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samedi 18 février 2017

Sous les étoiles

Les éditions Les grandes Personnes ont eu la très bonne idée de ré-éditer ce superbe album de Martine Perrin dans un format plus allongé en hauteur mais toujours en cartonné pour les petites mains. 
Paru en 2008 chez Milan et indisponible, l'esprit est resté le même. Quelques changements  dans les illustrations, le texte et donc le format.

Un album très poétique qui nous dit la vie en partant du plus grand-La terre- et ramener au plus petit- l’origine de la vie humaine dans la bulle du ventre maternel.

Un flap intermédiaire en demi-page avec un rond de couleur permet d’avancer dans cette histoire qui célèbre la vie sous toutes ses formes, avec des couleurs très gaies et fortes.

Un album très musical aussi qui nous dit la permanence de la vie qui bruisse partout et qui permet de se laisser emporter par son si beau message.


Un album qui met en valeur les émotions et les sentiments et qui laisse la porte ouverte à l’imagination de tout un chacun.

©Les Grandes Personnes
De plus, l'objet est très soigné, très solide : un très bel album d'une bien belle cohérence.

jeudi 16 février 2017

La plus grande peur de ma vie

Ils sont quatre. Quatre amis depuis de longue date. Ils partagent le même immeuble et le même collège. Pour s'occuper, ils décident d'aller au vieux manoir tout délabré. D'ailleurs, sa démolition a débuté. Et c'est là que l'un d'entre eux découvre une grenade de la deuxième guerre mondiale. Entre incrédulité, excitation de la découverte, et sens des réalités, tout se complique quand Norbert l'apporte au collège. Seuls Lalie, Jordan et David sont conscients du danger. Mais la situation dégénère vite quand du harcèlement envers Norbert resurgit.

"Personne ne s'imagine mourir d'un coup, forcément. Personne ne sait ce que contient le sac de Norbert. Sauf nous trois, Lalie, Jordan et moi, David. Et Norbert bien sûr puisqu'il a osé la prendre et l'emporter en classe avec lui, cachée dans son sac. Il est complètement malade. Il peut nous tuer d'une seconde à l'autre."

A partir d'une découverte incongrue, Eric Pessan a su dans ces pages dépasser ce simple fait : il nous montre que la guerre n'est pas un jeu, qu'elle peut tuer et détruire. Il a su également raccrocher ce message à un autre plus latent : celui du harcèlement scolaire. Lui aussi détruit et tue à petits feux. Les camarades de Norbert vont prendre conscience de sa souffrance et de leur lâcheté à son égard. C'est un roman sur la responsabilité de chacun face aux autres.

Une écriture toujours aussi sobre et efficace, renforcée ici par des recherches typographiques qui apportent indéniablement un plus aux propos. Quand on ne sait plus quoi décider, on est pris dans un tourbillon émotionnel qui nous fait tomber comme dans un labyrinthe. C'est ce que j'y ai vu dans ce procédé original.

Raconté à la première personne par David, qui se cherche une vocation d'écrivain (autobiographique ?), j'ai été heureuse de retrouver des personnages et des lieux d'autres romans du même auteur. Une bien belle cohérence !

La plus grande peur de ma vie
Eric Pessan
Ecole des loisirs
Médium

mardi 14 février 2017

Copains-câlins

Une journée non pas de la Saint-Valentin mais une journée du ❤câlin-doudou❤, ça vous dit ?

Hibou se délecte de l'odeur de son doudou : Mmm !
Et de fil en aiguille, tous les animaux vont chercher leur doudou et la page se remplit de Mmm Mmm Mmm...
Jusqu'au dernier protagoniste qui lui annonce que de doudou, il n'en a pas ....
La journée câlin-doudou va se transformer en copains-câlins.

Une approche toute douce pour un objet indispensable au quotidien du tout petit. L'originalité se situe dans la mise en perspective : le lieu (qu'on devine être une crèche ou halte-garderie) reste en arrière-plan sur fond blanc et les contours grisés des éléments qui meublent l'espace. Un procédé qui met très bien en valeur les personnages qui eux sont colorés.
Autre point de vue intéressant : l'absence d'adultes dans ce qui se joue dans ce besoin absolu de tendresse qu'offre le doudou et la symbolique qu'il représente. Ce procédé met le sujet au cœur de la page.
Ajoutons à cela les postures absolument irrésistibles des petits animaux qui face à la détresse et le sentiment d'exclusion d'un des leurs savent immédiatement trouver la parade. La voici :


©Frédéric Stehr


Copains-Câlins
Frédéric Stehr
Pastel

samedi 11 février 2017

Dans la petite maison verte

Voici un album que je ne me lasse pas de lire aux tout-petits tant il porte en lui tout ce que j'aime à leur transmettre : musicalité, jeu et tendresse !

Cet album est une invitation à découvrir des maisons gigognes page de droite avec cette comptine anglaise page de gauche :


"Dans la petite maison verte
Dans la petite maison verte 
Il y a
Une petite maison jaune..."

Puis une brune, puis une blanche, puis juste un petit cœur qui bat 
pour toi, pour moi...

Un album qui donne envie de se balancer pour se bercer et se lover dans sa tendresse infinie, avec ses illustrations éclatantes toutes en rondeurs et son format parfait pour laisser la place à tout cela de s'exprimer.

Les petits ne s'y trompent pas, tellement ce dire- là semble leur rappeler les origines de la vie et de leur naissance.

Sorti en 2010, il fait partie pour moi des incontournables en petite enfance tant il est parfait.

Retrouvez  les avis de :
-Littérature enfantine
-Un petit bout de bib

Dans la petite maison verte
Marie-France Painset
Marie Mahler
Didier jeunesse

jeudi 9 février 2017

Confessions d'un ami imaginaire : mémoires de Jacques Papier

Jacques Papier se pose bien des questions : pourquoi personne ne le remarque-t-il ? Il n'y a bien que Fleur, sa sœur, qui le comprend vraiment. Aussi quand il apprend qu'elle a un ami imaginaire, il se dit qu'il lui en faut un aussi, passé la déception qu'elle n'ait même pas pris la peine de partager ce secret avec lui. Mais dans cette découverte pleine d'aventures, il va en apprendre bien plus sur lui et sur les autres...

Foi de Pépita, en voilà une pépite !

Véritable ode à l'imagination chez l'enfant, à la croisée de la fable et du récit initiatique, le lecteur se laisse emporter par la poésie de cette histoire qui rappelle combien l'enfance est le seul pays où on devrait pouvoir rester le plus longtemps possible ou du moins ne pas l'oublier et le convoquer régulièrement.


Michelle Cuevas, dont c'est le premier roman jeunesse, ravit par la légèreté de son écriture, par la magie de ses trouvailles et par la profondeur de ce qui est dit au fond. 

Et ça, ça touche en plein cœur !

J'ai lu ce roman il y a quelques semaines déjà et j'en garde une lumière encore toute émerveillée.

Confessions d'un ami imaginaire : mémoires de Jacques Papier
Michelle Cuevas
Nathan
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