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vendredi 29 juillet 2016

En route pour le Breizh Bookcamp !


Cette année, c'est en Bretagne qu'on se donne rendez-vous pour notre désormais très attendu rendez-vous en réel sous A l'Ombre du Grand Arbre !

Au menu des festivités cette année :

-nos lectures coups de cœur à la Bibliothèque du village,
-du tourisme local,
-un troc de livres,
-un swap pour les présentes et l'envoi des swaps qu'on aura mis en commun et customisés de nos petites mains pour les absentes,
-des discussions sur le blog (ce qu'on a envie de continuer ou pas,  ou d'innover),
-des connexions Skype pour partager avec celles qui n'ont pas vu venir cette année,
-des repas et spécialités partagés avec conjoints et enfants,

Bref, une bien belle famille et beaucoup d'amitié !

Merci d'avance à Solectrice, son mari et ses lutines pour leur accueil !

lundi 25 juillet 2016

PAL de vacances #1


Durant mes congés, peu ou pas de chroniques, selon l'envie, mais plutôt un petit aperçu de ce que j'ai lu dans ma PAL de vacances ou plus, avec mes premières impressions.

Et il n'y a pas que de la littérature jeunesse !
Voici un roman que j'avais envie de lire depuis longtemps.
Très drôle, un road -trip improbable, construit comme des poupées gigognes, avec une vision du monde actuel très réaliste, pas mal déjanté.
Mais bon, pas une lecture marquante pour moi au final...un peu longuet par moments et "dégoulinant" de bons sentiments.


C'est plus l'auteur qui m'a interpellée là mais aussi la thématique.
Un roman de Louis Sachar, l'auteur de "Le passage".
Un roman qui pose la question cruciale des effets de l'homme sur l'environnement. Trois jeunes qui vont en subir les conséquences.
ça se lit bien, ça se lit vite, la construction y aide beaucoup.
Mais bon,  je suis un peu restée sur ma faim. Le style est un peu simple, de belles trouvailles, mais pas assez de profondeur. 



Je suis allée voir en famille le film de Spielberg, le BGG
(ma chronique du livre ). 
Même si le cinéaste prend des libertés par rapport au livre (parfois inutiles), même si les méchants géants sont bien plus méchants et violents que dans l'univers de Roald Dahl, l'esprit de merveilleux et d'humour est conservé, notamment dans la relation ente Sophie et le bon géant. Les effets spéciaux sont superbes et de très beaux passages pleins de poésie vous emportent.




A bientôt pour la PAL de vacances #2 !

vendredi 22 juillet 2016

En vacances...


Vacances riment avec plus de lectures encore !


Voici ma PAL Albums ...



...et ma PAL Romans !




Et un blog en mode vacances aussi,
 Peut-être des billets, peut-être pas, 
Ce sera selon l'envie...



Et puis un Summer Bookcamp 
du blog A l'Ombre du Grand Arbre
non pas chez nous cette fois,
Mais en Bretagne...
Et j'ai hâte !



Bel été à vous !

mercredi 20 juillet 2016

Le BGG

©Méli-Mélo de livres

De Roald Dahl, j'ai lu Matilda et les Charlie mais jamais le Bon Gros Géant.

Et quelle régalade !
C'est une lecture absolument "délexquisavouricieuse"et"fantasfarabuleuse" !


Imaginez une petite fille du prénom de Sophie, qui se réveille en pleine nuit "à l'heure des ombres" et qui aperçoit un gigantesque géant, dans la rue derrière le rideau de la fenêtre de son orphelinat, ombre de 7 mètres munie d'une cape noire et d'une drôle de trompette. Retournant vite dans son lit, mais trop tard, l'énorme main la saisit et l'emporte au pays des géants.

