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mercredi 30 juillet 2014

Martin gaffeur tout-terrain

Poilade assurée ! Voici un petit roman bourré d'humour sur une relation fraternelle qui est loin d'être de tout repos : Martin c'est le grand, et Sam le plus jeune. Sauf qu'on se demande parfois si ce ne serait pas mieux si c'était le contraire. Le premier, champion de la gaffe et le second plus raisonnable, atterré mais blasé des gaffes de son incorrigible de frère. L'intrigue n'est pas des plus originales : les deux garçons doivent rejoindre leurs parents en Italie pour le mariage d'Angela et d'Angelo (une particularité de la famille que l'association des prénoms dans le mariage). Ce qui devait être un voyage bien préparé va se révéler une vraie catastrophe, surtout quand le cousin Marco, devenu gothique à fond, est appelé à la rescousse par Martin. On rit tout du long et la fin de ce roman prend un style absolument hilarant. Mais le pire, c'est que cela parait vraisemblable. La relation chaotique entre ces deux frères bien différents est remarquablement bien traduite ainsi que les réactions de leur entourage.

Ne vous privez surtout pas de ce petit roman décapant d'humour et de situations cocasses !



Ce roman est sélectionné dans le Prix Tam-Tam J'aime lire 2015


Ceux que j'ai déjà lus :

Les autres, prochainement...
A suivre, donc...


Martin gaffeur tout-terrain
Sarah Turoche-Dromery
Editions Thierry Magnier

lundi 28 juillet 2014

Eleanor & Park

Je l'ai (enfin ! ces derniers jours ont été chargés..) fini hier soir, les yeux à peine ouverts tellement je voulais aller au bout...
J'ai relu la fin ce matin au réveil pour mieux la savourer...
J'ai une envie irrépressible d'en parler autour de moi...

Punaise*
Comment parler de ce roman sans le trahir ?


"1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths...Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Elenaor et si la vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là."

Voilà, la quatrième de couverture est un bon compromis. Je ne veux pas en dire trop.

Juste que ce roman est une pépite, une bombe de tendresse, de pudeur, de gravité, d"émotions et de sentiments décrits avec une telle justesse. Les deux jeunes alternent leurs points de vue, le lecteur ne s'y perd jamais, les considère à égalité et les respecte. Infiniment.

Park & Eleanor vont éprouver cet amour naissant et grandissant malgré les difficultés : sa famille à elle, si tant est qu'elle en soit une, sa famille à lui si différente, le regard des autres lycéens et celui de la société.

Ils symbolisent à eux deux la force contre les préjugés. Tant de thématiques sont abordées dans ce roman...

Adulte, vous y retrouverez votre jeunesse, les premiers émois, la confiance absolue en l'avenir porté par votre premier véritable amour flamboyant.

Adolescent, vous vous direz que ce que vous vivez est normal ou que ce que vous avez encore à vivre est magnifique.

Lisez ce roman : il va vous emporter dans sa bulle et vous ne pourrez plus le lâcher de peur de briser ces instants de grâce.

Le site de l'auteure ICI

Mes copinautes déjà conquis :

Celles conquises depuis, soit déjà lu ou en cours de lecture :

Une lecture commune lancée par Céline-Le tiroir à histoires sur A l'ombre du grand arbre : A suivre donc...pour la rentrée !

*Expression que j'emprunte librement à Eleanor

Eleanor & Park
Rainbow Rowell
PKJ

samedi 26 juillet 2014

L'ours qui aimait les histoires

C'est un titre réédité et c'est ma petite dernière qui a été immédiatement scotchée par cette belle couverture et ce titre qui invite à la lecture.
Je le connaissais cet album mais quel plaisir que de le redécouvrir !

