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dimanche 31 août 2014

La bulle de secrets

De retour de son jogging matinal, Pierre-Yves, retraité, a la surprise de trouver un ado dans son salon et bien décidé à y rester !
La tchatche facile, qui frise souvent à l'insolence, de Polo, son "invité" surprise, va quelque peu décontenancer son "hôte".

Ils vont finir par parler, vraiment, passée l'agréssivité bien compréhensible du début. Et à chacun de se dévoiler, avec cette pudeur masculine si caractéristique.

Polo va faire part peu à peu au sexagénaire de ses difficultés de communication au sein de sa famille et en particulier avec son beau-père, qui fouille dans sa vie d'ado.

Puis, de questions en questions, le retraité va se surprendre à vider lui aussi son sac, en se retournant sur sa vie passée, avec ses secrets pas toujours glorieux il faut bien le dire. Les réactions de ce jeune à ses dires vont le faire réfléchir à ses actes.

Et à chacun d'aider l'autre comme il le peut, avec ses mots, ceux de l'expérience et ceux aussi de la jeunesse. 

Mais l'essentiel est là...pas seulement dire mais agir aussi...

Voici un roman que j'ai eu plaisir à lire d'une traite. Un roman sur une situation bien d'aujourd'hui. Un roman sur un fait qui pourrait bien s'avérer vrai dans la vraie vie. Un roman avec un langage familier mais pas vulgaire.

J'ai aimé cette relation fugace, improbable, se métamorphoser peu à peu en un ton de confidences, avec la promesse de garder le secret comme une "bulle", entre un homme d'âge mûr et un ado fugueur.

Une belle fin aussi qui laisse entrevoir que cette rencontre n'en restera pas là, mais qu'elle pourrait bien déboucher sur une véritable amitié pleine d'estime et de respect.

Je remercie sincèrement l'auteure Sophie Bénastre pour l'envoi de ce roman, dont j'avais déjà chroniqué le précédent roman : Mélodie en sous-sol.


La bulle de secrets
Sophie Bénastre
Oskar jeunesse
La vie

vendredi 29 août 2014

Belle gueule de bois

Voici un livre singulier, pas à proprement parler un roman, mais un récit autobiographique. 
Celui d'un jeune garçon, Pierre, l'auteur lui-même, qui voue une admiration sans borne pour son père, alcoolique, défoncé, perdu, handicapé du sentiment.

Ils vivent seuls dans la montagne, un chalet perdu, mal entretenu. Les parents se sont séparés et Pierre a fait le choix, contrairement à ses deux sœurs, de vivre avec son père.

On assiste donc à leur quotidien, fait de rien et de tout. Un père descendu au plus bas de l'alcoolisme qu'un fils, trop jeune pour ça, essaie de maintenir à flots, en sacrifiant sa scolarité. Les promesses du père, il n'y croit plus. Mais il reste. C'est plus fort que lui. Il ne cherche même plus à en trouver les raisons. C'est une vie de grande liberté mais de grande solitude, malgré l'amitié bienfaisante de son ami de classe, qui ne juge pas. Ou les enfants deviennent les parents de leur propres parents. Comme une évidence.

Le lecteur ne saura rien de l'issue. Juste ces mots jetés sur un cahier avec des dessins au crayon noir et des citations choc. Mais le lecteur se sent parfois comme un voyeur dans cette intimité brute.

"Je crois qu'une mère se porte dans le cœur et un père dans les tripes".

Du masculin à l'état brut, où on tait sa souffrance dans la pudeur des mots qui ne veulent pas sortir. Pas de ressentiment, pas de rancœur, juste un état de faits et l'attente, l'espoir que ça change un jour...

Un roman bouleversant à bien des égards sur une part d'enfance trop vite enfouie...quand il faut grandir coûte que coûte.



Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres



Belle gueule de bois
Pierre Deschavannes
Le Rouergue
Doado

mercredi 27 août 2014

Petites cachettes

Deux titres sortis qui inaugurent une toute nouvelle collection Petite enfance : "Petites cachettes", signée Emile Jadoul, qu'on ne présente plus et dont on reconnait immédiatement la patte.