Là elle va découvrir un autre monde mais surtout un Bon Gros Géant, au cœur énorme, à la sensibilité à fleur de peau, collectionneur de rêves pour les souffler au creux des oreilles des enfants endormis. Il ne supporte pas le comportement des neuf autres géants qui mangent les hommes de terre sans état d'âme. Ah oui, j'oubliais ! Son langage est quelque peu loufoque mais si réjouissant dans ses tournures. Ces deux-là vont s"apprivoiser au-delà des différences et cela donne des dialogues d'une pure merveille.

S'ensuit une bien belle histoire, avec des messages bien placés sur les humains et une pirouette de fin qui m'a ravie ! Les illustrations de Quentin Blake (les deux hommes étaient très amis) sont parfaites.

Je suis réellement retombée en enfance avec ce roman, celle du merveilleux conteur qu'était Roald Dahl. Je me suis imaginée l'effet d'une telle histoire sur l'imaginaire d'un enfant lecteur et je m'en suis délectée pour lui du haut de mon demi-siècle. Il faut aussi saluer l'extraordinaire travail du traducteur Jean-François Ménard pour en rendre toutes les subtilités.


©Méli-Mélo de livres
Roald Dahl en épouvantail dans un jardin des Cornouailles
C'est ce numéro hors-série paru en juin dernier de la revue Lire qui m'a donné envie de me replonger dans l'oeuvre de cet écrivain hors du commun. D'ailleurs, je vous le recommande : on y apprend une foule de choses, notamment que ce roman est dédicacé à sa fille Olivia, dont la mort brutale à cause de la rougeole à l'âge de 7 ans a été le drame de sa vie et le début de son investissement caritatif en faveur de la vaccination des enfants. Les cent ans de sa naissance seront fêtés au mois de septembre prochain.


©Méli-Mélo de livres

Le film du BGG sort aujourd'hui même, adapté par Steven Spielberg himself et je pense bien prendre le temps d'aller le voir !




D'autres romans présentés dans cet article de Libération

Le BGG
Roald Dahl
Gallimard jeunesse

lundi 18 juillet 2016

Une parfaite journée

Voici un album d'apparence très simple mais d'une beauté singulière. Ne vous y trompez pas !

Le lecteur est invité à pénétrer dans l'intimité d'une journée, dans ses infimes détails à regarder et surtout à écouter.

Une journée d'été qui débute, la faune et la flore s'éveillent, tout bruisse et la vie suit son cours. Soudain, la rupture s'invite à l'arrivée de l'orage, son bruit assourdissant, la pluie qui s'abat et ruisselle, puis enfin vient la fin de ce déluge et tout recommence, dans la permanence de la vie qui s'étire.

Cet album se lit véritablement comme une partition musicale : d'ailleurs, des instruments de percussions y sont clairement nommés. Une bien belle symphonie, celle de la nature, renforcée par l'éclat lumineux des illustrations au crayon très évocatrices. On entend réellement la musique qui s'en dégage et on y replonge volontiers tant c'est magique !

Un bien bel album, apaisant et ressourçant,  dans lequel je retrouve la sérénité bienfaisante de mon propre jardin en cette saison estivale et qui traduit la fugacité des instants dont il faut profiter. Et j'espère en vivre de telles parfaites journées prochainement....en vacances...

Des images sur le site de l'éditeur Notari

68 ème album/100 pour le Challenge je lis aussi des albums 2016

Retrouvez les avis de :
-Qu'importe le flacon

Une parfaite journée
Jennifer Yerkes
Editions Notari

vendredi 15 juillet 2016

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers

Une bien belle couverture et un titre énigmatique...

Deux garçons qui n'ont a priori rien en commun : Aristote, dont le frère est en prison, secret de famille qu'on se garde bien d'évoquer, une vraie blessure pour lui, ce qui le rend à vif, en colère. Puis, c'est sa rencontre avec Dante, un garçon bien dans ses baskets qui va le conduire sur la découverte de lui-même et lui faire admettre que la vie vaut la peine d'être vécue.