Un ours vivant dans sa forêt est un jour intrigué par une jeune femme qui y passe du temps elle aussi, beaucoup de temps, et qui tient dans ses mains un drôle d'objet. Peu à peu, ces deux-là vont s'apprivoiser au point que l'ours se fait régulièrement raconter une histoire. Un rituel jusqu'à l'arrivée de l'automne et le départ de la jeune femme. Mais elle va lui laisser de quoi passer l'hiver dans sa caverne, en bonne compagnie...

Ça parait tout simple dit comme ça, mais il se dégage de cet album une impression de sérénité et de calme, dans les tons de ces belles couleurs orangées, qu'il est tout de suite évident de le rapprocher de ce que procurent des heures intenses de lecture. 

Cet ours, dans son étonnement et sa curiosité face à cet objet-livre, symbolise parfaitement ce que tout un chacun avons vécu face à cette découverte : fascination, musique des mots, mystère des signes, appartenance à un monde qui ouvre ses portes, celle de l'imaginaire et le sentiment désormais de ne plus jamais être seul(e).

Sans doute cet album me parle tout particulièrement puisque c'est exactement ce que j'ai ressenti quand, à 6 ans, j'ai appris à lire, et plus précisément ce moment où j'ai compris que tout cela, écrit sur la page, avait un sens et qu'il m'était spécialement destiné. Je reviendrais sur cette expérience cet été, sur le blog A l'Ombre du Grand Arbre, où chacun des participants à ce blog collectif, exprime quel a été le livre fondateur de son enfance. 

Pour le moment, c'est le temps des vacances pour moi et ma petite famille et je ne pars pas sans ces fidèles compagnons que sont les livres...
Je passerais sans doute par ici, je ne sais pas encore, à l'envie... 
Mais je ne vous laisse pas seul(e)s : des billets sur de récentes lectures vous attendent...

Profitez vous aussi de ce temps de repos pour vous laisser emporter par des histoires...

A bientôt, bel été et bonnes vacances !

Il compte (45/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson



L'ours qui aimait les histoires
Dennis Haseley
Jim LaMarche
Casterman

jeudi 24 juillet 2014

Quand on bookcampe, on swape aussi !

Je swape, tu swapes, nous swapons...

Nous en sommes au troisième swap sur le blog collectif A l'Ombre du grand arbre (Pour les précédents, voir ICI et LA). Lors de notre premier Summer Bookcamp du week-end dernier, nous l'avons fait en direct et c'était tout simplement un moment très fort de générosité entre nous. Nous l'avions voulu sur le thème de l'amitié ou de l'amour des livres, évidemment !


10 blogueurs, 10 paquets


Tiens, tiens, ce paquet est pour moi ?



Et voici son contenu !


Préparé par Les lutines et leur maman Solectrice


    Un sac à chaudoudoux ! 
               Et le conte !                                                                                



















                                                                                                                              

"En ce temps-là, tout le monde vivait très heureux et échangeait d'inépuisables chaudoudoux, jusqu'au jour où l'abominable sorcière Belzépha conçut un plan diabolique..."

Le conte chaud et doux des chaudoudoux est un conte plein de tendresse et de douceur qui nous dit combien nous avons tous besoin de relations humaines faites d'échanges et de partage. Sinon, l'aigreur nous guette ainsi que l'enfermement sur soi comme l'illustre les froids-piquants du conte. Avec des illustrations de Pef pleine de couleurs.

Merci Les Lutines !

Un livre qui allait pile poil dans ce que nous avons vécu lors de ce moment de déballage en direct ! 


Il compte (44/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson



Pour en savoir un peu plus sur les autres colis, allez faire un petit tour par LA...
Pour ma part, c'est Carole-3 étoiles que j'ai swapé ! Et c'est par LA !

Le conte chaud et doux des chaudoudoux
Claude Steiner
illustré par Pef
InterEditions

lundi 21 juillet 2014

L'ogre, l'arbre et l'enfant

C'est un album que j'aime particulièrement.
A chaque re-lecture, la même émotion. Intacte.
C'est un album que j'ai eu envie d'offrir à Carole du blog 3 étoiles lors de notre swap sur le thème de l'amitié à l'occasion de notre Summer Bookcamp de ce week-end.
Des clins d’œil dedans, entre nous deux.