  • Le tome 1 "Attention, voilà grand loup !"  : on joue à se faire peur...Grand loup est lancé dans sa partie de cache-cache avec son panier. Il y met tout ce qu'il trouve...Et hop, un lapin par ici, un cochon par là, une poulette, un mouton...Mais va-t-il les croquer ? Pas si sûr...


  • Le tome 2 "Gros ours, il fait froid !" : il fait très froid, il a beaucoup neigé et Gros ours s'en retourne chez lui. Mais en chemin, il recueille tour à tour un lapin, deux petits oiseaux et trois petites souris, tous transis de froid. Et rien de tel qu'un bon chocolat chaud pour se réchauffer...

Des petits cartonnés tendres à souhait, colorés et ludiques avec des rabats à soulever, bien solides pour les petites mains.

Jouer à cache-cache dans un livre, c'est jubilatoire pour les petits.

Une collection tendre qui va à coup sûr trouver son public et qui sort aujourd'hui même en librairie.

Ils comptent  (47 et 48/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


Et pour le challenge 1% Rentrée littéraire 2014 du même blog




Attention, voilà grand loup !
Gros ours, il fait froid !
Emile Jadoul
Casterman
Collection Petites cachettes

lundi 25 août 2014

Oublier Camille

Yanis est amoureux fou de Camille. Ils se connaissent depuis longtemps. Amitié qui a glissé vers d'autres sentiments plus forts et difficiles à apprivoiser à l'adolescence. Pour tout le monde, c'est clair, ils sont ensemble. Mais pour Yanis, ébloui, amoureux transi, exprimer ses sentiments et y associer les gestes qui vont avec, c'est au-dessus de ses forces. Ou plus exactement, ça le paralyse. Camille, elle, attend. Qu'il se décide. Elle part en voyage, lui écrit une longue lettre pleine d'un aveu difficile à supporter pour Yanis. Pourtant, il va finir par comprendre qu'il doit se laisser aller, faire venir à lui ce qu'il ressent. Et se déclarer.

Sa mère, qui vit seule avec lui, ne voit rien. Elle ne peut pas. Engluée dans le quotidien, elle ne voit pas la souffrance de son fils, la raison de ses notes qui chutent au lycée, son comportement devenu violent. Elle s'étonne à peine de son changement d'avis : il est prêt à la suivre en mutation à Nevers, prêt à abandonner ses potes et sa vie parisienne.
Oublier Camille. 

Pas de père pour parler. Mais un cousin, qu'il apprécie, qui arrive à point nommé, avec son rasoir de mec, et sa passion amateure du théâtre. Entre hommes. Sans trop se dévoiler, ils vont pourtant se dire l'essentiel. Pour Yanis, ces mots-là, cette fulgurance d'un texte dit et porté juste pour lui, ce sera le point de salut pour enfin renouer avec sa bien-aimée.

J'ai eu envie de lire ce roman pour avoir le point de vue du garçon sur l'amour. Et je n'ai pas été déçue. J'ai aimé cette pudeur mêlée à une grande fragilité, violente parfois, à l'économie des mots des hommes sur leurs sentiments. 
L'écriture de Gaël Aymon porte ce personnage à merveille : il ne le dévoile que peu à peu, comme une fleur qui finit par s'ouvrir sous un grand soleil. Je ne me suis pas inquiétée pour lui : je savais que Camille l'attendait. Avec cette sérénité, le lecteur est pris seulement par le tourbillon d'émotions contradictoires de ce jeune homme qui a finalement peur de lui, qui n'arrive pas à lâcher prise, qui se pose trop de questions et qui pourtant aime une fille à en crever, au point de l'éloigner.

C'est un roman touchant, sensible et juste à bien des égards pour une maman de deux grands ados qui ne me disent pas toujours tout sur leur vie, et c'est bien normal, mais dont je décrypte parfois la solitude face à ces changements qui arrivent dans leur vie d'homme. Et une certitude, impérieuse : personne ne fait le chemin à notre place...C'est ce que découvre Yanis : sauter dans le vide, attendre et saisir le fruit de son audace. Et enfin...VIVRE.



Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres


Retrouvez l'avis de Céline-Le tiroir à histoires
Oublier Camille
Gaël Aymon
Actes sud junior

dimanche 24 août 2014

Nos étoiles contraires : le film

C'est l'évènement cinématographique de cette fin août, les libraires ressortent le livre en des piles conséquentes...et j'ai moi aussi succombé à la vague des étoiles...

J'ai lu le livre, en voici sa chronique. J'avais aimé cette histoire triste et belle à la fois...
Le film la sublime ! Mais reste aussi fidèle à l'esprit du roman.


Le film rend en effet merveilleusement bien la relation amoureuse qui nait peu à peu entre Hazel et Gus. Ils s'y autorisent malgré l'issue qu'ils savent fatale de leur maladie. Le livre accentuait trop sur la passion d'Hazel pour son bouquin de chevet depuis des années et la rencontre avec l'auteur complètement déglingué est là aussi beaucoup plus compréhensible.

Ils forment un magnifique couple, en apparence comme les autres. Malgré tout, ils savourent chacun des moments passés ensemble et ne précipitent rien. Ils se disent les choses sans fard, "une juste parole" et s'épaulent dans la maladie.

Certaines scènes sont d'une beauté très touchante et le jeu des acteurs remarquable, en particulier celui de la jeune actrice que j'ai trouvé absolument bouleversante de sincérité.

Pourtant, au début, je me suis dit : oh là là ! Deux heures comme ça ! Et puis, le film prend de l'épaisseur, évite l'écueil du pathos et accentue sur la relation humaine. Bien entendu, il n'est pas parfait, parfois des scènes un peu agaçantes mais le message passe pour ce qu'il est : une belle histoire d'amour entre deux adolescents condamnés mais qui vivent leur passion jusqu'au bout.

Un film parfait pour les adolescents en tout cas, d'ailleurs dans la salle hier, je devais être la plus vieille :) et j'assume totalement !


Nos étoiles contraires
Le film de Josh Boone avec Shailene Woodley et Ansel Elgort
Adapté du roman de John Green
En salle depuis le 20 août 2014

vendredi 22 août 2014

Journal d'un nul débutant

Il ne faudrait pas que ce roman donne quelques idées à certain(e)s, quoi que...

Jour de la rentrée scolaire en sixième pour Nils : il décide d'écrire un journal pour faire part de sa décision de devenir nul.
Faut dire que ce garçon est un plus que surdoué et il souffre d'être formaté depuis qu'il est né pour la perfection. Du coup, il ne vit pas dans l'insouciance comme un garçon de son âge.
Pas de foot, ni de jeux vidéo, ni de ciné. La révolte gronde à la veille de rentrer dans ce collège prestigieux qu'il appréhende finalement.

Mais doser sa nullité va s'avérer bien plus compliqué qu'il n'y parait, surtout quand on tombe amoureux, qu'on se fait un ami, celui le plus nul de la classe, et un ennemi, le plus arrogant de cette même classe. 

S"ajoute un concours de maths orchestré par un prof maléfique, une psychologue qui la joue très fine, des parents angoissés, une sœur terrorisante et amoureuse elle aussi,...

Les événements vont s'enchaîner pour le pauvre Nils qui ne va plus rien contrôler mais apprendre au final plein de choses sur lui-même...

J'avais déjà beaucoup apprécié la plume de Luc Blanvillain dans Cupidon Power mais alors là, il confirme son talent dans l'auto-dérision, de pince sans-rire et de vérités bien assénées.

Un roman drôle en apparence mais profond à l'intérieur : pas trop de pression sur nos enfants, ils n'en vivront que mieux !

Journal d'un nul débutant
Luc Blanvillain
Ecole des loisirs
Collection Neuf



Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres


mercredi 20 août 2014

Un hiver en enfer

En enfer...
Le mot n'est pas trop fort en effet...
Voici un thriller psychologique à la tension croissante, sur une relation mère/fils plus que tendue, haineuse même...

Edward est fils unique. Ado de 15 ans mal dans sa peau. Harcelé depuis le collège par une bande de caïds dans son institution religieuse pour riches. Son père est un architecte de renommée internationale. Sa mère, internée depuis sa naissance. Il se réfugie dans le virtuel des jeux vidéos sous le pseudo de Mangor, où là il devient un autre, invincible et meneur. Balloté affectivement parmi les femmes au service de la maison, il a du mal à trouver sa place, sauf à côté de ce père qu'il vénère.

