Mongol

Du théâtre pour enfants sur le thème des insultes, voire de la maltraitance à l'école. "Il m'a traité !", c'est une expression que j'ai découverte chez mes propres enfants et derrière elle, on ressent une souffrance palpable.
Karin Serres a adapté pour le théâtre ce récit écrit initialement sous forme de roman dans la collection neuf de l'Ecole des loisirs.

Ludovic est constamment insulté par Fabrice, le caïd de sa classe. Un jour, il va le traiter de "Mongol". Ludovic ne connait pas ce mot, alors il va chercher dans son dictionnaire, puis va élargir ses recherches à la bibliothèque de l'école. Il va prendre le mot au pied de la lettre et s'enfermer dans son imaginaire puis le vivre, au grand étonnement de son entourage (sa maman, son papa et sa sœur Nadia). Quant aux adultes de l'école et du centre aéré, ils sont complètement blasés, indifférents à ce que peut vivre Ludovic (du vécu pour certains d'entre vous ?...), celle qui décroche la palme dans le domaine, c'est bien sa maîtresse !  (espérons que ce n'est qu'une caricature...).

Au bout d'une semaine, Ludovic est épuisé...de vivre à l'heure mongole...jusqu'à ce qu'il découvre au détour d'une discussion provoquée par ses parents le vrai sens de l'insulte de Fabrice : mongol, c'est mongolien, et tout s'écroule pour lui...jusqu'à la scène finale où Ludovic devient un héros sur son cheval "mongol"...

On apprend beaucoup sur la Mongolie (ça tombe bien ! mon beau-frère est en vacances là-bas avec sa famille, je serai moins bête à son retour !) mais surtout on est témoin impuissant de cette soif de reconnaissance absolue propre à l'enfance. Ludovic désire tellement fort être accepté, qu'au détour d'un mot déjà mal interprété, il se jette à corps perdu dans une identification finalement encore plus néfaste pour lui. Il s'est cru valorisé aux yeux de ses camarades, a tout fait pour mais le sens lui échappe. Heureusement, ça finit bien mais est-ce toujours le cas ?

Voici un récit qui mériterait d'être abordé en classe (en cycle 3  et collège) : il permettrait l'amorce d'un dialogue sur un sujet bien tabou mais inquiétant dans les proportions qu'il peut prendre dans la société actuelle.

Phrase célèbre de Gengis Khan reprise par Ludovic
Mongol
Karin Serres
Ecole des loisirs
Collection théâtre
De 9 à 12 ans

Bravo pour le dessin de la couverture !

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