C'est un album où chacun peut y voir ce qu'il veut y voir, à chaque âge de la vie.
Un album à entrées multiples.


Un enfant se lie d'amitié pour un vieux monsieur dans un square. 
C'est un ogre, forcément ! Grosses mains, grosse barbe, un air bourru,...
Dans ce square trône un arbre devant leur banc habituel.
C'est leur lieu de poésie, leur lieu d'échappatoire du quotidien.
Pas besoin de beaucoup de mots pour ça.
Mais l'arbre est abattu. Le jeune garçon trouve alors une astuce.
Puis, c'est au tour du vieux monsieur de disparaitre.
Le jeune garçon va alors user de toute son imagination afin que cette amitié perdure, même symboliquement.

C'est un album fort dans ce qu'il dit,  qui invite au silence quand on le referme. A la réflexion aussi.
J'ai eu envie de l'offrir à quelqu'un qui l'appréciera à sa juste valeur, je le sais :)

Coup de cœur !

Il compte (43/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson

L'ogre, l'arbre et l'enfant
François Aubin
Circonflexe

dimanche 20 juillet 2014

On l'a rêvé, on l'a fait !


10 blogueurs jeunesse du blog collectif A l'Ombre du Grand Arbre réunis le temps d'un week-end, ça donne de très beaux moments de partage autour d'un verre, autour de la table, sous le soleil ou sous la pluie, et même un orage mémorable !

Découvrir la personne derrière le pseudo, faire connaissance avec conjoint (e)s et grands et petits enfants, parler de tout et de rien, de nos travails, de nos projets de vacances, de nos régions respectives, partager leurs spécialités apportées, réaliser la joie d'être là tous ensemble...

Mais l'amour de la littérature jeunesse, ce qui nous réunit, a été aussi célébré autour de temps généreux de lectures (tapis à histoires, Kamishibaï, ...), swap sur le thème de l'amitié, troc de livres dans le jardin et discussions en live sur les us et coutumes de la blogosphère.

De la générosité, de l'entraide, des éclats de rire, des familles réunies, beaucoup de respect et un temps qu'on aurait souhaité extensible.

Et même un arbre planté !

 Un grand MERCI à vous toutes et vous tous pour la confiance que vous m'avez accordée pour l'organisation de ce week-end, qui , j'en suis certaine, sera suivi par d'autres !
Alors, rendez-vous dans un an ?
ALODGA POWER !

samedi 19 juillet 2014

ALODGA Summer Bookcamp

Affiche signée Nathan du blog Le cahier de lecture de Nathan

Quand le virtuel devient le réel : un collectif de blogueurs réunit sous une seule bannière, celle du blog A l'Ombre du Grand Arbre, crée il y a deux ans par Gabriel du blog La Mare aux mots. 
Certain(e)s s'en sont allé(e)s, appelé(e)s par d'autres obligations de la vie, je pense à Sophie Hérisson, Dorota,  Za, Drawoua...

Aujourd'hui, nous sommes 10 , ensemble comme les dix doigts de la main (d'autres vont nous rejoindre à la rentrée, notamment Chlop) à faire vivre cette belle aventure et comme dans toutes les belles rencontres, vient un moment où on a envie de se voir en vrai...

C'est donc ce week-end qu'a lieu le premier ALODGA SUMMER BOOKCAMP  !

Dans ma maison, dans mon jardin va se réunir tout ce joyeux monde avec conjoints et enfants.

Au programme : swap sur le thème de l'amitié ou de l'amour des livres (ce qui nous réunit), troc de livres, heure du conte, lecture commune, lecture à haute voix à partir d'un texte qui nous tient particulièrement à cœur. Et bien sûr, échanger, nous connaître, boire et manger !