Un des points forts de ce roman est d'aborder le point de vue d'adolescents dans la recherche de leur identité sexuelle et la difficulté de se sentir bien dans sa peau à 17 ans. Il y a un je ne sais quoi de doux dans cette histoire, même si l'arrière-plan est douloureux. J'ai aussi beaucoup aimé la bienveillance des adultes qui entourent ces deux garçons. Certains dialogues sont de toute beauté. Beaucoup de philosophie et de remise en cause de chacun des personnages.

Néanmoins,  des longueurs alourdissent le récit et c'est dommage mais comme on s'attache aux personnages et que ça se lit vite, on garde quand même l'essentiel. Une fin un peu trop rapide aussi. Le système scolaire et la vie américaines sont parfois difficiles à appréhender mais c'est intéressant d'être confronté à un autre mode de vie. Du coup, on se laisse embarquer par ce récit doux-amer, à la force tranquille, et on ne peut s'empêcher de vouloir à tout prix le bonheur de ces deux-là tant leur relation se déploie avec beauté et tolérance.

Bouleversant et touchant.


Existe aussi en version numérique

Avec ce titre, je participe au Challenge Incos 2016/2017 du blog Un petit Bout de Bib (liothèque) et je le termine !


Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers
Benjamin Alire Saenz
12-21

mercredi 13 juillet 2016

Elle sera toujours là

Sur le blog A l'Ombre du Grand Arbre, nous avons récemment débattu autour d'albums qui nous avaient interpellées sur la figure maternelle. 

Cet album aurait pu très bien faire partie de cette discussion tant il prend de la hauteur dans son éloge de la maternité.

Au-delà des besoins physiologiques du nouveau-né, et de l'accompagnement de tous les instants au fur et à mesure que l'enfant grandit, c'est un album qui traduit merveilleusement bien la construction du lien mère/enfant et sa permanence.

Mais dans l'emploi de l'imparfait, c'est un album qui nous dit la reconnaissance de celle ou celui qui a reçu tout cet Amour maternel, qui s'en est nourri, pour grandir et s'épanouir et surtout ne pas oublier, garder dans son cœur, celle qui a été là en premier pour l'accueillir sur le chemin de la vie.



"Pour m'accueillir,
me tenir au chaud.
ELLE ETAIT LA.

Pour me nourrir,
bercer mon cœur,
ELLE ETAIT LA.

Pour tenir ma main,
guider mes pas,
ELLE ETAIT LA.



Les mots très pudiques et sensibles de Thierry Lenain ainsi que les collages tout en douceur et tendresse de Manon Gauthier subliment ce lien indéfinissable et vont à l'essentiel de cette relation unique.

Et en même temps, j'ai eu l"occasion de découvrir un éditeur québécois que je ne connaissais pas : d2eux.

C'est un album que j'ai eu envie d'offrir à une collègue avec laquelle j'ai travaillé en secteur jeunesse pendant quatre ans et combien je suis heureuse pour elle et son compagnon de connaître cette joie et ce bonheur de devenir parents.

Je dédie cette chronique à Elio, leur petit garçon, né le 24 juin dernier...
Bienvenue à toi et félicitations à ses heureux parents !
Et merci à Thierry Lenain pour la dédicace...


67 ème album/100 pour le Challenge je lis aussi des albums 2016


Elle sera toujours là
Thierry Lenain et Manon Gauthier
Editions Deux






lundi 11 juillet 2016

Les petites reines

Voilà un roman dont on parle partout et qui a raflé pas mal de prix (Meilleur livre jeunesse Lire en 2015, Prix Sorcières catégorie Romans ados, Sélection Prix des Incos 2016-2017 catégorie 3ème/seconde,...et j'en passe !). Un film est également en tournage. On se dit, faut que j'aille voir ça !