Le roman commence par le retour de sa mère. Guérie. Elle tente une approche. Mais Edward refuse de tout son être. Ça l'électrise. Et quand il se fâche à ce sujet avec son père, Edward sent que rien ne sera plus comme avant. Mais il n'imagine pas à quel point...

Le roman bascule dans l'horreur la plus absolue...Edward pense devenir fou lui aussi. Sa mère le séquestre dans leur chalet de montagne. Il tente tout pour lui échapper. Mais la réalité, au-delà de tout ce qu'il aurait pu imaginer, le rattrape. Une réalité digne des faits divers des serial Killer. Une vérité sordide, crue, malsaine...

Ce roman est complexe, parfois agaçant, souvent imparfait mais il est d'une efficacité implacable pour jouer avec vos nerfs, surtout la fin qui est à la limite de l'intolérable sur ce que subit cet ado. Une véritable descente aux enfers. Est-il vraiment possible d'en sortir indemne ?

Je n'ai pas aimé par exemple le ton langagier du garçon : très grossier, ça ne cadre pas vraiment avec son éducation, ça sonne faux. Il me semble aussi que les adultes auraient pu réagir plus tôt sur ces appels à l'aide. Du coup, ça ne cadre pas toujours. Quant à la scène de harcèlement menée cette fois par Edward, digne des lycées américains, je la trouve franchement de trop. 
Je n'en pouvais plus de son immense solitude, de ses erreurs qui l'ont isolé davantage, des murs de silence qu'on lui a sans cesse imposé. On tourne en rond dans ce roman par moments, on n'en voit plus l'issue, on se dit que ce n'est pas possible, et bien si, quand il reste des pages à lire, c'est qu'elles ne sont pas vides ! Et que ça risque d'être pire encore, on le sent et ça se confirme. Je me suis interdite de trop réfléchir pour essayer de deviner qui tirait les ficelles, je voulais me concentrer sur mon ressenti face à l'angoisse croissante du jeune homme. Et j'ai bien fait car, même si la fin est difficile à supporter, elle n'est pas non plus exceptionnelle dans ses ressorts.

Mais un roman qui malgré tout prend de l'épaisseur et vous tient en haleine jusqu'au bout.
Je n'avais jamais lu Jo Witek avant. J'ai regardé ce qu'elle avait écrit d'autres et apparemment, ce genre de roman aux ressorts psychologiques violents constitue un de ses genres de prédilection.

Si vous aimez vous faire peur, ce roman, qui sort aujourd'hui en librairie, est pour vous !

Un hiver en enfer
Jo Witek
Actes sud Junior



Ce roman compte pour le challenge Rentrée littéraire 2014 du blog Délivrer des livres


lundi 18 août 2014

Bird

©Méli-Mélo de livres
"Mon grand-père a arrêté de parler le jour où il a tué mon frère."

"Je lui ai demandé de chanter pour moi. 
Et il l'a fait."


Voici la première et la dernière phrase de ce roman qualifié de chef d’œuvre par ma fille qui l'a lu avant moi et je confirme : ce roman est une pépite !


Pourtant, sa couverture ne donne pas vraiment envie de l'ouvrir...et c'est bien dommage.





C'est un roman sur un drame familial terrible comme il en existe. Bird, c'est John, le grand frère de Jewel, mort le jour même de sa naissance. Il est tombé à cinq ans de la falaise, d'où il voulait s'envoler. Bird, le surnom que Grandpa lui donnait affectueusement et que le jeune garçon a pris à la lettre.

De ce grand frère qu'elle n'a pourtant jamais connu, Jewel est empreinte à jamais. Depuis sa naissance, la famille s'est emmurée dans une chape de plomb, entourée des médisances des voisins, férue des superstitions d'un autre âge, héritées des origines jamaïcaines de sa famille. Mais là, dans cet Etat de l'Iowa, sous la chaleur écrasante de l'été, Jewel n'en peut plus de cette lourdeur, de ce non-amour : d'un grand-père devenu muet depuis l'accident et que tout le monde ignore, de parents trop protecteurs et sans cesse dans le déni, sans parler de leurs disputes. Alors, elle se réfugie dans la nature, particulièrement à la falaise interdite où elle s'est inventée un rituel rassurant et dans son chêne, où un beau jour, elle rencontre un garçon qui se dit s'appeler John et qui pourrait avoir l'âge de son frère...