Alors, souhaitez-nous un bon week-end et si l'aventure vous tente, n'hésitez pas à nous rejoindre, ALODGA recrute !

jeudi 17 juillet 2014

La boum ou la plus mauvaise idée de ma vie

Le petit bijou que voilà ! Mais je le savais...
J'avais déjà beaucoup apprécié les précédents pour leur candeur et leur sensibilité (voir ICI et LA).

Michel le sent : sa maman va encore lui faire le coup de la fête d'anniversaire. Tous les ans, c'est pareil...Il n'est plus un bébé tout de même pour se taper encore la pêche à la ligne ! Cette fois, il surprend tout son petit monde en annonçant qu'il veut organiser une BOUM. 
Sa maman est un peu piquée au vif, son papa est enthousiasmé, son grand frère moqueur. Alors Michel compte sur son ami de toujours : Malik. Une boum ! Oh là là ! Sait-il seulement tout ce à quoi il faut penser ? Il faut surtout des filles ! Et ça, Michel, il n'avait même pas envisagé...La grande sœur de Malik va leur donner bien des conseils...et le jour J arrive ! Chacun y met du sien et la boum de Michel se transforme alors en la meilleure idée de sa vie !

Un troisième tome qui reste dans la même veine que les deux précédents et on ne boude franchement pas son plaisir : une fois de plus, on craque pour ce Michel si attachant, si plein de touchante naïveté, mais aussi de gentillesse, si peu sûr de lui mais finalement à qui tout réussit, sans fracas. Cet album retrace avec fraîcheur toutes les étapes de la préparation de la boum : les parents, le frère, les amis, les tâches à ordonner, les doutes, et le tourbillon de la fête qui passe si vite ! On s'y retrouve tous, petits et grands, sourire aux lèvres. 

Un album irrésistible tant dans la simplicité de son texte et les illustrations d'Olivier Tallec, dont on reconnaît immédiatement la patte.

Ce tandem Charlotte Moundlic et Olivier Tallec est carrément génial !



Il compte (42/60) pour le challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson


La boum ou la plus mauvaise idée de ma vie
Charlotte Moundlic
Olivier Tallec
Père Castor

mardi 15 juillet 2014

Ce qui ne nous tue pas

Ce qui ne nous tue pas est supportable, nous donne la force de continuer, de reprendre le chemin de la vie même si elle semble trop dure. 

Lola, jeune collégienne, le découvre. Lola souffre. Ne supporte plus les disputes de ses parents. Rend la vie impossible à ses profs. A ses amis. Elle ne se supporte plus elle-même non plus. Elle a la hargne, la révolte gronde en elle jusqu'à exploser dans un déferlement de violence qu'elle se surprend à avoir provoqué. Alors, elle fuit. Ne sait même pas où elle va. Bute sur tout, se cogne, se fait mal, se rend insensible aux choses et inaccessible aux autres. Elle n'est plus qu'en morceaux, déchirée, lacérée, vide. Parfois, quand la souffrance est trop forte, c'est le seul refuge possible. Fuir. Elle se retrouve sans trop savoir comment dans l'appartement d'une vieille femme Simone qui se fait appeler Colette. La vieille femme a des accès de mélancolie, des lubies, des angoisses, des trous de mémoire et est menacée d'expulsion. L'appartement se trouve dans un état de saleté et de désordre rarement atteints. Mais ce qui va atteindre Lola, c'est qu'il y a plus seul qu'elle. Cette vieille femme incarne la Solitude avec un grand S. Lola promet de ne pas la laisser tomber. Elle apprend à regarder, à écouter, à attendre, à accepter la force de la tendresse. Ces quelques jours vont lui permettre aussi de relativiser, d'accepter que sa vie ne sera plus la même maintenant que ses parents ne s'aiment plus. Elle n'y peut rien et ce n'est finalement pas sa faute. Elle aurait eu besoin que les adultes lui expliquent la situation, mais même eux n'y arrivent pas. Lola va alors se confronter au deuil, doublement. C'est un chemin difficile mais salutaire pour elle.