Sans parler de la blogosphère qui a encensé cette histoire rocambolesque de trois jeunes filles, nommées boudins de l'année sur Facebook et qui sous la houlette de leur meneuse Mireille Laplanche (ça ne s'invente pas !) vont décider de faire le buzz en ralliant Bourg-en-Besse jusqu'aux Champs-Elysées en vélo et en vendant des boudins, au prix de nombreuses aventures, cela va sans dire.

Je dois reconnaître que Clémentine Beauvais n'a pas son pareil pour aborder avec légèreté et humour des sujets sensibles chez l'adolescence, en l'occurrence dans le cas présent l'obésité et la raillerie qu'elle peut provoquer dans le regard des autres. Le personnage de Mireille est époustouflant de détermination et de militantisme. Belle critique aussi des médias et des réseaux sociaux toujours avides de scoops à tout prix qu'ils en deviennent risibles dans leurs comportements. Mais aussi une réflexion amenée en filigrane : la souffrance de se sentir différent et l'envie de démontrer sa vraie personnalité cachée sous ses "rondeurs". 

Mais....(car il y a un mais) : je vais aller à l'encontre de tous les avis positifs que ce roman a très largement suscité.

Car je dirais que ce roman a les défauts de ses qualités : vouloir se départir de clichés, c'est bien mais attention à ne pas en provoquer d'autres et rester superficiel, voire devenir agaçant. Le ton trop désinvolte parfois qui nuit à la maîtrise de l'écriture ainsi que la réalité de certaines scènes un peu tirées par les cheveux (notamment le rôle des parents et globalement celui des adultes) rendent cette histoire lourde et bien peu convaincante, voire caricaturale. Les intentions sont louables mais devenues simplistes par manque de profondeur et de subtilité.

Bref, je ne comprends guère l'engouement qu'il a pu provoquer et il a même occulté des romans parus sur la même période qui auraient mérité de mon point de vue un peu plus d'attention. Il a fait le buzz, comme ses héroïnes, avouons que c'est de bonne guerre puisque le "système" le permet. Un roman porté aussi par une maison d'édition qui sait parfaitement bien cibler son public. 

Une lecture pas marquante pour moi, vous l'aurez compris.
Je suis allée au bout de l'aventure de Mireille et de ses copines d'infortune, bien sûr, mais je ne garderais pas de cette lecture un souvenir impérissable.
Désolée, Clémentine Beauvais, dont j'apprécie hautement la plume par ici et la personnalité.



Avec ce titre, je participe au Challenge Incos 2016/2017
du blog Un petit Bout de Bib (liothèque)


Les petites reines
Clémentine Beauvais
Sarbacane

samedi 9 juillet 2016

Le chapifoin

J'ai la chance d'habiter à la campagne,  le foin a été ramassé et ça sent merveilleusement bon en soirée.
Et du coup, cela m'a fait penser à cet album ...et figurez-vous qu'il existe un personnage : le chapifoin qui comme son nom l'indique est habillé de foin !

Mais sa belle fourrure embaume tellement qu'elle attire invariablement les...lapins !

N'en pouvant plus d'être poursuivi par cette horde qui le décoiffe, il s'en va voir le grand Raminus, le rat de la prairie...qui malin comme il est, offre à notre grand naïf de lui couper sa belle toison. Un chapifoin tout nu sort de sa tanière. S'en apercevant dans le reflet de la rivière, c'est le drame. Mais là, les lapins vont se révéler bien plus gentils qu'il n' y parait...

Rien de bien extraordinaire dans les ressorts de cette histoire, si ce n'est le personnage inventé auquel on s'attache immédiatement. On est attendri par ses malheurs. C'est certain que tout nu, il n'est pas beau à voir...mais là n'est pas l'essentiel : il a gagné des amis à défaut de sa belle fourrure. Tout n'est pas dans l'apparence, n'est-ce pas ?

De mon point de vue, les illustrations manquent un peu de recherche, c'est dommage. Les couleurs sont là, ça sent bon le foin, les lapins sont assez irrésistibles dans leur posture.