©Méli-Mélo de livres

C'est un roman très fort sur le désespoir d'une jeune fille, qui est avide d'amour, qui veut prouver qu'elle existe elle aussi, qu'elle est vivante et que malgré tout, la vie continue, même sans Bird. Avec une volonté implacable, cette jeune fille à l'intelligence très fine, va réussir ce tour de force de réunir à nouveau une famille en respectant la mémoire de celui qui les a quitté et en menant tous ses membres sur le chemin du pardon et de l'amour, et dont le grand-père constitue l'élément central, celui qui aide Jewel à tout dénouer.

C'est un roman très bien écrit, aux dimensions familiales et spirituelles, qui se rejoignent dans une belle ode à la nature.
Beau et émouvant.

Pour bons lecteurs.

Bird
Crystal Chan
Hélium

dimanche 17 août 2014

Arbres extraordinaires

"Planter un arbre, c'est vivre dans l'espoir.
Planter un arbre, c'est donner à autrui."

©Méli-Mélo de livres
C'est un livre extraordinaire qui m'a été offert par Céline du blog Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait LIVREsse, à l'occasion de notre super Summer Book Camp du blog A l'Ombre du Grand Arbre, dont nous faisons toutes deux partie.

Etant partie en vacances, je l'avais juste feuilleté et déjà, frappée par son extraordinaire richesse photographique.

Je m'y suis replongée depuis...et quel voyage extraordinaire !

C'est un livre qu'on a envie de regarder encore et encore, d'ouvrir à n'importe quel page et s'émerveiller et de repartir plus loin ou plus en avant et s'arrêter à nouveau...
On tourne ces pages presque religieusement, avec infiniment de respect tant ce qui est donné à voir est splendide.

D'ailleurs, c'est ce à quoi invite l'auteur dans sa préface :  se laisser porter...

Je n'ai donc pas encore tout lu, on apprend une foule de choses sur les arbres et sur ces liens ancestraux qui les lient aux hommes.

Des photographies époustouflantes, mystérieuses et fascinantes, un texte passionnant et de très belles citations donnent à l'ensemble un caractère presque magique, comme le sont les arbres.

Un grand MERCI à Céline et à sa famille pour ce très, très beau cadeau...

Mes chroniques sur les arbres LA

Arbres extraordinaires
Lewis Blackwell
Chêne

"Chaque arbre est un miracle."


 Arbres des Cornouailles...

©Méli-Mélo de livres
©Méli-Mélo de livres

©Méli-Mélo de livres

©Méli-Mélo de livres









©Méli-Mélo de livres

Arbres de mon jardin
©Méli-Mélo de livres




















































































         Erable A l'Ombre du Grand Arbre 
Planté dans mon jardin le 20 juillet 2014

©Méli-Mélo de livres


samedi 16 août 2014

Hôtel Summertime-1 : Amy

Voici une série qui s'annonce bien sympathique !
Son esprit me rappelle la fameuse Bibliothèque rose d'Enid Blyton, notamment le Club des Cinq et le Club des Sept.

Amy pensait s'ennuyer pendant ses vacances...Faut dire que les circonstances ne sont pas faciles. Son père vient de se remarier, sa demi-sœur Tanya n'y met guère du sien, son petit frère est complètement perdu dans cette famille recomposée. Pour couronner le tout, Lucas, un voisin détestable lui gâche son séjour. Heureusement, elle fait la connaissance de Callum qui va bien la soutenir. A eux deux, ils vont pénétrer dans l'ancien hôtel Summertime, au charme suranné. Personne ne veut en parler mais tout le monde connait son histoire au village, enfin presque !
Ils vont redonner vie à cet endroit et démêler ses nombreux mystères au prix d'aventures incroyables.