C'est un roman coup de poing, un roman dont les mots n'expriment que souffrance et rancœur. Antoine Dole a ce don dans son écriture d'évoquer les non-dits et leurs ravages. C'est une écriture ciselée et qui ne laisse pas indemne. La construction toute particulière du récit, où les chapitres s'alternent entre le passé et le présent et en plus à rebours des événements, lui confère une force qui met parfois à mal le lecteur. 

C'est un roman sur un cri qui n'arrive plus à sortir tellement il est entouré de cris qui lui salissent son enfance, ses souvenirs entre des parents heureux de s'aimer. Un cri comme une fêlure impossible à déceler et imperceptible, qui s'est ouverte, béante, sur ce présent qui n'a plus d'avenir.

C'est un roman brut, sans fards, infiniment triste à beaucoup d'égards mais qui dit que même dans la pire des situations, on peut se relever et affronter la réalité des faits. 

C'est un roman qui nous dit la force du pardon, de l'amour si fragile entre les êtres, ce fil ténu qui les relie, invisible, qui peut se briser à tout instant ou au contraire s'épanouir.

C'est un roman sur la fin de l'enfance, sur la découverte des compromis du monde des adultes, de leurs mensonges, de leurs petites et grandes lâchetés. 

C'est un roman qui dit que la vie vaut la peine d'être vécue malgré tout ce qu'elle charrie de beau et de moins beau.

C'est un  roman dont il faut choisir le bon moment pour le lire, pour ne pas passer à côté. Car il bouscule, interroge et bouleverse. Une lecture toute en tension sous haute tension.

Je remercie Nathan de me l'avoir fait découvrir et je vous invite à lire ses magnifiques mots  sur cette lecture par LA.

Ce qui ne nous tue pas
Antoine Dole
Actes sud junior

vendredi 11 juillet 2014

Le lion des montagnes

Voici un roman qui nous emmène en Californie, en pleine nature sauvage, dans une ferme où une famille élève des animaux, des chèvres notamment. Mais un jour, le troupeau est décimé par une bête féroce. Le père sait qui elle est : c'est le lion des montagnes. Dans la tête du fils, l'imagination va alors au grand galop. On dirait une légende vivante que cet animal. Le père décide de la guetter la nuit avec son fusil dans l'enclos. Son fils l'accompagne. La traque commence dans l'appréhension jusqu'à la délivrance finale et la rencontre avec la bête. Un souvenir que le jeune garçon n'est pas près d'oublier.

Une histoire tirée d'une histoire vraie et c'est ce qui fait aussi son intérêt. 
La complicité père/fils est renforcée par cet évènement qui vient bousculer la quiétude de la vie dans cette nature grandiose, qui rappelle combien l'apparence peut être trompeuse puisqu'elle peut devenir hostile à tout moment. Le jeune garçon découvre cet aspect-là : la fragilité de la vie et le courage qu'il faut pour la préserver. Il y a bien sûr des armes dans ces cas-là : rappelons que nous sommes aux Etats-Unis. Après, on adhère ou pas, mais c'est un autre débat.

Un petit roman signé Julie Bonnie, bien mené et très bien illustré par Max de Radiguès, plus familier de la bande dessinée.


Le lion des montagnes
Julie Bonnie
Illustrations de Max de Radiguès
Le Rouergue
Zig Zag

mercredi 9 juillet 2014

Virus 57

Le bandeau bien jaune pétant sur le livre et ce qu'il annonce comme "Le thriller scientifique de l'été" ne ment absolument pas. J'ai été complètement enthousiasmée par cette histoire !