Un album qui nous dit que les conseilleurs ne sont pas les payeurs et qu'il ne faut surtout pas se fier aux apparences.

La prochaine fois que je vois un champ de foin , je chercherais si un chapifoin ne rôde pas dans les parages...

66 ème album/100 pour le Challenge je lis aussi des albums 2016

Le chapifoin
Mathilde Fonvillars
Lucie Maillot
la Palissade

jeudi 7 juillet 2016

Le temps des Mitaines : Coeur de Renard

Une fois n'est pas coutume, une bande dessinée aujourd'hui sur le blog.

J'avais déjà apprécié le tome 1 mais je suis carrément conquise par le tome 2 : Cœur de renard.

Ce n'est plus l'hiver mais l'été au village des Mitaines.
On retrouve les mêmes personnages cette fois tous en stage dans des métiers différents. 

La belle amitié est un peu ternie par le caractère d'Arthur, qui devient assez imbuvable depuis qu'il a découvert son pouvoir. Kitsu, la belle renarde, en souffre. En plus, ils sont ensemble en stage chez des horticulteurs. Ils vont découvrir l'exploitation au bord de la faillite, étouffée par les banquiers et par le système implacable de la grande distribution et le cercle infernal des investissements à  rembourser, pourtant indispensables pour dépasser la taille critique et aller de l'avant.

Qu'à cela ne tienne, la solidarité du groupe va se remettre en marche et après bien du suspense, tout est bien qui finit bien.

Voici une BD engagée, remarquablement bien construite pour expliquer les mécanismes de l'économie et de la démarche écologique aux enfants.

Un univers graphique superbe, des personnages attachants, des situations contemporaines, bref, on ne boude pas son plaisir !

Tous les ingrédients sont là pour un très bon moment de lecture.

Des mêmes auteurs (Loïc Clément et Anne Montel), j'ai beaucoup apprécié aussi leur dernière BD publiée chez Dargaud : Les jours sucrés.

Le temps des Mitaines (tome 2 ) : Cœur de Renard
Loïc Clément et Anne Montel
Didier jeunesse

mardi 5 juillet 2016

Alors je me suis mise à marcher-Et si jamais...

J'aime lire régulièrement des nouvelles : entrer dans des univers différents, faire fonctionner son imaginaire, découvrir des ressorts à chaque fois renouvelés, ça me repose !
En voici deux recueils récents que je viens de lire, différents, vous allez comprendre...


14 nouvelles.
14 portraits d'adolescents qui sont emportés bien malgré eux dans des situations pas toujours faciles à vivre, d'autres où ils s'en sortent finalement à leurs avantages, mais dans toutes, les adultes ne sont pas forcément ceux qu'on croit tant le lecteur est témoin de leurs petites lâchetés, et carrément de leurs faiblesses, voire de leur sans-gêne !

Des fins ouvertes, des fins terribles, des fins sans fin, des fins avec une lueur d'espoir : un vrai kaléidoscope de vie, toujours très bien écrit, sans états d'âme, on va là à l'essentiel.

Du coup, j'ai eu envie d'en relire certaines plus tard pour tester l'effet que ça me faisait. Pour certaines : froid dans le dos. Pour d'autres : le sourire aux lèvres, timide mais quand même. En tout cas, c'est bien vu. On en sort perplexe sur la nature humaine...

Alors je me suis mise à marcher
Kim Fupz Aakeson
La joie de lire 
Encrage



Dans un style très différent, voici un collectif de huit auteurs-et pas des moindres- qui se sont essayé à ré-écrire l'histoire.
Et si un petit grain de sable avait enrayé le cours des événements historiques tels qu'ils nous sont parvenus ?
Cela donne une expédition sur la lune bien différente, des poules qui ont des dents, l'obligation d'être sur les réseaux sociaux, une Révolution qui n'a pas existé, et si et si et si ....
L'exercice a ceci d'intéressant qu'il nous rappelle combien le tout ne tient à rien ou du moins à pas grand'chose...
J'ai beaucoup aimé découvrir des auteur(e)s que je connaissais moins-voire pas du tout-et d'en retrouver d'autres que j'apprécie.
L'intérêt réside aussi dans le fait que le procédé s'applique aussi bien au passé, au présent et à l'avenir. 
L'histoire, la petite et la grande, c'est nous qui l'écrivons et nous en sommes responsables.
De la gravité, de l'humour, de la réflexion.


