en passant par le téléphone, le pique-nique, l'invitation, la lettre et le bus 43....
Ah ! Le bus 43, je ne me lasse pas de la lire, c'est ma préférée, tant elle est emblématique de ces courts récits, véritable hymne au quotidien, à l'émerveillement des petites choses, au  ressourcement de la nature,  et on peut dire que cette joyeuse bande s'y connait à merveille dans le domaine.

"Il est 8h07 et, à l'arrêt de bus, tout un petit peuple retient son souffle en voyant arriver l'autobus de la ligne 43."
J'y peux rien, moi, ça me fait vibrer autant qu'eux, cette attente, ce plaisir à…

passionnément...à ma folie

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Après 16 nuances de première fois et D'un trait de fusain, je ne lâche pas la thématique de l'amour, il faut croire !
Ce roman, dont le titre reprend la comptine célèbre de l'effeuillage de la marguerite, en en changeant la ponctuation et une phrase, aborde avec beaucoup de justesse la manipulation dans l'amour, et plus précisément l'emprise amoureuse et globale de quelqu'un sur quelqu'un d'autre.
Gwén (Gwénaëlle), 16 ans, jeune fille littéraire, plutôt discrète, a le malheur de tomber amoureuse du beau gosse du lycée, William, beau parleur, sûr de lui, et que toutes les filles rêvent de pouvoir aborder.
Sauf que Gwen, elle ne sait pas. Elle est encore toute étonnée qu'il se soit intéressée à elle, et ne perçoit pas d'emblée les gestes, les attitudes, les paroles de ce jeune homme bien sous tout rapport.
Deux ans d'une relation destructrice.
Le lecteur fait la connaissance de la jeune fille dans une clinique où elle est en soins suite à une TS (t…

D'un trait de fusain

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En résonance directe avec le roman 16 nuances de première fois, le dernier roman de Cathy Ytak nous parle du mourir d'amour, pas au sens figuré mais au sens propre.

Ils sont lycéens dans une école d'arts plastiques en 1992.  Mary, Monelle, Julien et Sami.

On assiste à leurs cours de dessins, où se mêlent techniques au fusain, à la sanguine et corps nus de modèles. Avec la découverte des corps, de leurs imperfections ou leur beauté. Un jour, un modèle masculin, Joos, va faire son apparition dans leur vie. 
Les lignes vont sensiblement bouger lors d'un week-end que la bande d'amis s'organise à Saint-Malo : Monelle et Julien vont se mettre ensemble alors que Sami et Joos vont leur apprendre leur homosexualité et leur amour. L'été va les séparer. Les retrouvailles vont sceller leur destin : Joos leur apprend qu'il est séropositif. La bande va alors grandir d'un coup : chacun a des réactions différentes. C'est Mary qui va aller le plus loin en s'engageant…

16 nuances de première fois

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16 auteur(e)s, 16 nouvelles sur la première fois d’adolescent(e)s.
Oui il fallait oser. Et combien c’est juste !
Leur point commun : ce point de bascule, ce saut dans l’inconnu du corps de l’autre, le désir, la peur, la force de se tsunami émotionnel.
16 histoires qui abordent tout sans tabou, certaines glauques, d’autres érotiques, jamais pornographiques, toutes sortes de situations voulues, pas voulues, provoquées : l’attente, le coup de foudre, faire comme les autres, dire non et n’être pas entendue ni respectée, la déception ou l’éblouissement, la perte de contrôle, l’abolissement du temps et des corps.

Un seul message : l’amour s’invente dans une rencontre faite de respect et d’attention à l’autre.
En tant qu’adulte, j’aurais aimé pouvoir lire ces mots à 16 ans ! Et en tant que parent, combien certaines histoires m'ont bousculée.

Oui il fallait oser et c’est particulièrement bien réussi, ces échos de vie qui découvrent, maladroitement souvent, se cherchant toujours, ce qu’il y’a de …

Les optimistes meurent en premier

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Ce titre, c'est la théorie de Pétula, 16 ans, qui se protège de tout depuis qu'un drame a anéanti sa famille. Préférer que tout se passe au pire, se parer contre les aléas de la vie par tout un tas de superstitions, c'est sa façon de s'en sortir. Elle fait partie d'un groupe d'art-thérapie au lycée qui rassemble des adolescents ayant vécu des drames eux aussi. Leurs rapports sont plus qu'électriques. Jusqu'à ce que Jacob, jeune homme à la main bionique car amputé à la suite d'un accident, arrive et bouscule ce petit monde par sa passion du cinéma. Mais il se pourrait bien qu'il cache un lourd secret lui aussi.
Dis comme ça, on peut se dire : oui, ben, rien de nouveau sous le soleil. Mais c'est sans compter sur le regard de Susin Nielsen qui sait toujours insuffler du positif et de l'humour pour et entre ses personnages.
On lit ce roman parfois le cœur serré mais aussi le sourire aux lèvres tant le lecteur est témoin des transformations de …