57 adolescents sont des bombes à retardement. Ils sont, sans le savoir, porteurs d'un virus mortel pour eux-mêmes et l'entourage direct. La faute à leur géniteur commun qui a donné son sperme. Lui aussi va être embarqué dans cette histoire qui le dépasse. Une enquête scientifique des plus palpitantes débute alors pour retrouver ces adolescents. Car bien sûr, tout ne va pas se passer sans accroc : deux d'entre eux, Virgil et Sia, vont s'échapper sur la route de leur mise en quarantaine. Commence alors une cavale sur fond de piratages informatiques, doublée de la recherche du père de ces ados sur fond de mafia russe.

Les chapitres s'alternent dans ce roman écrit à quatre mains et l'histoire se monte peu à peu pour arriver à un final époustouflant digne des plus grands films d'espionnage ! Puis, la fin arrive, plus apaisante, où le lecteur trouve les réponses via les protagonistes. Mais j'aurais bien aimé savoir d'où il venait ce fichu virus ! C'est la seule interrogation restée sans réponse. La psychologie des personnages est très bien campée, le rythme d'actions va crescendo, bref, on lit avidement !

J'en verrais bien un film de ce roman, en tous cas, il en a tous les ingrédients ! En attendant, lisez-le durant vos congés, un bon moment en perspective !

Virus 57
Christophe Lambert et Sam VanSteen
Syros

dimanche 6 juillet 2014

Rythme de vacances...


©Méli-Mélo de livres 
Méli-Mélo de livres va vivre au rythme des vacances. Un rythme moins soutenu de billets...
Et un bon intermède de mi-juillet à mi-août environ...
Mais un bon stock de lectures en perspective pour de futures chroniques !
BONNES VACANCES A TOUTES ET A TOUS !
ET BONNES LECTURES !

vendredi 4 juillet 2014

Premiers émois

Deux romans, lus coup sur coup, à la thématique semblable, celle des affres de l'adolescence, l'image de soi, le questionnement existentiel propre à cet âge et les premiers émois. Mais deux romans qui ne m'ont pas franchement laissé un souvenir impérissable...


Benjamin est un ado plutôt bien dans sa peau et plutôt beau gosse. Il est assez obsédé par les filles aussi. Un jour, il est repéré par une agence de mannequins dans la rue pour tourner des clips de publicité. C'est ainsi qu'il se retrouve en Afrique du Sud où il va poser en slip. ça se complique un peu quand il se voit sur les affiches près de son lycée...même s'il reste très blasé.

Je me réjouissais de retrouver Benjamin, celui de Benjamin et ses copains. Et franchement, je ne l'ai pas retrouvé. Pas du tout. Et je m'aperçois que je n'ai pas grand chose à dire sur ce roman qui m'a laissé une impression plus que désagréable. Un roman qui ne décolle pas et bien trop brouillon, sans parler de sa trivialité. J'ai même hésité à le chroniquer tiens...alors, j'arrête là.



Le second m'a davantage convaincue, mais sans plus : Lucas se pose plein de questions sur la sexualité, on peut dire que ça le travaille ces changements à l'adolescence ! Jusqu'au jour où il fait une sacrée découverte : " Dans le miroir, de profil, mon sexe dressé me fait penser à une peinture de la grotte de Lascaux qu'on a étudiée l'an dernier en Histoire. Un homme à tête d'oiseau est renversé par un bison. Son sexe est levé. D'après Monsieur Burgeaud, on considère qu'une génération humaine est séparée d'une autre par vingt-cinq ans en moyenne. 19 000 ans divisés par 25 = 760 générations d'hommes qui ont connu ce phénomène. Ma mère arrive à cet instant, les bras chargés de sacs. Elle me voit traverser furtivement le couloir : Qu'est-ce que tu faisais dans la salle de bains avec ta calculatrice ?"(pp.80-81).