Et si jamais...
8 nouvelles pour (ré)inventer l'histoire
Collectif
Thierry Magnier

dimanche 3 juillet 2016

Appli coup de cœur # 20 : Le Grand Moi (Let me be)

J'ai reçu ce projet dans ma boîte mail récemment (j'en reçois beaucoup !) mais j'avoue qu'il m'a de suite intriguée.

Il s'agit d'un ebook interacif disponible gratuitement en ligne, doublé du livre papier.

Comment être soi au milieu des autres ?

Tel est ce qui est donné à voir dans cette histoire très graphique, avec des formes exprimant soit l'exclusion ou l'inclusion.

Des doubles pages avec texte et page interactive en alternance , avec une indication très explicite pour explorer l'interactivité proposée, des couleurs très flashy, expliquent que chacun doit trouver sa place même si ce chemin est souvent semé d'embûches, à travers le destin de ce petit Nam vert qui a bien du mal à s'affirmer parmi les autres.

Un procédé qui m'a rappelé celui de l'application "Quatre petits coins de rien du tout", tirée de l'album petite enfance de Jérôme Ruillier.

Une histoire que je destinerais pour des plus grands, à partir de 6 ans, avec l'accompagnement d'un adulte pour pouvoir discuter et réfléchir sur ces notions de confiance en soi, de différence, de tolérance et de respect. A lire en famille ou en classe.



Un petit mot sur les concepteurs : "Nous sommes Arno & Juliette. Nous travaillons dans le domaine des médias depuis plus de 15 ans. Arno est un artiste pluridisciplinaire et je suis productrice. Parents, couple dans la vie comme au travail, nous avons décidé ensemble de créer UNTIL, un label qui propose des créations graphiques, éducatives et culturelles destinées aux plus jeunes. “Le Grand Moi (Let Me Be)" est notre premier ouvrage auto-édité sous le label UNTIL. Nous vivons au Canada avec notre fils de 6 ans."

Une proposition intéressante et séduisante.

Disponible en ligne eBook Interactif (gratuit à vie) & en livre broché sur ce lien : untilstudio.ca

vendredi 1 juillet 2016

Des romans jeunesse à lire !

Après avoir plongé dans des romans pour adultes et adolescents bien forts en émotions, j'ai ressenti le besoin de prendre une bouffée d'oxygène avec la lecture boulimique de nouveautés en romans jeunesse et quel plaisir de lecture !

Sous forme de journal, Taloula, qui vient d'entrer en sixième (ah le fameux cap dont on fait tout un plat !), relate ses premières désillusions avec humour et auto-dérision. La sixième, franchement, quelle déception ! Des profs pas au niveau, séparé de sa meilleure amie qui est dans une autre classe, un voisin de table pas vraiment glamour....bref, la totale ! Mais Taloula va apprendre à voir derrière les apparences....et ça va lui faire du bien !

Que j'ai aimé le ton désinvolte de ce roman et ce que j'ai ri à certains passages !
Mine de rien, c'est assez bien vu sur cette étape parfois délicate du  collège...
Et le titre est trop bien trouvé !

Comment j'ai survécu à la sixième/Marion Achard.-Actes sud junior


Où on retrouve Arthur du "Le baiser du mammouth", amoureux de la copine de sa grande sœur...
Cette fois, il s'est entiché des jumelles Bérénice et Camille, très différentes mais justement il les aime pour ça et n'arrive pas à se décider. Alors, il élabore un plan "dangereux" : pour attirer à chacune leur attention, c'est lui qui va se dédoubler et s'adapter ainsi à leur personnalité.