Solidarité est le maître mot de ce premier tome. J'en ai goûté chaque page comme un baume au cœur. Ces jeunes sont surprenants d'ingéniosité et de débrouillardise dans une société de plus en plus individualiste. De belles valeurs d'entraide et de partage sont mises en avant entre générations.

La couverture, avec ces petites fenêtres évidées, a un charme fou. On a l'impression de faire partie de l'histoire.

Voici une lecture d'été à glisser dans sa valise si ce n'est pas encore fait !
Et je lirais la suite avec grand plaisir !

Pour les 9/11 ans.

Ma copinaute Céline est du même avis !

Hôtel Summertime
Tome 1 : Amy
Louise Byron
Illustré par Thibaut Rassat
Flammarion

vendredi 15 août 2014

Challenges 2014

Je participe depuis le début de l'année au Challenge Je lis aussi des albums 2014 
du blog Délivrer des livres.


  • Le principe : lire le nombre d'albums dans la catégorie choisie, les chroniquer, signaler ses coups de cœur et envoyer ses liens. Lire aussi ceux des autres, c'est cela le plus intéressant ! Voici un bilan actualisé de ce challenge LA. Une nouveauté cette année : chaque mois, une thématique d'albums à partager. J'ai beaucoup zappé...

Pour ma part, je me suis fixée comme objectif d'en lire 60. A ce jour, j'en suis à 46. Pas sûr que je le dépasse...l'atteindre oui.

Mon penchant naturel pour les romans me perdra...:)

Comme l'année dernière, je me suis inscrite au Challenge Rentrée littéraire 2014 1%
 du même blog.



 

  • Le principe : lire 1% des livres sortis lors de la rentrée littéraire (qui débute officiellement le 20 août), soit 6 livres, et ce, jusqu'au 31 juillet 2015. Faisable, non ?
L'année dernière, j'en ai lu 13, j'ai donc atteint les 2%. Cette année, j'en ai déjà lu au moins quatre, il me reste à les chroniquer et envoyer mon lien en signalant les coups de cœur. Je pense donc largement atteindre cet objectif.

Des challenges intéressants car source de partage et source de mise en valeur de cette belle littérature jeunesse qui n'a pas toujours l'écho qu'elle mérite.

Merci à Sophie-Hérisson pour leur organisation et leur suivi car c'est un travail de dingue !

mercredi 13 août 2014

Mado m'a dit

Un roman extraterrestre, voici ce qui me vient à l'esprit.
Une rencontre improbable entre deux êtres différents, malmenés par la vie.
D'un côté, Boby, né "souzixe", dans une famille d'accueil depuis l'âge de trois ans. Un gros dur. Qui joue aux p'tits caïds. Qui s'est imaginé des parents venus d'une autre planète. Pour être comme les autres. Et qui a réussit le tour de force de le faire acter par ces mêmes autres. Mais il s'en pose des questions ce Boby et sous ses poings toujours prêts à partir se cache un être sensible.

Sa rencontre avec Mado va justement lui faire voir cet aspect de sa personnalité. Il a défendu Mado, agressée par trois ados sur le trottoir. Proie facile pour les lâches Mado. Obèse, transpirante, voix haut perchée, elle cache son mal-être et le traîne.

Elle entraîne donc son sauveur chez elle...Il va découvrir la vieille dame, son "1er étage", ses collections d'enfance, ses plantes carnivores et son aquarium de mouches et entre eux, une drôle de rencontre...

Un roman singulier que Christophe Léon sert une fois de plus avec son écriture précise. Beaucoup de tact aussi dans cette relation éphémère. Le lecteur glisse à la surface des choses mais perçoit aussi l'envers du décor. Un roman entre terre et ciel, aux accents métaphoriques.

Mais tout de même, cette fin...Soit, je ne l'ai pas comprise du tout, soit je l'ai comprise et je ne veux pas me l'avouer...

Un roman qui laisse un drôle de sentiment dans la tête...

Retrouvez l'avis d'A lire aux pays des merveilles


En bonus : la chanson de Boby Lapointe Madame Mado m'a dit (1970)



Mado m'a dit
Christophe Léon
La joie de lire
Collection Hibouk
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