Voilà, le ton est donné :  Lucas se laisse embarquer par Florian, un nouvel ami, impertinent et très porté sur les filles. Timide, plutôt bon élève, il se découvre différent au contact de cet ami qui lui ose tout. Et une question lancinante : C'est quoi l'amour ? Pour couronner le tout, ses parents lui apprennent avec béatitude qu'ils vont avoir un bébé. Lucas ose à peine imaginer ses parents faire la chose...C'est un roman subtil à certains égards mais qui aurait mérité d'être poussé plus loin. De très beaux moments néanmoins, pleins de cette lucidité et de cette étonnement propres à l'adolescence, quand elle sent que des choses lui échappent mais qu'elle sent aussi que le possible est là, tout près. Une période charnière bien décrite mais je suis un peu restée sur ma faim.

Ma tronche en slip
Vincent Cuvellier
Le Rouergue
Doado

760 générations
Myriam Gallot
Syros
Tempo

mercredi 2 juillet 2014

Collection Premiers romans Actes sud junior

Qu'elles sont chouettes ces nouvelles jaquettes de cette collection de romans accessibles, aux histoires abouties, de quoi passer de bons moments de lecture !

J'en ai lu deux nouvellement paru :



Le premier, Lulu est vert de jalousie, est la suite de Lulu n'est pas superstitieux mais quand même. Je rassure : on peut lire les deux indépendamment, ce n'est pas gênant. On retrouve donc notre héros Lulu dans ce second tome pris dans le tourbillon de la jalousie. Pensez donc ! Son meilleur ami depuis toujours, celui qui sait tout de lui, le fameux Marcel, vient de tomber amoureux d'une...fille. Lulu est vert de rage, c'en est trop ! Le problème, c'est que cela va prendre une ampleur que les deux protagonistes n'avaient absolument pas prévu. Toute la classe s'en mêle et du coup, deux camps se forment. C'est la cata ! Puis tout à coup, Marcel disparait et là, Lulu s'en veut terriblement...

Voilà un bon petit roman mené tambour battant et qui aborde le vécu et le quotidien de ces enfants qui découvrent que la vie, c'est parfois bien compliqué, surtout si on se la complique tout seul ! Un personnage très attachant que ce Lulu, on se dit presque qu'on l'a déjà rencontré quelque part...C'est drôle, profond et plaisant à lire.




Le second (qu'en fait, j'ai lu en premier) Des trous au bout des doigts aborde le thème de la maladie : Paul voit sa vie changer du jour au lendemain quand il fait un malaise dans la cour de l'école. Le verdict tombe : il est diabétique. Commence alors le traitement quotidien contraignant (contrôler sa glycémie six fois par jour au bout de son doigt et gérer la pompe à insuline) et surtout le regard des autres qui change sur lui. Heureusement, il y a Arthur, un ami qu'il s'est fait à l'hôpital et Anaïs, une fille de sa classe, dont il est amoureux. Tous deux vont l'aider à lui faire accepter sa différence mais surtout à montrer aux autres qu'il est malgré tout le même Paul "qu'avant".

Gros coup de cœur pour celui-ci ! Un roman sensible et intelligent qui montre combien la maladie, si elle transforme le corps de façon invisible, transforme aussi les têtes. Paul étouffe du poids de cette nouvelle contrainte. Paul n'en peut plus d'être devenu une sorte de pestiféré. Il lui faut toute la force que lui insuffle Arthur, pourtant bien moins loti que lui et de son amie, pour surmonter ce qui aurait pu finalement devenir un handicap. La peur des adultes est aussi très bien abordée : sa maman et son institutrice le mettraient bien sous cloche ! Alors Paul se révolte puis vient l'apaisement et l'explication pédagogique salvatrice. Un roman émouvant à bien des égards.

Pour connaitre les autres titres de la collection, c'est ICI.

Lulu est vert de jalousie
Isabelle Péhourticq


Des trous au bout des doigts
Marion Achard

Actes Sud junior
Premiers romans
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