Antoine Dole a un don : celui d'entrer dans les sentiments de cet âge. Beaucoup de sensibilité dans ces pages, j'ai particulièrement aimé ce regard tendre et juste sur les premiers émois, qui nous rappellent à tous bien des souvenirs de cour de récréation.
Et là encore, un titre parfait !

Mon cœur caméléon/Antoine Dole;-actes sud junior







Voici la toute nouvelle collection de romans jeunesse de Didier jeunesse "Mon Marque page" (avec le marque page détachable sur le rabat à l'intérieur, de quoi commencer une collection !) et franchement j'ai adoré les deux premiers titres !

Le sultan Toufou est adapté d'un spectacle du conteur François Vincent. C'est vivant, drôle et déjanté cette histoire de dattes mûres à point volées chaque nuit par un oiseau noir jusqu'à épuisement des 7 fils du sultan, mandatés pour surveiller la précieuse récolte...Une fin toute en solidarité avec des illustrations qui égayent parfaitement cette histoire avec tous les ingrédients du conte randonnée.
Je l'ai lu d'une traite dans une salle d'attente et je me suis bien régalée.

A partir de 7 ans

Le sultan Toufou/François Vincent et Louis 
Thomas.-Didier jeunesse, Mon marque page




Et voici la cerise sur le gâteau avec la toute nouvelle série de Pascal Ruter et quel plaisir ! Une suite cet automne et franchement j'ai hâte !

Dans ce premier épisode "Gare au canard", on fait la connaissance des jumelles Cerise (Zouille et Yoyo) et de leurs amis Max et Papillon, son petit frère avec un cheveu sur la langue ce qui le rend particulièrement irrésistible.
A la kermesse de l'école, leur super instituteur a un drôle de comportement au stand de la pêche aux canards tenu par une bien jolie jeune fille. Max devine alors qu'il est amoureux ! Ni une ni deux, l'équipée se met en tête de retrouver la jeune fille. 
Il y aussi dans ce roman une île déserte, des dalmatiens qui perdent leurs taches, de la confiture à la rhubarbe, un Robinson mystérieux, ...bref, ça décoiffe et on ne s'ennuie pas une seconde ! 
On retrouve avec bonheur le style si personnel de l'auteur capable de tisser des liens forts entre ses personnages et de les mener dans des péripéties pleines de rebondissements.

A partir de 8 ans

La famille Cerise : gare au canard !/Pascal Ruter.-Didier jeunesse, Mon marque page


Jérôme Lambert revient en force (Jeudi-Jedi) après son lundi, mardi et mercredi....
Quatrième de couverture : "Jeudi prochain, c'est le jour de la sortie scolaire au Château de Versailles avec une bande d'abrutis de mon âge et, comme accompagnateurs, Aymeric Pichu, un demi-dieu de dix-neuf ans poilu des avant-bras dont tout le monde tombe raide amoureux ainsi que ma propre grand-mère de soixante-neuf ans déguisée en Marie-Antoinette. A part me faire opérer de l'appendicite ou saboter le car, je ne vois pas bien ce que je peux faire..."

Voilà, vous voyez le topo ? Et quelle marrade !
J'ai adoré retrouver Lucien et ses questionnements existentiels...Toujours aussi bien vu sur l'adolescence et ses maladresses, sur les relations intergénérationnelles (ce que j'aimerais faire la connaissance de cette grand-mère !), et puis le voyage scolaire à Versailles, c'est comme si on y était !  Bref, un très bon moment de lecture...Et j'espère que la semaine va se poursuivre....

A partir de 9 ans

Le retour du jeudi/Jérôme Lambert.-Ecole des loisirs, Neuf



Ce petit retour vers des romans jeunesse m'a tellement plu qu'en ce moment je lis :










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